Six événements qui vont rythmer 2022

 Un homme passe devant une signalisation au village des Jeux olympiques d'hiver de Beijing 2022 à Pékin le 24 décembre 2021.(AFP)
Un homme passe devant une signalisation au village des Jeux olympiques d'hiver de Beijing 2022 à Pékin le 24 décembre 2021.(AFP)
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Publié le Mercredi 29 décembre 2021

Six événements qui vont rythmer 2022

  • Le variant Omicron aura-t-il raison une nouvelle fois du carnaval de Rio ?
  • L'élite mondiale des sports d’hiver se retrouve aux Jeux olympiques de Pékin

PARIS : Elections à haut risque pour Joe Biden aux Etats-Unis, Mondial de foot inédit et renaissance espérée des festivals: voici quelques-uns des événements attendus en 2022.

JO sous tension à Pékin

L'élite mondiale des sports d’hiver se retrouve aux Jeux olympiques de Pékin, du 4 au 20 février, pour un rendez-vous sous tension entre appels au boycott et crise sanitaire. 

Pour limiter les risques d'une flambée du Covid-19, la Chine a mis en place des mesures drastiques, sans doute les plus radicales pour un événement sportif d'ampleur depuis le début de la pandémie.

Tous les participants devront être vaccinés ou observer une quarantaine de 21 jours, puis intégreront une "bulle sanitaire" pendant la durée des Jeux. Seules les personnes vivant en Chine peuvent acheter des billets.

Le régime chinois doit aussi faire face aux accusations de violations des droits humains, notamment dans sa région à majorité musulmane du Xinjiang (Nord-Ouest).

Le Royaume-Uni, le Canada, les Etats-Unis et l'Australie ont ainsi décidé un "boycott diplomatique" des Jeux, où ils enverront bien des athlètes mais pas de responsables officiels.

Opposé à "toute tentative de politiser le sport et le mouvement olympique", le président russe Vladimir Poutine a lui confirmé sa venue.

Le carnaval de retour à Rio ?

Le variant Omicron aura-t-il raison une nouvelle fois du carnaval de Rio ? La fête, qui attire chaque année deux millions de touristes, espère faire son grand retour, du 25 février au 1er mars, après deux ans d'attente en raison de la pandémie. 

Les autorités locales ont conditionné sa tenue à la situation épidémiologique, qui s'est nettement améliorée dans le pays grâce à l'avancée de la vaccination.

Mais le maire Eduardo Paes, qui avait déclaré début octobre qu'il serait "ridicule" d'imposer des gestes barrière durant les festivités, est désormais plus prudent. 

"Si les conditions sont réunies, le carnaval aura lieu. Sinon, il n'aura pas lieu", a-t-il récemment admis. 

... et la musique à Glastonbury ?

Glastonbury, le légendaire festival de musiques britannique, est programmé du 22 au 26 juin, pour la première fois depuis 2019.

Le Covid avait gâché les célébrations de ce qui aurait dû être son 50e anniversaire en 2020. L'édition 2021, pour laquelle 135.000 billets avaient été vendus, a elle aussi dû être annulée.

Une seule tête d'affiche a pour le moment été dévoilée, l'Américaine Billie Eilish qui deviendra, à 20 ans, la plus jeune artiste à en clôturer une soirée. 

Le sacre de Xi

Souvent qualifié de dirigeant chinois le plus puissant depuis Mao, Xi Jinping devrait être reconduit à l'automne pour un troisième mandat à la tête du parti -- et donc du pays -- lors du XXe Congrès du Parti communiste chinois.

Depuis son arrivée à la tête du pays, le leader de 68 ans a centralisé le pouvoir entre ses mains, en faisant notamment modifier la constitution pour pouvoir rester en place au-delà de la limite de deux mandats. 

Son ascension s'est accompagnée d'un tour de vis envers toute forme de contestation, que ce soit à Hong Kong ou dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang (nord-ouest), à majorité musulmane. 

Elections cruciales pour Biden

Le parti républicain tentera de reprendre le contrôle des deux chambres du Congrès américain, lors des élections de mi-mandat du 8 novembre.

A moins d'un an de ces élections traditionnellement délicates pour le parti au pouvoir, les démocrates affichent une certaine fébrilité, après une défaite cinglante pour le poste de gouverneur en Virginie et une victoire plus serrée que prévue dans le New Jersey. Le tout sur fond d'effritement de la popularité du président Joe Biden.

Kevin Mccarthy, le leader de l'opposition à la chambre des représentants, prédit une vague républicaine, tablant sur 60 sièges supplémentaires pour son parti, qui en détient actuellement 213 (contre 221 pour les démocrates).

Un Mondial dans le désert

Le Qatar accueillera, du 21 novembre au 18 décembre, la première Coupe du monde organisée au Moyen-Orient, espérant changer l'image controversée de ce petit mais riche émirat du Golfe qui a investi des milliards dans le sport.

Doha a dû faire face à des accusations d'achat de votes après sa désignation en 2010 et a été vilipendée pour son traitement des travailleurs migrants, notamment ceux qui ont construit les stades du Mondial.

La compétition sera aussi la première à se tenir à l'automne, pour éviter la chaleur suffocante de l'été au Qatar.

 


Washington prévoit d'annoncer un accord sur le nucléaire avec Ryad 

L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars. (AP)
L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars. (AP)
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  • Le New York Times, citant deux responsables américains non identifiés, a rapporté mardi que le gouvernement avait l'intention de signer officiellement et d'annoncer l'accord avec Ryad mercredi
  • L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars

WASHINGTON: Les Etats-Unis prévoient d'annoncer mercredi un accord avec l'Arabie saoudite qui doterait le royaume d'un programme nucléaire civil, selon des médias américains.

L'annonce interviendrait alors que les Etats-Unis ont repris leur guerre contre l'Iran, un rival de Ryad, qui avait notamment été déclenchée en raison de la crainte américaine que le programme nucléaire iranien ne vise à doter le pays de la bombe atomique.

Le New York Times, citant deux responsables américains non identifiés, a rapporté mardi que le gouvernement avait l'intention de signer officiellement et d'annoncer l'accord avec Ryad mercredi.

L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars.

En effet, une clause de l'accord, qui serait valable pendant 30 ans, prévoit que des entreprises américaines construisent un complexe d'enrichissement d'uranium en Arabie saoudite, si une étude conjointe établit qu'il est justifié, a annoncé le Wall Street Journal.

Toutefois, des parlementaires américains républicains et démocrates, ainsi que des responsables israéliens, ont exprimé leur opposition à tout projet nucléaire civil en Arabie saoudite, craignant qu'il ne serve finalement à développer des armes nucléaires.

Interrogé à ce sujet mercredi à Manille, en marge d'une réunion de l'Asean, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio s'est refusé à confirmer un tel accord, renvoyant toute éventuelle annonce à la Maison Blanche.

Pressé de questions par des journalistes et visiblement un peu dans l'embarras, il a cependant assuré que les Etats-Unis "ne conclueraient jamais d'accord avec un pays dans le monde qui conduirait à un risque de prolifération" nucléaire.

Tensions régionales 

L'accord devrait être soumis au Congrès américain dans les prochains jours, mais son approbation n'est pas nécessaire pour qu'il soit entériné.

L'Arabie saoudite insiste depuis longtemps sur son droit au nucléaire civil.

Ces dernières années, Washington a cherché à intégrer tout accord concernant le nucléaire dans une stratégie plus large, qui inclurait la normalisation des relations avec Israël et la signature d'un pacte de défense.

Washington a signé un accord nucléaire en 2009 avec un voisin de l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, qui n'enrichissent toutefois pas d'uranium.

 


Le ministre américain de la Défense estime à 37,5 milliards de dollars le coût de la guerre en Iran

Une Iranienne passe devant une immense fresque antiaméricaine et anti-israélienne représentant le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Téhéran, le 19 juillet 2026. (AFP)
Une Iranienne passe devant une immense fresque antiaméricaine et anti-israélienne représentant le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Téhéran, le 19 juillet 2026. (AFP)
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  • Le Pentagone estime à 37,5 milliards de dollars le coût de la guerre en Iran et demande 67 milliards supplémentaires
  • Des sénateurs contestent cette demande et réclament plus de transparence sur la stratégie américaine

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense a estimé mardi que la guerre en Iran a coûté jusqu'à présent 37,5 milliards de dollars aux Etats-Unis, une hausse de près de 30% par rapport au dernier chiffre de 29 milliards.

"L'estimation que nous avons à ce jour est de 37,5 milliards de dollars", a déclaré Pete Hegseth devant une commission du Sénat américain, en précisant que ce montant incluait certains coûts anticipés jusqu'à fin septembre.

Le ministre a également défendu la demande du gouvernement Trump d'une rallonge budgétaire de 67 milliards de dollars pour le Pentagone.

M. Hegseth, ainsi que le chef d'état-major de l'armée américaine, le général Dan Caine, ont affirmé que cette rallonge était "urgente" et "nécessaire".

Mais la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen a contesté cette évaluation, affirmant que le ministre disposait encore de 75 milliards de dollars non dépensés.

"Pourquoi demandez-vous au peuple américain d'assumer le coût d'une guerre qu'il ne soutient pas, au lieu de solliciter une autorisation de transfert de fonds déjà votés mais non dépensés?", a-t-elle demandé.

Selon le ministre, cet argent a été "affecté" à d'autres projets du président Donald Trump comme le "Dôme d'or américain" ou encore d'autres investissements dans l'armement.

Les fonds demandés ne prennent par ailleurs pas en compte le coût de la reconstruction des bases militaires américaines au Moyen-Orient.

D'autres sénateurs ont exprimé leur frustration, réclamant plus de détails sur la stratégie de Donald Trump afin de remporter la guerre au Moyen-Orient.

"Nous avons besoin de réponses claires et d'un discours franc", a estimé le sénateur John Kennedy, un républicain, tout en interrogeant les responsables sur ce qui se passerait si les Etats-Unis quittaient le détroit d'Ormuz.

Pete Hegseth et Dan Caine n'ont pas précisé si l'Iran imposerait des droits de passage aux navires souhaitant emprunter le détroit.


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.