Chypre reprend ses prospections énergétiques avec ExxonMobil

Chypre a annoncé mercredi la reprise de la prospection de gaz au large de ses côtes avec le géant américain de l'énergie ExxonMobil (Photo, AFP).
Chypre a annoncé mercredi la reprise de la prospection de gaz au large de ses côtes avec le géant américain de l'énergie ExxonMobil (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 23 décembre 2021

Chypre reprend ses prospections énergétiques avec ExxonMobil

  • L'île, qui espère devenir un acteur énergétique majeur en Méditerranée orientale, dispose d'une Zone économique exclusive (ZEE) importante découpée en 12 blocs potentiellement riches en gaz
  • C'est dans le bloc 10, au sud-ouest de l'île, où ExxonMobil et Qatar Energy dispose d'une licence d'exploration, que le travail a débuté dans le secteur Glaucus 2, où du gaz naturel a été détecté

NICOSIE: Chypre a annoncé mercredi la reprise de la prospection de gaz au large de ses côtes avec le géant américain de l'énergie ExxonMobil après l'interruption des opérations de forage pendant plus d'un an en raison de la pandémie de coronavirus. 

L'île, qui espère devenir un acteur énergétique majeur en Méditerranée orientale, dispose d'une Zone économique exclusive (ZEE) importante découpée en 12 blocs potentiellement riches en gaz. 

C'est dans le bloc 10, au sud-ouest de l'île, ExxonMobil et Qatar Energy dispose d'une licence d'exploration, que le travail a débuté dans le secteur Glaucus 2, du gaz naturel a été détecté. 

"Avec le forage d'évaluation à Glaucus 2, le programme de forage reprend dans la ZEE de Chypre", a tweeté mercredi la ministre chypriote de l'Energie Natasa Pilides. 

"Avec les titulaires de la licence, nous nous sommes assurés de la sécurité de leurs activités malgré la pandémie", a-t-elle ajouté. 

Il s'agit de la première opération de forage au large des côtes chypriotes depuis le début de la pandémie en Europe en mars 2020. 

En février 2019, ExxonMobil et Qatar Energy avaient annoncé la découverte d'énormes réserves de gaz naturel dans le bloc 10, estimées à entre 142 et 227 milliards de m3. 

Les résultats de ce nouveau forage sont attendus d'ici la fin février. 

La découverte de réserves de gaz et de pétrole ces dernières années au large de l'île divisée a déclenché une dispute entre Nicosie et Ankara. 

L'armée turque a envahi en 1974 Chypre en réaction à un coup d'Etat de nationalistes chypriotes-grecs qui souhaitaient rattacher l’île à la Grèce et occupe depuis le tiers nord de Chypre. 

La partie nord a été autoproclamée en 1983 République turque de Chypre-Nord (RTCN), une entité seulement reconnue par Ankara.  

La Turquie conteste au gouvernement chypriote, qui n'exerce son autorité que sur les deux tiers sud de l'île, le droit de mener toute exploration et exploitation des ressources énergétiques, sans la conclusion au préalable d'un accord pour régler la division de Chypre. 

Elle a menacé d'empêcher ExxonMobil de mener son travail de prospection après que Nicosie lui a accordé mi-décembre un accord d'exploration, avec Qatar Energy, pour le bloc 5, voisin du 10. 

"La Turquie n'autorisera jamais un pays, une entreprise ou un bateau étranger à lancer des opérations pour rechercher des hydrocarbures dans ses zones maritimes", a prévenu le ministère des Affaires étrangères. 


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.