Libye: le Parlement se penche lundi sur un nouveau calendrier électoral

Le Parlement libyen va se réunir lundi pour tenter de mettre en place un nouveau calendrier électoral, après le report de l'élection présidentielle qui était prévue vendredi. (Photo, AFP)
Le Parlement libyen va se réunir lundi pour tenter de mettre en place un nouveau calendrier électoral, après le report de l'élection présidentielle qui était prévue vendredi. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 23 décembre 2021

Libye: le Parlement se penche lundi sur un nouveau calendrier électoral

  • Une commission parlementaire a en outre été chargée par le Parlement de préparer une nouvelle feuille de route pour la transition dans le pays
  • Le Parlement pourrait aussi proposer un remaniement gouvernemental d'ici la prochaine échéance électorale, voire la formation d'un nouvel exécutif

BENGHAZI : Le Parlement libyen va se réunir lundi pour tenter de mettre en place un nouveau calendrier électoral, après le report de l'élection présidentielle qui était prévue vendredi, a-t-on appris de source parlementaire.

Une commission parlementaire a en outre été chargée par le Parlement de préparer une nouvelle feuille de route pour la transition dans le pays, selon la même source.

Le Parlement pourrait aussi proposer un remaniement gouvernemental d'ici la prochaine échéance électorale, voire la formation d'un nouvel exécutif, a poursuivi la source.

Rien ne garantit toutefois que les éventuelles décisions du Parlement, qui siège à Tobrouk dans l'est de la Libye, seront suivies par les autorités de Tripoli puisque une rivalité tenace oppose les deux camps.

C'est d'ailleurs une loi électorale controversée, promulguée en septembre par le chef du Parlement Aguila Saleh et qui a permis à plusieurs candidats clivants de se présenter, qui a été la principale pomme de discorde au coeur des divisions ayant in fine entraîné le report des élections, annoncé mercredi.

La Haute commission électorale (HNEC) a proposé de reporter d'un mois, au 24 janvier 2022, cette échéance cruciale dans le processus de transition parrainé par l'ONU, censé sortir le pays du chaos qui a suivi la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Le Parlement se penchera lundi sur cette proposition mais son adoption est un pari loin d'être gagné vu les rapports exécrables entre certains députés et les autorités de Tripoli.

La HNEC n'est jamais parvenue à publier la liste finale des candidats, son travail ayant été perturbé par les multiples recours pour faire annuler des candidatures contestées, au premier rang desquelles celle de Seif al-Islam Kadhafi, fils du défunt dictateur.

La date du 24 décembre avait été fixée au terme de pourparlers interlibyens entamés il y a un an, sous l'égide de l'ONU. Le mandat du gouvernement intérimaire dirigé par l'homme d'affaires Abdelhamid Dbeibah, mis sur pied pour assurer la transition d'ici les élections, devrait théoriquement prendre fin le 24 décembre.

Par ailleurs, la conseillère spéciale du secrétaire général de l'ONU pour la Libye, Stephanie Williams, a rencontré mercredi "un certain nombre de candidats à la présidentielle pour discuter des moyens de préserver et faire avancer le processus électoral", a-t-elle indiqué sur Twitter.

Parmi eux figure M. Saleh, qui avait provisoirement pris congé de ses fonctions à la tête du Parlement pour briguer la présidence.


Le Liban n'acceptera pas d'être entraîné dans le conflit, dit son Premier ministre

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s’adresse à des journalistes de médias et d’agences de presse étrangères au Grand Sérail (palais du gouvernement) à Beyrouth, le 3 décembre 2025. (AFP)
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s’adresse à des journalistes de médias et d’agences de presse étrangères au Grand Sérail (palais du gouvernement) à Beyrouth, le 3 décembre 2025. (AFP)
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  • Les autorités libanaises, dont le Premier ministre Nawaf Salam et le président Joseph Aoun, ont affirmé leur refus d’impliquer le Liban dans l’escalade entre les États-Unis, Israël et l’Iran, appelant à la sagesse et à la préservation de l’unité nationale
  • Le Hezbollah, affaibli par son récent conflit avec Israël, a reporté le discours de son chef Naïm Qassem et maintient une posture défensive

BEYROUTH: Les dirigeants libanais, qui craignent une implication du Hezbollah après les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran, ont affirmé samedi qu'ils refusaient d'entraîner leur pays dans le conflit.

Le Hezbollah a annoncé qu'un discours de son chef Naïm Qassem, prévu à 13h00 GMT, était reporté "en raison des développements".

Les Etats-Unis et Israël ont mené samedi une série de frappes contre l'Iran qui a riposté, faisant craindre un embrasement régional.

"Je réitère que nous n'accepterons pas que quiconque entraîne le pays dans des aventures qui menacent sa sécurité et son unité", a affirmé le Premier ministre Nawaf Salam sur X.

"A la lumière des sérieux développements dans la région, j'appelle à nouveau tous les Libanais à agir avec sagesse et patriotisme et à placer les intérêts du Liban et de son peuple au-dessus de toute considération", a-t-il ajouté.

Le président Joseph Aoun a estimé dans un communiqué "nécessaire d'éviter au Liban les catastrophes des conflits extérieurs".

La coordinatrice spéciale de l'ONU au Liban, Jeanine Hennis, a exhorté "toutes les parties au Liban" de "donner la priorité, en paroles et en actes, à la nécessité de protéger le pays et son peuple des développements régionaux".

Peu avant le début des frappes, Israël a annoncé avoir visé des positions "des infrastructures" du Hezbollah dans le sud du Liban.

L'agence nationale d'information (ANI, officielle) a indiqué que des raids avaient visé des régions montagneuses où le Hezbollah est fortement implanté.

Le Liban a dit craindre des attaques d'Israël contre ses infrastructures civiles en cas d'élargissement du conflit avec l'Iran.

Le Hezbollah n'interviendra pas militairement en cas de frappes américaines "limitées" contre l'Iran, mais considérera toute atteinte contre le guide suprême, Ali Khamenei, comme une "ligne rouge", avait indiqué mercredi à l'AFP un responsable de cette formation.

Le chef du Hezbollah répète que sa formation est en "position défensive" mais a affirmé qu'elle s'estimerait "visée" par toute attaque américaine contre l'Iran.

Lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, le Hezbollah n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024, et l'accuse de se réarmer.


L’Arabie saoudite condamne les violations iraniennes de la souveraineté dans le Golfe et la région

Cette combinaison de captures vidéo réalisée le 28 février 2026 et extraite d’images UGC publiées sur les réseaux sociaux le même jour et vérifiées par les équipes d’AFPTV à Paris, montre le moment d’une attaque contre une base américaine à Bahreïn. (AFP)
Cette combinaison de captures vidéo réalisée le 28 février 2026 et extraite d’images UGC publiées sur les réseaux sociaux le même jour et vérifiées par les équipes d’AFPTV à Paris, montre le moment d’une attaque contre une base américaine à Bahreïn. (AFP)
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  • L’Arabie saoudite dénonce des violations iraniennes de la souveraineté des Émirats, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït et de la Jordanie, et soutient toute action de ces pays
  • Le Royaume appelle la communauté internationale à condamner ces actes et à prendre des mesures pour préserver la paix et la stabilité dans la région

RIYAD : L’Arabie saoudite a fermement condamné ce qu’elle a qualifié de violations iraniennes de l’autonomie de plusieurs États du Golfe et de la région, a indiqué le ministère saoudien des Affaires étrangères.

Dans un communiqué officiel, le ministère a dénoncé ce qu’il a qualifié de « violation flagrante » de la souveraineté des Émirats arabes unis, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït et de la Jordanie, exprimant sa pleine solidarité avec ces pays et son soutien à toute mesure qu’ils pourraient prendre.

Le Royaume a averti des graves conséquences de la poursuite de violations de l’autonomie des États et des atteintes au droit international, soulignant que de telles actions menacent la sécurité et la stabilité régionales.

L’Arabie saoudite a également appelé la communauté internationale à condamner les actions présumées de l’Iran et à prendre des mesures fermes pour faire face aux violations qui compromettent la paix et la stabilité dans la région. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Washington et Israël ont lancé une "opération" contre la "menace existentielle" iranienne, selon Netanyahu

Des Israéliens ferment un magasin après le déclenchement des sirènes dans la ville septentrionale de Haïfa, le 28 février 2026. (AFP)
Des Israéliens ferment un magasin après le déclenchement des sirènes dans la ville septentrionale de Haïfa, le 28 février 2026. (AFP)
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  • Benjamin Netanyahu annonce qu’Israël et les États-Unis ont lancé une « opération » contre la « menace existentielle » que représente le régime iranien
  • Il appelle le peuple iranien à se soulever contre le pouvoir en place et à construire un « Iran libre et épris de paix »

JERUSALEM: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé samedi qu'Israël et les Etats-Unis avaient lancé une "opération" contre la "menace existentielle" iranienne et appelé les Iraniens à se soulever contre le pouvoir en place à Téhéran.

"Mes frères et soeurs, citoyens d'Israël, il y a peu, Israël et les Etats-Unis ont lancé une opération pour éliminer la menace existentielle que fait peser le régime terroriste en Iran", a déclaré M. Netanyahu dans un message vidéo.

"Notre action commune créera les conditions pour que le courageux peuple iranien prenne son destin en main", a ajouté M. Netanyahu. "Le temps est venu pour toutes les composantes du peuple iranien (...) de rejeter le joug de la tyrannie et de faire advenir un Iran libre et épris de paix".