Une adolescente palestinienne arrêtée à Jérusalem-Est après une attaque au couteau

L'incident de mercredi survient après plusieurs attaques à Jérusalem-Est. (Photo, AFP)
L'incident de mercredi survient après plusieurs attaques à Jérusalem-Est. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 09 décembre 2021

Une adolescente palestinienne arrêtée à Jérusalem-Est après une attaque au couteau

  • Agée de 14 ans, cette Palestinienne a été arrêtée dans une école du quartier de Cheikh Jarrah
  • L'arrestation est survenue à l'issue d'une vaste chasse à l'homme pour retrouver l'adolescente à Jérusalem-Est

JÉRUSALEM : Une adolescente palestinienne a été arrêtée mercredi à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville occupé, après une attaque présumée au couteau visant une Israélienne qui vit dans une colonie de son quartier où sa famille est menacée d'éviction.

Agée de 14 ans, cette Palestinienne a été arrêtée dans une école du quartier de Cheikh Jarrah, à quelques centaines de mètres du lieu où elle a poignardé une femme qui emmenait ses cinq enfants à l'école, d'après la police israélienne qui n'a pas divulgué le nom de la suspecte.

L'arrestation est survenue à l'issue d'une vaste chasse à l'homme pour retrouver l'adolescente à Jérusalem-Est, secteur occupé et annexé par Israël. Plusieurs femmes de son entourage ont également été interpellées, a indiqué la police dans un communiqué.

L'avocat de la suspecte, Mohammed Mahmoud, a dit qu'elle "niait" les faits qui lui sont reprochés.

Mercredi soir, plusieurs dizaines de juifs nationalistes d'extrême droite ont manifesté à Cheikh Jarrah en brandissant des drapeaux israéliens et en scandant "Mort aux terroristes". Ils étaient encadrés par des policiers israéliens qui les ont éloignés des résidents palestiniens descendus dans la rue.

Selon les services de secours, la femme poignardée s'appelle Moria Cohen, âgée de 26 ans. Elle avait un couteau planté dans le dos lorsqu'elle a été transférée à l'hôpital Hadassah de Jérusalem, d'où elle est sortie quelques heures après son admission, d'après l'établissement.

Son mari, Dvir, a assuré à des journalistes qu'ils continueraient de vivre à Cheikh Jarrah, quartier palestinien et épicentre de tensions, car c'était leur "mission" en tant que colons.

En mai dernier, des manifestations de soutien à des familles palestiniennes menacées d'expulsion y avaient dégénéré en heurts avec des colons et la police israélienne, prémices à une flambée de violences meurtrières en Israël et dans les Territoires palestiniens.

Colonisation

La famille de la Palestinienne arrêtée est menacée d'expulsion au profit de colons et son dossier est actuellement entre les mains de la Cour suprême, a indiqué Hagit Ofran, de l'organisation israélienne anticolonisation "La Paix maintenant". 

En juin, le grand-père de la suspecte, Aref Hammad, avait dit "avoir peur d'être jeté dans la rue". "Après ils expulseront le quartier en entier", avait-il ajouté. 

Selon le spécialiste palestinien des colonies à Jérusalem, Khalil Tafakji, l'incident de mercredi est "la réaction de gens à qui on a essayé de prendre leur maison".

Plusieurs familles palestiniennes se trouvent dans une situation similaire, avec au coeur des procès la question de la propriété foncière de terres sur lesquelles sont construites des maisons et où vivent des Palestiniens, mais qui sont convoitées par des colons.

D'après la loi israélienne, si des juifs peuvent prouver que leur famille vivait à Jérusalem-Est avant la guerre de 1948, ils peuvent demander à ce que leur soit rendu leur "droit de propriété". Une telle loi n'existe toutefois pas pour les Palestiniens ayant perdu leurs biens pendant la guerre.

Aujourd'hui, quelque 200 000 Israéliens vivent à Jérusalem-Est, où habitent 300 000 Palestiniens.

Sur Twitter, le Premier ministre Naftali Bennett a salué le travail des forces de sécurité pour la "capture rapide" de l'assaillante présumée.

La colonisation israélienne, illégale au regard du droit international, s'est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens depuis 1967.

L'incident de mercredi survient après plusieurs attaques à Jérusalem-Est. 

Samedi, un Palestinien a mené une attaque au couteau ayant blessé au moins une personne à proximité de la porte de Damas qui donne sur la Vieille Ville, avant d'être abattu par les forces de l'ordre israéliennes. 

Le 22 novembre, un Israélien avait été tué et trois autres personnes blessées lors d'une rare attaque à l'arme à feu menée par un Palestinien membre du mouvement islamiste Hamas dans la Vieille Ville.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.