Israël reçoit sa première livraison de pilules anti-Covid

Cette photo d'archive fournie le 16 novembre 2021, montre la fabrication de ses pilules antivirales expérimentales Covid-19, Paxlovid, à Fribourg, en Allemagne. La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis le 22 décembre 2021.(AFP)
Cette photo d'archive fournie le 16 novembre 2021, montre la fabrication de ses pilules antivirales expérimentales Covid-19, Paxlovid, à Fribourg, en Allemagne. La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis le 22 décembre 2021.(AFP)
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Publié le Vendredi 31 décembre 2021

Israël reçoit sa première livraison de pilules anti-Covid

  • L'Agence américaine du médicament (FDA) avait autorisé la semaine dernière le traitement du laboratoire américain Pfizer, commercialisé sous le nom de Paxlovid
  • Cette pilule permet de réduire de 88% les hospitalisations et les décès chez les personnes à risque lorsque prise dans les cinq premiers jours après l'apparition des symptômes

JÉRUSALEM : Pionnier de la vaccination anti-Covid, Israël a reçu jeudi sa première livraison de pilules anticoronavirus de Pfizer et donné le feu vert à une 4e dose pour les personnes à risque dans l'espoir de renforcer sa lutte contre le variant Omicron.

Les pilules "nous aideront à surmonter le pic à venir de la vague Omicron", a déclaré le Premier ministre Naftali Bennett, après l'arrivée de la cargaison à l'aéroport de Tel-Aviv.

Contacté par l'AFP, le ministère de la Santé n'a pas souhaité indiquer dans l'immédiat le nombre de pilules reçues.

L'Agence américaine du médicament (FDA) avait autorisé la semaine dernière le traitement du laboratoire américain Pfizer, commercialisé sous le nom de Paxlovid.

Cette pilule permet de réduire de 88% les hospitalisations et les décès chez les personnes à risque lorsque prise dans les cinq premiers jours après l'apparition des symptômes, selon des essais cliniques ayant porté sur plus de 2.200 personnes.

"Il s'agit d'un élément clé, avec le vaccin et le masque, dans la stratégie visant à juguler la vague Omicron", a déclaré à l'AFP l'épidémiologiste Ran Balicer, chef de l'innovation à la caisse d'assurance-santé israélienne Clalit.

Selon lui, le traitement de Pfizer pourrait permettre de sauver des personnes les plus à risques de développer des symptômes sévères liés au virus.

"Pour ces personnes, ce médicament pourrait réduire dramatiquement les risques si l'infection est rapidement détectée, ce qui permettra aussi réduire la pression sur les hôpitaux", a précisé cet expert, alors que le ministre de la Santé, Nitzan Horowitz, a dit jeudi s'attendre à une vague de contamination Omicron "pas très longue et marquée par une propagation rapide du virus".

Les autorités israéliennes ont recensé presque 4.000 nouveaux cas de Covid mercredi, un record depuis septembre qui ne se traduit toutefois pas jusqu'à présent par une hausse marquée des hospitalisations.

Le Premier ministre avait déclaré la semaine dernière que tous les Israéliens de plus de 60 ans et le personnel médical auraient droit à une quatrième dose mais cette décision doit encore être approuvée par le ministère de la Santé.

"Tout comme nous étions des pionniers dans le monde pour administrer une troisième et quatrième doses de vaccin, nous menons toujours, en donnant des pilules aux citoyens d'Israël", s'est-t-il félicité jeudi.

Le directeur du ministère de la Santé, Nachman Ash, a autorisé jeudi l'administration d'une quatrième dose pour certaines personnes immunodéprimées. "J'ai donné le feu vert en me basant sur les recherches montrant le bénéfice du vaccin, incluant une quatrième dose, pour cette population rendue encore plus vulnérable par la vague Omicron", a-t-il déclaré.     

Dans la foulée l'hôpital Sheba, près de Tel-Aviv, où sont menés des tests cliniques, a annoncé l'administration vendredi matin d'une 4e dose à des personnes ayant subi une transplantation cardiaque. 

Quelque 4,2 des 9,3 millions d'habitants d'Israël, soit plus de la moitié des adultes, ont reçu trois doses de vaccins contre le coronavirus.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.