En béquilles dans l'Arctique: Michael Haddad, «déterminé» pour le climat

Son prochain projet: marcher une dizaine de jours dans l'archipel norvégien du Svalbard, à 1 300 km du Pôle Nord.  Michael Haddad y déposera un livre du pape dans un bunker abritant la plus grande réserve mondiale de graines et destiné à garantir une sauvegarde des principales espèces cultivées. (Photo, AFP)
Son prochain projet: marcher une dizaine de jours dans l'archipel norvégien du Svalbard, à 1 300 km du Pôle Nord. Michael Haddad y déposera un livre du pape dans un bunker abritant la plus grande réserve mondiale de graines et destiné à garantir une sauvegarde des principales espèces cultivées. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 19 décembre 2021

En béquilles dans l'Arctique: Michael Haddad, «déterminé» pour le climat

  • A 41 ans, cet athlète libanais paraplégique depuis un accident survenu durant son enfance se déplace à l'aide d'un exosquelette conçu par des chercheurs, médecins et scientifiques
  • Son prochain projet: marcher une dizaine de jours dans l'archipel norvégien du Svalbard, à 1 300 km du Pôle Nord

CITE DU VATICAN : Il a perdu 75% de ses fonctions motrices. Mais porté par "une détermination de fer" et un exosquelette de haute technologie, Michael Haddad s'accroche à son objectif: marcher 100 km dans l'Arctique pour alerter sur l'effet dévastateur du changement climatique.

A 41 ans, cet athlète libanais paraplégique depuis un accident survenu durant son enfance se déplace à l'aide d'un exosquelette conçu par des chercheurs, médecins et scientifiques, qui stabilise sa poitrine et ses jambes pour lui permettre de se balancer vers l'avant avec des béquilles.

Son prochain projet: marcher une dizaine de jours dans l'archipel norvégien du Svalbard, à 1 300 km du Pôle Nord. Il y déposera un livre du pape dans un bunker abritant la plus grande réserve mondiale de graines et destiné à garantir une sauvegarde des principales espèces cultivées.

"Je suis tombé des milliers de fois. Mais chuter, ce n'est rien: quand on se relève, on est cent fois plus fort", confie à l'AFP ce catholique pratiquant qui a rencontré jeudi au Vatican le pontife argentin, lui-même investi dans la défense de l'environnement.

Dans le livre "Pourquoi êtes-vous si craintifs?", qui rassemble des textes du chef de l'église catholique écrits pendant la première vague du Covid en 2020, Haddad voit "une graine pour les générations futures".

Soutenu par de nombreuses associations, il entend aussi valoriser la place des personnes en situation de handicap qui "représentent 15% de la population mondiale", rappelle-t-il.

"La crise climatique va impacter leur vie plus vite et plus violemment que les autres", prévient Haddad, également ambassadeur de bonne volonté du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour les États arabes. "Imaginez-vous dans une inondation: les gens fuient, et ceux dans un fauteuil roulant sont pris au piège."

«Défier la science»

Dans un environnement inhospitalier où l'obscurité est omniprésente et les ours polaires nombreux, Haddad, dont le credo est d'"aller toujours au-delà de ses limites, malgré les obstacles", pourra compter sur le soutien d'une équipe de professionnels.

"Il y a toute une logistique derrière moi, nous avons tout étudié de A à Z pendant trois ans", explique-t-il en précisant que "tout a été prévu pour ne pas abîmer la nature". 

Pour atténuer l'effet des températures extrêmes en cette saison, il portera une combinaison spéciale au textile informatisé. 

Contactées par l'AFP, les autorités norvégiennes responsables du bunker ont confirmé cette visite, prévue en février 2022.

Escalader des montagnes, traverser des déserts, terminer deux marathons: avant ce projet, l'athlète libanais avait déjà signé plusieurs performances médiatisées pour défendre sa cause.

"Des montagnes du Liban aux pyramides d'Egypte, et maintenant cette marche à travers l'Arctique: ces expéditions difficiles et physiques que Michael réalise démontrent sa vraie détermination et son courage", estime Khalida Bouzar, directrice régionale du service des Etats arabes de l'UNDP. 

Selon lui, cette nouvelle aventure est "une piqûre de rappel pour tout le monde". "Si Michael peut défier la science et marcher 100 km en 10 jours, alors nous pouvons facilement prendre notre part pour lutter contre le changement climatique."


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Short Url
  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Short Url
  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Short Url
  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.