Maroc: la peine d'un militant des droits humains confirmée en appel

La justice marocaine a confirmé lundi la peine d'un défenseur des droits humains condamné fin juillet à deux ans de prison ferme. (Photo, AFP)
La justice marocaine a confirmé lundi la peine d'un défenseur des droits humains condamné fin juillet à deux ans de prison ferme. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mardi 14 décembre 2021

Maroc: la peine d'un militant des droits humains confirmée en appel

  • «La cour d'appel de Casablanca a confirmé le jugement en première instance contre Noureddine El Aouaj. La sentence est lourde!», a indiqué Me Abdeslam Bahi
  • Ce militant a été membre du «Mouvement du 20 février», la version marocaine du Printemps arabe

RABAT: La justice marocaine a confirmé lundi la peine d'un défenseur des droits humains condamné fin juillet à deux ans de prison ferme pour "outrage à des institutions", a appris l'AFP auprès de sa défense.

"La cour d'appel de Casablanca a confirmé le jugement en première instance contre Noureddine El Aouaj. La sentence est lourde!", a indiqué Me Abdeslam Bahi.  

Arrêté mi-juin, M. El Aouaj était poursuivi pour "outrage à des institutions constitutionnelles", "injures contre des corps constitués" et "appel à commettre un crime", selon la même source.

"Devant la cour, il a dit qu'il n'était ni un terroriste, ni un criminel. Qu'il était un activiste qui a des opinions, est-ce que la liberté d'expression méritait la prison?" rapporte son avocat.

Ce militant a été membre du "Mouvement du 20 février", la version marocaine du Printemps arabe.

Il faisait également partie des comités de soutien aux journalistes Omar Radi et Soulaimane Raissouni, en détention dans deux affaires distinctes.  

M. Radi, reporter indépendant de 35 ans, purge une peine de six ans de prison dans une double affaire d'"espionnage" et de "viol". La prochaine audience de son procès en appel est fixée au 6 janvier 2022. 

Tandis que M. Raissouni, 49 ans, ex-rédacteur en chef du journal Akhbar Al Yaoum --en banqueroute depuis des mois--, a été condamné en première instance à cinq ans de prison pour "agression sexuelle". Son procès a été renvoyé lundi au 15 décembre. 

Les deux journalistes au ton critique clament leur innocence et leurs soutiens dénoncent des "procès politique".

Les autorités marocaines, elles, mettent en avant l'indépendance de la justice et la conformité des procédures.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

Short Url
  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
Short Url
  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Short Url
  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.