Elections/Libye: des candidats de l'ouest chez Khalifa Haftar

Les candidats présidentiels libyens Ahmed Maiteeq (à gauche) et Fathi Bashagha (au centre) arrivent pour une réunion avec l'homme fort de l'est Khalifa Haftar, à Benghazi, le 21 décembre 2021. (Photo, AFP)
Les candidats présidentiels libyens Ahmed Maiteeq (à gauche) et Fathi Bashagha (au centre) arrivent pour une réunion avec l'homme fort de l'est Khalifa Haftar, à Benghazi, le 21 décembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 22 décembre 2021

Elections/Libye: des candidats de l'ouest chez Khalifa Haftar

Les candidats présidentiels libyens Ahmed Maiteeq (à gauche) et Fathi Bashagha (au centre) arrivent pour une réunion avec l'homme fort de l'est Khalifa Haftar, à Benghazi, le 21 décembre 2021. (Photo, AFP)
  • Deux candidats de premier plan de l'Ouest libyen à la présidentielle en Libye, en passe d'être reportée, ont effectué mardi une visite inédite à Benghazi où ils ont rencontré l'homme fort de l'est Khalifa Haftar 
  • Les deux candidats ont eu des entretiens avec le maréchal Haftar, qui contrôle de facto l'Est et une partie du Sud du pays et entretient une âpre rivalité avec les notables de l'Ouest

BENGHAZI: Deux candidats de premier plan de l'Ouest libyen à la présidentielle en Libye, en passe d'être reportée, ont effectué mardi une visite inédite à Benghazi où ils ont rencontré l'homme fort de l'est Khalifa Haftar qui brigue lui aussi la présidence. 

Ce déplacement survient alors qu'une annonce officielle sur un report du scrutin prévu vendredi est attendu à tout moment sur fond de désaccords persistants entre camps rivaux et insécurité chronique. 

Les deux candidats, l'influent ex-ministre de l'Intérieur, Fathi Bachagha, et l'ancien vice-Premier ministre Ahmed Meitig, sont arrivés dans la matinée à l'aéroport de Benina, près de Benghazi, la grande ville de la Cyrénaïque, a constaté un journaliste de l'AFP. 

Le programme prévoit des rencontres avec des « députés, des leaders politiques et des chefs de tribus », a déclaré à l'AFP un conseiller de M. Bachagha, en justifiant cette visite rare par une volonté de « briser les obstacles qui se dressent devant ces élections et montrer qu'il est possible de s'unir ». 

Les deux candidats ont eu des entretiens avec le maréchal Haftar, qui contrôle de facto l'Est et une partie du Sud du pays et entretient une âpre rivalité avec les notables de l'Ouest. L'homme fort de l'Est a également rencontré des candidats du Sud et de l'Est dans la foulée de cette visite. 

La teneur de ces entretiens n'a pas été dévoilée.  

« Nous voulons rompre la dernière barrière de divisions qui prévaut dans le pays (...), la Libye doit s'unir quel que soit le vainqueur de la présidentielle », a déclaré Fathi Bachagha peu avant les discussions.  

Après Benghazi, les candidats se rendront dans d'autres villes de l'Est, a indiqué pour sa part Ahmed Meitig.  

Entre avril 2019 et juin 2020, le maréchal septuagénaire, lui-même engagé dans la course à la présidentielle, avait tenté en vain de conquérir militairement la capitale Tripoli.  

La ville portuaire de Misrata, située à quelque 200 km de la capitale Tripoli et dont sont originaires Fathi Bachagha et Ahmed Meitig, avait fourni un grand nombre de combattants ayant participé à repousser l'offensive de Haftar. 

Un cessez-le-feu entre camps rivaux de l'Est et l'Ouest avait ensuite été signé et un nouveau gouvernement unifié mis sur pied en début d'année, à l'issue d'un processus chapeauté par l'ONU, pour gérer la transition d'ici une élection présidentielle prévue le 24 décembre. 


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.


L'Iran dit avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats

L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
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  • "Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït"
  • Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source

TEHERAN: L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire.

"Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", indique un communiqué militaire relayé par la télévision d'Etat.

Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source.