La paralysie politique au Liban empêche l'aide, selon le chef de l'ONU

Le chef de l'ONU Antonio Guterres. (Photo, AFP)
Le chef de l'ONU Antonio Guterres. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 22 décembre 2021

La paralysie politique au Liban empêche l'aide, selon le chef de l'ONU

Le chef de l'ONU Antonio Guterres. (Photo, AFP)
  • Le Liban connaît l'une des pires crises économiques au monde depuis 1850 selon la Banque mondiale, avec une dépréciation inédite de sa monnaie et une paupérisation de la population
  • Environ 80% de la population au Liban vit en dessous du seuil de pauvreté et la monnaie locale a perdu plus de 90% de sa valeur sur le marché noir

BEYROUTH: La communauté internationale n'aidera pas le Liban si la paralysie des institutions persiste et entrave l'adoption de réformes nécessaires pour redresser l'économie du pays, a affirmé mardi à Beyrouth le chef de l'ONU Antonio Guterres. 

Le Liban connaît l'une des pires crises économiques au monde depuis 1850 selon la Banque mondiale, avec une dépréciation inédite de sa monnaie et une paupérisation de la population. 

La classe politique, inchangée depuis des décennies, est-elle accusée par une grande partie de la population de corruption, d'incompétence et d'inertie. Malgré l'urgence des réformes, les dirigeants persistent dans leurs querelles politiciennes, paralysant les institutions. 

« La communauté internationale ne répondra probablement pas comme il le faut -abstraction faite de l'aide qui a déjà été fournie- si le pays est paralysé », a déclaré M. Guterres lors d'une conférence de presse après une visite de trois jours au Liban au cours de laquelle il a rencontré les principaux dirigeants du pays. 

« Un soutien de la communauté internationale bien plus important est nécessaire, les Libanais le méritent, mais il y a du travail à faire au Liban », a-t-il ajouté, en parlant des réformes. 

Environ 80% de la population au Liban vit en dessous du seuil de pauvreté et la monnaie locale a perdu plus de 90% de sa valeur sur le marché noir. 

D'après M. Guterres, les donateurs internationaux n'ont financé que 11% du plan de réponse de l'ONU de 383 millions de dollars pour le pays.  

Il a exhorté les dirigeants libanais à prendre des mesures pour restaurer la confiance, à travers notamment une reprise des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI). 

« La reprise des négociations avec le FMI, de même que l'élaboration d'un plan crédible pour un redressement économique sont essentiels en vue d'obtenir l'aide internationale, mais cela requiert une volonté politique », a encore dit le secrétaire général de l'ONU. 

Les pourparlers avec le FMI ont débuté l'année dernière avant de dérailler en raison de désaccords politiques. 

Un nouveau gouvernement, formé en septembre dans le but de sortir le pays de l'ornière, ne s’est plus réuni depuis octobre, en raison de tensions autour de l'enquête sur l'explosion dévastatrice du 4 août 2020 au port de Beyrouth, imputée à l'incurie de la classe dirigeante.    


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.