La première conductrice d’ambulance saoudienne est une passionnée du travail d'urgence

Sarah Al-Enezi a surmonté la désapprobation sociale pour poursuivre sa vocation. (Photo Fournie)
Sarah Al-Enezi a surmonté la désapprobation sociale pour poursuivre sa vocation. (Photo Fournie)
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Publié le Lundi 28 septembre 2020

La première conductrice d’ambulance saoudienne est une passionnée du travail d'urgence

  • Prendre le volant d'une ambulance, dans un pays où les femmes n'ont commencé à conduire que récemment, est une perspective totalement différente pour Sarah Khalaf Al-Enezi
  • « Mon travail est un baume de guérison pour mon âme et une motivation à m'engager davantage à aider les blessés et à sauver des vies »

LA MECQUE: Sarah Khalaf Al-Enezi, première conductrice d’ambulance saoudienne, s'est très tôt intéressée à aider les blessés et à sauver des vies, soignant les blessures des membres de la famille lorsqu'elle était enfant.

Mais prendre le volant d'une ambulance, dans un pays où les femmes n'ont commencé à conduire que récemment, est une perspective totalement différente. «Ce n’est pas une tâche facile», a-t-elle déclaré à Arab News. «C'est une tâche difficile qui nécessite une grande présence mentale et une grande rapidité dans la prise de décision.»

Al-Enezi a appris à conduire à Amman il y a huit ans alors qu’elle étudiait à l'Université des sciences et de la technologie grâce à une bourse. Elle a obtenu sa licence jordanienne et a fait le premier pas vers la réalisation de son rêve.

Elle a éprouvé l'étonnement, et même la désapprobation, de la société saoudienne alors qu'elle poursuivait sa vocation. Mais le fait de surmonter ces défis, sans parler de la pression qui accompagne ce rôle de première ligne, en a valu la peine.

«Le fait d’être la première femme conductrice d'ambulance en Arabie saoudite est un sentiment indescriptible. Mon travail est un baume de guérison pour mon âme et une motivation à m'engager davantage à aider les blessés et à sauver des vies », a-t-elle déclaré.

L'encouragement et le soutien de sa famille l'ont amenée à devenir une pionnière en Arabie saoudite. Dans sa jeunesse, elle aimait le travail d'urgence.

«J'avais l'habitude de garder des pansements dans ma petite chambre et, lorsqu'un membre de ma famille était blessé, il m'appelait immédiatement pour l’aider. J'ai nettoyé et pansé les blessures, et c'était une source de fierté pour moi. Tout le monde m'appelait à l'époque le ‘médecin à domicile’ ».

Le premier facteur qui l'a incitée à devenir conductrice d'ambulance était la pandémie de coronavirus. Al-Enezi, en tant que membre de l'équipe d'ambulance, est l'une des premières professionnelles de la santé à faire face aux patients.

Elle s'est souvenue de son premier cas d'urgence, transférant une personne de l'aéroport international du roi Khaled de Riyad vers une base de quarantaine de l'hôpital Al-Diriyah. Elle l'a décrit comme l'un des véritables tests de sa vie.

«Je pensais toujours à ma famille, mes enfants et ma mère, et je ne savais pas précisément ce qui m'attendait à ce moment ».

Son rôle l'a rendue passionnée par le fait d’aider les gens, en particulier lorsqu'il s'agit de sauver des vies. Al-Enezi a déclaré qu’elle représentait, avec le reste des ambulanciers du Royaume, une porte d’espoir pour les malades et les blessés.

Elle a dit qu'elle était satisfaite de ce qu'elle avait réalisé et que les femmes saoudiennes pouvaient présenter leurs compétences, leur expertise et leur créativité à tous les niveaux, surtout si on leur en donnait la chance et qu'on leur faisait confiance.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 

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Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.