Les ministres saoudien et égyptien des AE conviennent des questions de sécurité

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, participe à une conférence de presse au Caire. (Photo, SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, participe à une conférence de presse au Caire. (Photo, SPA)
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Publié le Vendredi 17 décembre 2021

Les ministres saoudien et égyptien des AE conviennent des questions de sécurité

  • Le prince Faisal a déclaré qu’il était nécessaire que le Royaume et l’Égypte coopèrent dans le domaine de la lutte contre le terrorisme
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères a réaffirmé la nécessité d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire

LE CAIRE: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et son homologue égyptien, Sameh Choukri, sont convenus d’une série de questions relatives à la sécurité régionale lors de leur rencontre au ministère des Affaires étrangères, au Caire, jeudi.

Lors de la conférence de presse conjointe qui a suivi, le Prince Faisal a déclaré que «L’Égypte souhaite instaurer la sécurité au Moyen-Orient, et Riyad et le Caire vont augmenter le volume de la coopération et des consultations».

Le ministre saoudien des Affaires étrangères a souligné que son pays appréciait la position de l’Égypte concernant la lutte contre les activités de la milice houthie au Yémen. Il a par ailleurs noté qu’il était nécessaire que le Royaume et l’Égypte coopèrent dans le domaine de la lutte contre le terrorisme.

«Nous entretenons une relation spéciale et stratégique avec l’Arabie saoudite», a affirmé le ministre égyptien des Affaires étrangères.

Le prince Faisal a réaffirmé la nécessité d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères a indiqué qu’aucune rencontre n’avait eu lieu entre Riyad et l’Iran ces derniers jours, mais a assuré que son pays était ouvert au dialogue.

Les deux parties sont convenues que la sécurité arabe est un tout indivisible et ont évoqué l’importance d’une action arabe commune et d’une solidarité totale pour préserver la sécurité nationale arabe.

Elles ont affirmé leur rejet de toute tentative des parties régionales d’interférer dans les affaires intérieures des pays arabes ou de menacer leur stabilité et de porter atteinte aux intérêts de leurs peuples. Elles ont décidé de poursuivre la lutte contre les organisations terroristes sous toutes leurs formes dans la région et ont passé en revue leurs efforts à cet égard.

Les ministres saoudien et égyptien ont également évoqué la nécessité de sécuriser la navigation dans le golfe Arabique, le détroit de Bab al-Mandab et la mer Rouge, ainsi que la nécessité de prendre des mesures sérieuses pour garantir les droits de l’Égypte et du Soudan dans la question du barrage éthiopien.

En outre, ils sont convenus de l’importance du maintien de la stabilité, de l’unité et de l’intégrité territoriale de la Libye, de la tenue des élections à la date prévue à la fin de l’année et de veiller à ce que les mercenaires et les combattants étrangers quittent le pays dans un délai déterminé, conformément à la résolution n°2570 du Conseil de sécurité et aux résultats du sommet de Paris et de la deuxième conférence de Berlin sur la Libye.

Ils ont précisé que la question palestinienne est la question principale de la nation arabe et qu’une solution juste et globale à cette question passe par la création d’un État palestinien indépendant et souverain dans les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, sur la base de l’initiative de paix arabe et des résolutions pertinentes de la légitimité internationale.

Enfin, le prince Faisal a rappelé que l’Arabie saoudite rejette les violations israéliennes en Palestine.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: Israël vise un commandant de haut rang du Hezbollah dans la banlieue de Beyrouth

Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
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  • Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense
  • Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

BEYROUTH: Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne.

Par ailleurs, au moins 11 personnes ont été tuées mercredi dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé, alors que Israël poursuit ses opérations malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril.

Une frappe à Saksakiyeh, entre Saïda et Tyr, a notamment fait quatre morts et 33 blessés, dont six enfants, selon le ministère.

D'autre part, quatre soldats israéliens en opération dans le sud du Liban ont été blessés, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

A Beyrouth, "Malek Ballout, commandant des opérations de la force al-Radwan", l'unité d'élite du groupe, a été tué, a déclaré à l'AFP la source proche du Hezbollah.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense.

Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

De la fumée s'est élevée du quartier visé, ont constaté des journalistes de l'AFP qui ont vu des habitants quitter les lieux avec leurs effets personnels.

De nombreux Libanais ont déjà fui cette banlieue au début des hostilités le 2 mars, quand le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en visant Israël, en représailles à l'offensive israélo-américaine sur l'Iran.

D'après une source de sécurité libanaise s'exprimant sous couvert d'anonymat, la frappe a ciblé un appartement où se tenait une réunion de responsables de la force al-Radwan.

Depuis le 8 avril, date à laquelle l'aviation israélienne avait mené des frappes massives sur le Liban, faisant plus de 350 morts, Beyrouth et sa banlieue n'avaient plus été visées.

"Chaque occasion" 

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir ciblé des forces et véhicules israéliens dans plusieurs localités frontalières du sud du Liban, affirmant riposter à "la violation du cessez-le-feu par l'ennemi israélien".

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours" du Hezbollah.

"Nous saisirons chaque occasion pour approfondir le démantèlement du Hezbollah et continuer à l'affaiblir", a averti le chef de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, venu rendre visite aux soldats israéliens déployés dans le sud.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait près de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.

Sur cette période, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) "a vérifié 152 attaques contre des structures de santé, qui ont fait 103 morts et 241 blessés", selon son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Ces attaques ont entraîné la fermeture de trois hôpitaux et de 41 centres de soins (...) et endommagé 16 autres hôpitaux", a-t-il précisé sur X.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.