Sept pays européens interdisent l’entrée aux passagers turcs alors que les cas d'Omicron augmentent

Des navetteurs, portant des masques pour empêcher la propagation de la Covid-19, sortent du tramway à Istanbul, le 27 décembre 2021. (Photo, AP)
Des navetteurs, portant des masques pour empêcher la propagation de la Covid-19, sortent du tramway à Istanbul, le 27 décembre 2021. (Photo, AP)
Short Url
Publié le Vendredi 31 décembre 2021

Sept pays européens interdisent l’entrée aux passagers turcs alors que les cas d'Omicron augmentent

  • La date de mise en place des nouvelles restrictions et la durée de leur application n’ont pas été précisées dans l’immédiat
  • Les Pays-Bas, l'Italie, l'Espagne, le Luxembourg, la Croatie, l'Islande et la Suisse n'accepteront plus de passagers turcs

ANKARA: Sept pays européens, dont les Pays-Bas, l'Italie et l'Espagne, ont interdit aux passagers turcs d'entrer sur leur territoire alors que le variant Omicron se propage, selon les conseils de voyage de l'autorité de l'aviation civile turque SHGM.

Les cas quotidiens de coronavirus en Turquie ont atteint cette semaine leur plus haut niveau depuis le mois d’avril, avec près de 37 000 cas, mais ce chiffre reste nettement inférieur à celui enregistré dans certaines régions d'Europe.

Les conseils de voyage concernant la Covid-19 de la SHGM, mis à jour le 28 décembre, ont révélé que les Pays-Bas, l'Italie, l'Espagne, le Luxembourg, la Croatie, l'Islande et la Suisse n'accepteront plus de passagers turcs. Les passagers turcs devront présenter une preuve de vaccination pour entrer au Portugal ou en Suède.

«L'entrée ne peut pas se faire à partir de notre pays», a déclaré la liste SHGM pour les sept pays européens, sans donner de détails. La SHGM a également mis à jour les restrictions de voyage pour l'Irak et l'Iran, indiquant que les passagers se rendant dans ces deux pays pourraient être soumis à une quarantaine de 14 jours à leur entrée, tandis que les autres voyageurs devraient présenter un test PCR négatif. La date de mise en place des nouvelles restrictions et la durée de leur application n’ont pas été précisées dans l’immédiat.

Les Pays-Bas ont annoncé un confinement instantané de Noël relatif à la Covid-19 plus tôt ce mois-ci, qui sera réexaminé le 14 janvier. D'autres pays ont enregistré un nombre record de cas de coronavirus ces dernières semaines, s'efforçant de trouver un équilibre entre les restrictions et le maintien des économies.

La Turquie a déclaré qu'elle n'envisageait pas de nouvelles restrictions pour le moment, exhortant plutôt les citoyens à renforcer leurs mesures personnelles et à se faire vacciner. Ankara a lancé jeudi le déploiement à l’échelle nationale de son vaccin national contre la Covid-19, Turkovac.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Cédéao décide de créer une force régionale face au djihadisme et aux coups d'Etat

Les dirigeants des Etats d'Afrique de l'Ouest se sont réunis dimanche à Abuja (Photo, AFP).
Les dirigeants des Etats d'Afrique de l'Ouest se sont réunis dimanche à Abuja (Photo, AFP).
Short Url
  • Plusieurs pays de la région sont en proie à la propagation djihadiste qui, partie du nord du Mali, a gagné le centre de ce pays,
  • Les armées nationales sont impuissantes et coopèrent avec des acteurs extérieurs, l'ONU, la France ou encore la Russie

ABUJA, Nigeria: Les dirigeants d'Afrique de l'Ouest ont décidé dimanche à Abuja la création d'une force régionale vouée à intervenir non seulement contre le djihadisme, mais aussi en cas de coup d'État, comme la région en a connu plusieurs depuis deux ans, a indiqué un haut responsable.

Propagation djihadiste 

Plusieurs pays de la région sont en proie à la propagation djihadiste qui, partie du nord du Mali, a gagné le centre de ce pays, mais aussi le Burkina Faso et le Niger, et s'étend vers le sud et le golfe de Guinée. Les armées nationales sont largement impuissantes et coopèrent avec des acteurs extérieurs, l'ONU, la France ou encore la Russie.

L'insécurité est un facteur primordial des coups d'État militaires qui ont secoué la région depuis 2020, au Mali, au Burkina et, pour d'autres raisons, en Guinée.

Des responsables militaires de la région se réuniront dans la deuxième moitié de janvier pour discuter des modalités d'établissement de la force régionale, a dit M. Touray.


«Pas de solution diplomatique» à la guerre en Ukraine, selon une responsable de Memorial

 Irina Chtcherbakova, historienne et membre du conseil d'administration du groupe de défense des droits Memoria (Photo, AFP).
Irina Chtcherbakova, historienne et membre du conseil d'administration du groupe de défense des droits Memoria (Photo, AFP).
Short Url
  • Selon la militante russe, des appels prématurés à la paix sont «puérils»
  • «La solution qui se présente maintenant est une solution militaire»

HAMBOURG: Il n'y actuellement "pas de solution diplomatique" à la guerre en Ukraine, a estimé dimanche Irina Chtcherbakova, qui a cofondé l'ONG russe de défense des droits de l'homme Memorial, dissoute par les autorités et lauréate du prix Nobel de la Paix 2022.

"Je suis absolument convaincue qu'il n'y a pas de solution diplomatique avec le régime de Poutine, tant qu'il est encore là", a déclaré à Hambourg Irina Chtcherbakova, qui a quitté la Russie après l'invasion de l'Ukraine par les forces russes et réside actuellement en Allemagne.

"La solution qui se présente maintenant est une solution militaire", même si ultérieurement, la diplomatie peut jouer un rôle pour la résolution du conflit, a estimé Mme Chtcherbakova, qui a reçu à Hambourg le prix Marion Doenhoff pour ses années de militantisme en Russie au service de la cause des droits de l'homme.

"Mais ces décisions, cette diplomatie ne pourront intervenir que lorsque l'Ukraine estimera avoir gagné la guerre et pouvoir y mettre fin", a-t-elle estimé.

Selon la militante russe, des appels prématurés à la paix sont "puérils". "Rien ne sera jamais plus comme avant", a-t-elle relevé.

Le prix Marion Doenhoff a été remis à Mme Chtcherbakova par le chancelier allemand Olaf Scholz.

Les efforts de Mme Chtcherbakova montrent la voie vers un "meilleur avenir pour la Russie", même si cette perspective "parait encore invraisemblable", a déclaré le chancelier.

La guerre ne devrait pas se terminer par "une victoire de l'expansionnisme" russe", mais il ne faut pas oublier que la Russie sera "toujours là" après la fin des hostilités, a poursuivi M. Scholz.

Memorial, lauréat du prix Nobel 2022 avec le militant des droits de l'homme bélarusse Ales Bialiatski et le Centre pour les libertés civiles (Ukraine), recevra la récompense à Oslo samedi 10 décembre.

Fondée en 1989, Memorial a œuvré pendant des décennies pour faire la lumière sur les crimes commis sous le régime totalitaire de Staline et pour préserver la mémoire de ses victimes tout en collectant des informations sur la violation des libertés et des droits en Russie.

L'organisation a été dissoute par la justice russe fin 2021.


Critiques aux Etats-Unis après un appel de Trump à abandonner la Constitution

L'ancien président américain Donald Trump (Photo, AFP).
L'ancien président américain Donald Trump (Photo, AFP).
Short Url
  • Trump a affirmé qu'une «fraude de ce genre et de cette envergure permet l'abrogation de toutes les règles, y compris celles de la Constitution»
  • Des propos qui ont été immédiatement condamnés par la Maison Blanche

WASHINGTON: La classe politique américaine a vivement condamné dimanche un appel la veille de l'ancien président Donald Trump à abandonner la Constitution américaine pour revenir sur le résultat de l'élection présidentielle de 2020 remportée par Joe Biden.

Réitérant ses allégations infondées de fraude massive lors du scrutin, Donald Trump a affirmé samedi sur son réseau Truth Social qu'une "fraude de ce genre et de cette envergure permet l'abrogation de toutes les règles, réglementations et articles, y compris ceux de la Constitution".

Des propos qui ont été immédiatement condamnés par la Maison Blanche.

"La Constitution américaine est un document sacro-saint qui garantit depuis 200 ans que la liberté et l'État de droit prévalent dans notre beau pays", a commenté samedi un porte-parole de l'exécutif, Andrew Bates, dans un communiqué.

"Attaquer la Constitution et tout ce qu'elle représente est un anathème pour l'âme de notre pays et il faut le condamner", a-t-il ajouté. "On ne peut pas n'aimer l'Amérique que lorsqu'on gagne."

Dimanche, des élus des deux partis se sont offusqués des propos de l'ancien président, qui a par ailleurs récemment annoncé qu'il comptait se présenter à l'élection présidentielle de 2024.

"La semaine dernière, il dînait avec des antisémites. Maintenant, il appelle à mettre fin à la démocratie constitutionnelle en Amérique", a tweeté le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, à propos d'un dîner dans la résidence de Floride de Donald Trump auquel a participé Nick Fuentes, un suprémaciste blanc et négationniste notoire.

Donald Trump "est hors de contrôle et un danger pour notre démocratie. Tout le monde doit condamner cette attaque contre notre démocratie", a ajouté M. Schumer.

Questionné sur les propos de M. Trump sur Fox News, l'ancien vice-président Mike Pence, qui a pourtant pris ses distances avec le milliardaire américain depuis l'attaque contre le Capitole le 6 janvier 2021, s'est abstenu de les condamner.

"Les candidats qui se sont concentrés sur le passé, particulièrement ceux qui se sont concentrés sur la remise en cause de la dernière élection, n'ont pas eu de bons résultats aux élections de mi-mandat" le mois dernier, a-t-il simplement rappelé.

L'ancien conseiller à la sécurité nationale de M. Trump, le très conservateur John Bolton, s'est quant à lui offusqué de la suggestion de son ancien patron. "Tous les vrais conservateurs doivent s'opposer à sa campagne pour l'élection présidentielle de 2024", a-t-il tweeté.