Tunis veut une coopération avec Rome respectant les droits des migrants

Le président tunisien Kais Saied (à droite) rencontre le ministre des Affaires étrangères italien Luigi Di Maio (à gauche) au palais de Carthage le 28 décembre 2021. (Photo, AFP)
Le président tunisien Kais Saied (à droite) rencontre le ministre des Affaires étrangères italien Luigi Di Maio (à gauche) au palais de Carthage le 28 décembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 28 décembre 2021

Tunis veut une coopération avec Rome respectant les droits des migrants

  • Lors de cet entretien au palais de Carthage, le ministre italien a exprimé le «soulagement» de son pays pour le travail effectué par la Tunisie dans la lutte contre l'immigration clandestine
  • En mai, la ministre italienne de l'Intérieur Luciana Lamorgese avait annoncé lors d'une visite à Tunis un accord prévoyant des aides économiques à la Tunisie

TUNIS: L'immigration clandestine était mardi au coeur d'un entretien entre le président tunisien Kais Saied et le chef de la diplomatie italienne, Luigi Di Maio, qui effectuait sa première visite à Tunis depuis le coup de force présidentiel de juillet.

Lors de cet entretien au palais de Carthage, le ministre italien a exprimé le "soulagement" de son pays pour le travail effectué par la Tunisie dans la lutte contre l'immigration clandestine, selon un communiqué de la présidence tunisienne.

Le président Saied, qui s'est arrogé les pleins pouvoirs le 25 juillet, a souligné de son côté, "les limites des politiques traditionnelles dans la gestion du phénomène de l'immigration" clandestine, appelant à une vision commune susceptible d'encourager "l'immigration régulière selon des mécanismes respectant le droit des migrants".

En mai, la ministre italienne de l'Intérieur Luciana Lamorgese avait annoncé lors d'une visite à Tunis un accord prévoyant des aides économiques à la Tunisie en échange d'efforts accrus de sa part pour empêcher les migrants d'arriver en Europe.

A l'occasion de la visite de M. Di Maio, plusieurs ONG tunisiennes ont organisé mardi une conférence de presse pour réclamer la vérité sur la mort d'un migrant tunisien de 26 ans, Wissem Ben Abdellatif, arrivé en Sicile début octobre et décédé à l’hôpital San Camillo de Rome en novembre, après avoir été retenu dans un centre de rapatriement italien.

"Les conditions d’hébergements dans les centres de migrants ne respectent ni la dignité des personnes ni les conditions sanitaires en particulier en ces temps de pandémie", a déploré Romdhane Ben Amor, porte-parole du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES).

Selon lui, la Tunisie "s'est transformée en gardien de la mer", empêchant en 2021 plus de 26.000 migrants d'atteindre les côtes italiennes.

"Dans ces centres, les autorités italiennes obligent les migrants à signer des documents qu'ils ne comprennent pas", a renchéri Ahmed Mssedi, membre de l'organisation Avocats sans frontières.

L'Italie est l'un des principaux points d'entrée en Europe pour les migrants en provenance d'Afrique du Nord, essentiellement de Tunisie et de Libye d'où les départs sont en forte hausse par rapport aux années précédentes.

Près de 55.000 migrants ont débarqué en Italie depuis le début de l'année jusqu'à début novembre, contre un peu moins de 30.000 en 2020, selon des données officielles italiennes. 

Plus de 70% de migrants clandestins qui partent depuis la Tunisie sont des Tunisiens, selon la même source.


L'armée libanaise annonce la mort de plusieurs militaires dans une frappe israélienne

Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
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  • L’armée libanaise annonce la mort de plusieurs soldats, dont un officier, dans une frappe israélienne visant un véhicule militaire dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu annoncé cette semaine
  • Les combats se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, tandis que l’armée israélienne a appelé à l’évacuation de plusieurs villages du sud et de l’est du Liban avant de nouvelles frappes

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé samedi la mort de plusieurs de ses membres dans une frappe israélienne dans le sud du pays, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

"Plusieurs militaires, dont un officier", ont été tués "dans une attaque israélienne brutale" ayant ciblé un véhicule militaire sur la route entre Khardali et Nabatiyé, a indiqué l'armée dans un communiqué.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué vérifier ces informations.

Mercredi, à l'issue d'une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, un nouvel accord de cessez-le-feu avait été annoncé, la trêve en vigueur à partir du 17 avril n'ayant jamais été respectée.

L'accord prévoit un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et un maintien à ce stade des tirs et opérations de l'armée israélienne dans le sud du Liban.

Mais le Hezbollah a rejeté cet accord, comme le précédent.

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent.

L'armée israélienne a de nouveau appelé samedi à l'évacuation de cinq villages dans le sud et l'est du Liban en prévision de frappes contre le Hezbollah.

"Vous devez évacuer immédiatement vos domiciles et vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", a affirmé Avichay Adraee, un porte-parole militaire arabophone, sur son compte Telegram.

Le Hezbollah a relancé les hostilités avec Israël début mars, en visant le sol israélien pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'offensive israélo-américaine sur Téhéran.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée.


Bahreïn dénonce une "agression flagrante" après des frappes iraniennes

Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Bahreïn affirme avoir intercepté sept missiles tirés lors de frappes iraniennes visant son territoire et le Koweït, qu’il qualifie d’attaque contre sa souveraineté
  • Téhéran a revendiqué des tirs de missiles en représailles à des frappes américaines, ciblant notamment une base aérienne au Koweït et un site militaire américain à Bahreïn

MANAMA: Bahreïn, déjà ciblé en début de semaine, a dénoncé samedi les frappes menées par l'Iran contre son territoire et le Koweït voisin, disant avoir intercepté sept missiles.

"Le ministère des Affaires étrangères condamne fermement ces nouvelles attaques", a-t-il écrit dans un communiqué. "Cette agression flagrante constitue une violation manifeste de la souveraineté des deux pays", a-t-il ajouté.

Les Gardiens de la Révolution iraniens avaient dit dans la nuit avoir tiré, en représailles à des frappes américaines, des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn.


L'Iran n'a pas à "intervenir au Liban", dit le président libanais

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  • Le président libanais Joseph Aoun a appelé l’Iran à cesser toute ingérence au Liban, affirmant la souveraineté du pays dans une interview à CNN
  • Il a également exhorté le Hezbollah à privilégier la diplomatie et la négociation comme seule voie pour résoudre le conflit avec Israël

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a sommé l'Iran de ne plus "intervenir" dans son pays, dans une interview à la chaîne CNN diffusée vendredi, et affirmé au Hezbollah soutenu par Téhéran que la diplomatie était la seule solution au conflit avec Israël.

"Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le dirigeant libanais à l'adresse de l'Iran.

"Le Hezbollah doit comprendre qu'il (n'y a pas) d'autre solution que de s'asseoir et de parler, pas d'autre moyen (...) de sauver ce qu'il reste sauf à travers la négociation et la diplomatie", a-t-il ajouté.