Pompeo en visite en Grèce soutient "fortement" le dialogue en Méditerranée orientale

Peu avant de décoller pour l'Italie, où Pompeo doit poursuivre sa tournée européenne, il a, avec Mitsotakis, visité la base navale américaine de Souda, la principale de Méditerranée orientale. (AFP).
Peu avant de décoller pour l'Italie, où Pompeo doit poursuivre sa tournée européenne, il a, avec Mitsotakis, visité la base navale américaine de Souda, la principale de Méditerranée orientale. (AFP).
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Publié le Mardi 29 septembre 2020

Pompeo en visite en Grèce soutient "fortement" le dialogue en Méditerranée orientale

  • es Etats-Unis soutiennent "fortement" le dialogue entre la Grèce et la Turquie, en conflit sur la délimitation de zones d'exploration d'hydrocarbures en Méditerranée, a déclaré mardi le Secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, en visite en Grèce
  • La veille à Thessalonique, dans le Nord du pays, le responsable américain, dont c'est la deuxième visite en Grèce en un an, a espéré que "les pourparlers exploratoires seraient non seulement lancés mais qu’ils permettraient d'aboutir à des résultats

SOUDA : Les Etats-Unis soutiennent "fortement" le dialogue entre la Grèce et la Turquie, en conflit sur la délimitation de zones d'exploration d'hydrocarbures en Méditerranée, a déclaré mardi le Secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, en visite en Grèce.

L'étape grecque de sa tournée européenne visait à favoriser une "désescalade" des tensions en Méditerranée orientale où Ankara et Athènes se disputent des zones recherche. 

"Nous soutenons fortement le dialogue entre la Grèce et la Turquie, deux alliés de l'Otan, et les encourageons à reprendre les discussions sur ces questions dès que possible", a déclaré M. Pompeo à la presse, au côté du Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, sur la base navale de l'Otan de Souda en Crète, au deuxième jour de sa visite en Grèce.

La Turquie revendique le droit d'exploiter des gisements d'hydrocarbures dans une zone maritime qu'Athènes estime relever de sa souveraineté.

Les relations entre les deux pays voisins se sont brusquement détériorées mi-août après le déploiement d'un navire turc d'exploration escorté de navires de guerre

Ces dernières semaines, les deux pays ont multiplié les déclarations martiales et les manœuvres militaires, avant de choisir récemment l'apaisement. Ankara et Athènes se sont dits prêts à reprendre le dialogue interrompu depuis 2016.

"Nous espérons que ces discussions pourront reprendre de manière sérieuse", a souhaité Mike Pompeo, considérant "la Grèce comme un pilier de stabilité". 

"Le temps de la diplomatie"

A ses côtés, sur la base américaine de Souda, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis s'est dit "prudemment optimiste" de voir "le retour du temps de la diplomatie" avec son voisin turc.

Estimant que "les tensions entre deux membres de l’Otan ne profitent à personne", il a appelé de ses vœux la reprise des "discussions techniques au sein de l'Otan", arguant que "le droit international" devait être "la boussole" pour les deux parties.

La veille à Thessalonique, dans le Nord du pays, le responsable américain, dont c'est la deuxième visite en Grèce en un an, a espéré que "les pourparlers exploratoires seraient non seulement lancés mais qu’ils permettraient d'aboutir à des résultats que chacun des deux pays jugera plus qu’acceptables".

"Il ne s'agit pas juste de parler mais d'aboutir à de bonnes solutions", a-t-il dit.

Peu avant de décoller pour l'Italie, où M. Pompeo doit poursuivre sa tournée européenne, les deux hommes ont visité la base navale américaine de Souda, la principale de Méditerranée orientale.

M. Pompeo a annoncé que le USS Hershel Williams y serait déployé, "un choix parfait à la lumière de la localisation stratégique de l'infrastructure", un choix "symbolique d'un partenariat de défense qui continuera à s'étendre et à grandir", a-t-il dit.

C'était la première fois que le Premier ministre grec, au pouvoir depuis un peu plus d'un an, la visitait. Kyriakos Mitsotakis, qui recevait pendant ce séjour M. Pompeo dans sa maison familiale de Crète, cherche à développer des liens militaires plus étroits avec le Etats-Unis.

"Notre pays veut que sa présence soit ressentie en Méditerranée orientale, et cela sera fait par l'amélioration de (la base de) Souda", a déclaré le ministre grec de la Défense Nikos Panagiotopoulos au Parlement lundi.

Avant de se rendre en Croatie, le secrétaire d'Etat américain sera mercredi et jeudi à Rome pour rencontrer les autorités italiennes, et évoquer notamment les efforts de l'administration de Donald Trump pour dissuader ses alliés européens d'accepter l'équipementier chinois Huawei dans le développement de leurs réseaux de téléphonie mobile 5G.     


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.