Mesures inhabituelles en Europe sur les certificats de vaccination

Les efforts déployés en Europe pour encourager les gens à se faire vacciner ont créé une montagne de réglementations diverses (AFP)
Les efforts déployés en Europe pour encourager les gens à se faire vacciner ont créé une montagne de réglementations diverses (AFP)
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Publié le Samedi 25 décembre 2021

Mesures inhabituelles en Europe sur les certificats de vaccination

  • Se rendre à la pompe à essence en Lituanie nécessite un pass-Covid
  • Les gens sans certificat en Lituanie ne sont pas non plus autorisées à rentrer dans les grands centres commerciaux, les gymnases ou les spas

VARSOVIE: Les efforts déployés en Europe pour encourager les gens à se faire vacciner, via certificats de vaccination, résultats de test négatifs ou preuves d'avoir eu Covid, ont créé une montagne de réglementations diverses. 

Voici quelques-unes, les plus déroutantes, en vigueur au moment où les Européens attaquent une nouvelle saison des vacances d'hiver voilée par la menace de pandémie: 

«Fêtes d'abattage de porcs» tchèques 

Les laissez-passer Covid sont obligatoires pour nombre d'événements publics à travers l'Europe. 

En République tchèque, la réglementation est étendue aux "abattages de porcs" - une tradition pendant laquelle un boucher vient chez les gens pour fournir de la viande pour les collations de la saison des fêtes. 

Le règlement stipule que les laissez-passer sont désormais requis pour participer à ces "fêtes d'abattage de porcs" et limite ces assemblées à 1 000 personnes, alors que généralement quelques membres de la famille y participent.

Espace de danse en Angleterre 

En Angleterre, les pass-Covid sont obligatoires dans les boîtes de nuit et les pubs avec pistes ou "espace de danse". 

La mesure ne s'applique toutefois qu'à partir de 1h00 du matin, ce qui signifie que les fêtards peuvent s'y rendre avant l'heure fatidique sans être inquiétés par les videurs. 

Les propriétaires de lieux de divertissement ont rechigné à l'idée de d'intervenir sur les pistes de danse pour vérifier les pass à 1h00 du matin sonnée. 

Paroisses protégées en Grèce

Assister aux offices de Noël dans les églises grecques reste une énigme. Le gouvernement a décrété que les non-vaccinés devaient produire un test rapide ou une preuve de vaccination pour pouvoir se rendre à l'église. 

L'Église orthodoxe de Grèce, dont de nombreux membres du clergé restent sceptiques sur les vaccins, a déclaré qu'elle n'était pas en mesure de procéder à des contrôles à l'entrée des églises.

La politique et les vaccins en Lettonie

Les élus sont temporairement suspendus dans leurs fonctions s'ils ne disposent pas du certificat de vaccination en Lettonie. 

Jusqu'à présent, 19 conseillers municipaux ont été ainsi suspendus, à travers le pays. Leurs sièges sont temporairement attribués à leurs rivaux directs du scrutin qui les a portés au pouvoir. 

Un membre du parlement national, Julija Stepanenko, co-fondatrice du parti la Lettonie d'abord!, a aussi été suspendue. 

Le pass pour faire le plein en Lituanie

Se rendre à la pompe à essence en Lituanie nécessite un pass-Covid. 

La règle précédente statuait que les sans-pass pouvaient passer à la stations-service un quart d'heure au plus. 

Néanmoins, qui n'a pas son pass peut toujours faire le plein là où il est possible de payer par carte à l'extérieur. 

Les gens sans certificat en Lituanie ne sont pas non plus autorisées à rentrer dans les grands centres commerciaux, les gymnases ou les spas. 

Ils ne peuvent pas entrer dans les restaurants mais peuvent acheter des plats à emporter ou utiliser des sièges à l'extérieur – peu probable car les températures à Vilnius descendent à moins 10 degrés Celsius.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.