Les dix films qui ont marqué 2021

The Power of the Dog (Photo fournie)
The Power of the Dog (Photo fournie)
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Publié le Samedi 01 janvier 2022

Les dix films qui ont marqué 2021

  • Western, comédie romantique allemande, Disney grand cru ou film d’horreur plein de surprises, Arab News fait le bilan de l’année 2021
  • The Power of Dog, The French dispatch, The Lost Daughter ou The Father, des films qui se sont démarqués

DUBAÏ: L’année 2021 a été riche en découvertes cinématographiques. D’un western d’époque à une comédie romantique allemande, en passant par un film d’horreur, Arab News a sélectionné les meilleurs films de l’année.

The Power of the Dog

The Power of the Dog

Réalisatrice: Jane Campion

Acteurs principaux: Benedict Cumberbatch, Jesse Plemons, Kirsten Dunst

Voici une opinion controversée: malgré son succès, l’interprétation de Doctor Strange de Marvel est une perte de temps pour le grand Benedict Cumberbatch. Si l’acteur semble ennuyé dans Spider-Man: No Way Home, sa prestation dans The Power of the Dog est une performance hors du commun. Il joue le rôle d’un éleveur du nom de Phil Burbank, qui habite dans le Montana en 1925. Cet homme, aussi toxique que magnétique, sait que la violence psychologique est plus efficace lorsqu’elle est associée à des moments de gentillesse et de charme. Le silence angoissant du film, ponctué de paysages néo-zélandais extraordinaires, ne ressemble à aucun autre film et nous pousse à réfléchir longtemps après l’avoir vu.

The French Dispatch

“The French Dispatch”

Réalisateur: Wes Anderson

Acteurs principaux: Benicio del Toro, Frances McDormand, Timothée Chalamet

Wes Anderson a un style facile à imiter – fleuri, pastel, symétrique et évident dans son artifice – mais personne d’autre au monde ne pourrait réaliser un film aussi brillant que The French Dispatch. Une lettre d’amour du réalisateur américain aux années révolues où Harold Ross était le rédacteur en chef du New Yorker. Cette anthologie regroupe de grands acteurs, et dans ses trois histoires principales, Anderson est à son apogée: pas une seule image n’est perdue et il se dégage du récit une énergie délirante qui donne l’impression de dévorer une boîte de bonbons au sucre de canne, comme au bon vieux temps. Avec Anderson, le mot «prétentieux» n’est jamais un gros mot, et il ne devrait pas l’être.

The Green Knight

The Green Knight

Réalisateur: David Lowery

Acteurs principaux: Dev Patel, Alicia Vikander, Barry Keoghan

D’innombrables films ont été tournés sur le roi Arthur. Mais aucun comme celui de David Lowery n’a autant dépouillé les chevaliers de la Table ronde de tout ce qu’ils ont de mystique et de mythique. Le réalisateur traîne sa star, Dev Patel, dans la boue pour donner vie à une histoire de héros classique réinventée comme une quête de sens dans un monde sinistre et banal. Sire Gauvain est un pauvre bougre sans histoire à raconter, qui se dirige vers une mort certaine afin de devenir lui aussi une figure mythique comme ses nombreux amis à Camelot, un objectif moins satisfaisant qu’il ne le pense au départ. 

Malignant

“Malignant”

Réalisateur: James Wan

Acteurs principaux: Annabelle Wallis, Mckenna Grace, George Young

James Wan a toujours montré qu’il avait le potentiel pour devenir l’un des meilleurs cinéastes de sa génération et succéder à de grands réalisateurs comme Brian De Palma et Martin Scorsese, mais ses œuvres devaient encore le prouver. Avec Malignant, il réalise enfin un film à la hauteur de son génie maniaque, une lettre d’amour à l’ère VHS des films d’horreur, avec un style et une énergie sans pareils. Bien qu’il s'agisse au départ d’un film d’épouvante en apparence prévisible, il devient de plus en plus sauvage au fur et à mesure de sa progression. C’est dans ces moments-là que le talent de Wan s’exprime le mieux. Pour les fans d’horreur, c’est le film le plus amusant à voir au cinéma cette année.

The Lost Daughter

The Lost Daughter

Réalisatrice: Maggie Gyllenhaal

Acteurs principaux: Olivia Colman, Dakota Johnson, Ed Harris

Donnez à Olivia Colman n’importe quel rôle et elle brillera, mais confiez à la lauréate d’un Oscar un personnage tel que Leda dans The Lost Daughter et elle touchera votre âme. Leda est une professeure d’université qui passe des vacances d’été en Grèce en solitaire. Ses jours paisibles au bord de la plage sont interrompus par une famille américaine bruyante et agressive, dont une jeune mère (Dakota Johnson) dans laquelle Leda se reconnaît quinze ans plus tôt. Chacun des personnages, en particulier celui de Colman, est horriblement imparfait, souvent cruel sans raison, égoïste et têtu, mais l’immense empathie dont ils font preuve empêche le film de devenir lassant ou aliénant, permettant de faire la connaissance de personnes brisées et de les encourager à trouver le pardon pour elles-mêmes et pour les autres.

I’m Your Man

“I’m Your Man”

Réalisatrice: Mara Schrader

Acteurs principaux: Maren Eggert, Dan Stevens, Sandra Hüller

Ne soyez pas surpris si vous voyez ce joyau de la littérature allemande transformé en une comédie romantique à succès dans quelques années, mais mieux vaut ne pas attendre. Maren Eggert joue le rôle d’une femme participant à un essai scientifique pour une nouvelle entreprise qui fabrique des robots conçus pour incarner le partenaire idéal. Simple, chaleureux et sympathique, le film se distingue par la performance généreuse et douce de l’acteur anglais Dan Stevens (qui parle allemand) dans le rôle du robot qui veut juste aimer, essayant de courtiser une femme qui n’a aucun intérêt à être aimée.

The Father

“The Father”

Réalisateur: Florian Zeller

Acteurs principaux: Anthony Hopkins, Olivia Colman, Rufus Sewell

Le long-métrage a remporté deux Oscars cette année: pour le scénariste, Florian Zeller, et l’acteur principal, Anthony Hopkins. Pourtant, The Father est toujours sous-estimé. Ce film n’est pas le drame familial à succès qu’il semble être. Il s’agit en fait de l’un des thrillers psychologiques les plus dévastateurs de ces dernières années. Un film d’horreur dans la mesure où il exprime à l’écran ce que ses personnages craignent le plus – être atteints de démence. Le film suit le point de vue du personnage de Hopkins de si près que le spectateur devient aussi confus que lui alors que son appartement change autour de lui et que des visages autrefois familiers semblent maintenant appartenir à des étrangers. Un chef-d’œuvre déchirant, perspicace et impeccablement interprété, et le meilleur de la longue carrière de Hopkins.

Mayor

Mayor

Réalisateur: David Osit

Acteur principal: Moussa Hadid

Il y a beaucoup d’histoires palestiniennes plus fascinantes, plus chargées de souffrance et plus héroïques que celle de Moussa Hadid, le maire de Ramallah, en Cisjordanie. Mais pour le réalisateur David Osit, Hadid représentait un symbole fort: un homme politique complexe et sympathique pris au piège d’un cauchemar bureaucratique, un homme dont le désir de soulager la douleur des habitants de sa ville est constamment en contradiction avec les réalités de l’occupation. Bien qu’il n’ait pas été réalisé par un cinéaste arabe, Mayor capte néanmoins l’esprit de la Palestine comme aucun autre film et est caractérisé par un sens de l’humour et un regard tourné vers le changement réel.

Encanto

“Encanto”

Réalisateurs: Jared Bush, Byron Howard, Charise Castro Smith

Acteurs principaux: Stephanie Beatriz, María Celia Botero, John Leguizamo

Dans le film Encanto de Disney, une ville fictive d’Amérique du Sud abrite la famille magique Madrigal, dont chaque membre possède une faculté unique, sauf un. C’est ce concept qui nous accroche à ce monde coloré et plein de chansons. Si Mirabel, le personnage principal sans pouvoirs, nous permet de nous y introduire, c’est toute la famille qui nous donne envie de continuer à regarder. Au fur et à mesure que le film progresse, on découvre que les personnages qui semblaient unidimensionnels et marginalisés sont eux-mêmes en proie à de riches luttes intérieures. Et lorsque le film fait preuve d’amour et de compréhension à l’égard de chacun d'entre eux, les émotions s’élèvent jusqu’aux sommets des mélodies envoûtantes de Lin Manuel Miranda. Il s’agit de l’un des meilleurs films d’animation depuis des années.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

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Les Etats-Unis et l'Iran affichent leur méfiance avant les négociations au Pakistan

Le vice-président américain JD Vance, au centre, marche aux côtés du chef des forces de défense et chef d’état-major de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir (à gauche), et du vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères pakistanais Mohammad Ishaq Dar, après son arrivée à Islamabad le 11 avril 2026. (AP)
Le vice-président américain JD Vance, au centre, marche aux côtés du chef des forces de défense et chef d’état-major de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir (à gauche), et du vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères pakistanais Mohammad Ishaq Dar, après son arrivée à Islamabad le 11 avril 2026. (AP)
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  • Les négociations Iran–États-Unis s’ouvrent à Islamabad dans un climat de forte méfiance, avec des divergences sur les conditions préalables, notamment le Liban et le déblocage des actifs iraniens
  • Le contexte régional reste extrêmement tendu, marqué par la poursuite des violences au Liban, les tensions autour du cessez-le-feu, et les désaccords persistants sur le nucléaire iranien et le détroit d’Ormuz

ISLAMABAD: Les négociations de paix entre l'Iran et les Etats-Unis doivent débuter samedi au Pakistan, sous le signe d'une méfiance mutuelle affichée par les deux parties.

"Nous avons de bonnes intentions, mais nous ne faisons pas confiance", a déclaré l'influent président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, à son arrivée vendredi soir à Islamabad, où il mène une délégation de plus de 70 personnes.

Les négociations passées avec les Etats-Unis se sont toujours finies par "des échecs et des promesses brisées", a appuyé le responsable, cité par la télévision d'Etat iranienne.

Avant son arrivée, Mohammad Bagher Ghalibaf avait également prévenu que "deux mesures sur lesquelles les parties se sont mises d'accord" devaient encore être appliquées avant toute négociation, à savoir "un cessez-le-feu au Liban" et "le déblocage des actifs de l'Iran".

Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a toutefois tenu à rassurer sur la tenue des pourparlers, affirmant vendredi lors d'une allocution à la nation que les négociations se tiendraient "pour instaurer la paix".

- "De bonne foi" -

Au moment de partir pour Islamabad, le vice-président américain JD Vance -- qui mène la délégation des Etats-Unis -- avait lui appelé Téhéran à "ne pas se jouer" de Washington, tout en promettant d'"essayer de mener des négociations positives".

"Si les Iraniens sont prêts à négocier de bonne foi, nous sommes tout à fait disposés à leur tendre la main", a-t-il déclaré.

L'arrivée de JD Vance est prévue samedi matin. Il sera accompagné de l'émissaire spécial Steve Witkoff et de Jared Kushner, gendre de Donald Trump.

Islamabad, placée sous haute sécurité, s'est transformée en ville fantôme avant les négociations qui doivent se tenir dans un hôtel de luxe.

A Téhéran, des Iraniens ont témoigné auprès de l'AFP de leurs doutes, comme cet habitant de 30 ans, s'exprimant sous couvert d'anonymat.

"On ne devrait pas prendre Trump aussi au sérieux. Il veut rayer une civilisation de la carte et douze heures plus tard, met en place un cessez-le-feu qui ne repose sur rien", résume-t-il.

- Pourparlers Liban-Israël -

Depuis la conclusion de la trêve de deux semaines mardi, Téhéran et Washington s'opposent en outre sur la question de l'inclusion du Liban dans l'accord. Israël est déterminé de son côté à y continuer sa lutte contre le Hezbollah pro-iranien.

Quelques heures à peine après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, des frappes israéliennes ont fait 357 morts au Liban mercredi, selon un nouveau bilan. Israël a dit avoir tué 180 combattants du Hezbollah ce jour-là.

Ces bombardements sont les plus meurtriers dans le pays depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le 28 février.

Vendredi, de nouvelles frappes ont tué 13 membres des forces de sécurité dans le sud du Liban, selon l'agence de presse d'Etat libanaise.

En Israël une trentaine de tirs en provenance du Liban vendredi ont provoqué des dégâts matériels, selon l'armée.

Parallèlement aux discussions irano-américaines, des pourparlers doivent avoir lieu mardi entre le Liban et Israël à Washington, selon la présidence libanaise.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait auparavant donné son feu vert à des "négociations directes".

Le Hezbollah rejette cette initiative, et son chef Naïm Qassem a appelé vendredi les responsables libanais à ne pas faire de "concessions gratuites" à Israël.

En retour, Israël a déclaré vendredi, par la voix de son ambassadeur aux Etats-Unis, refuser d'évoquer un cessez-le-feu avec le Hezbollah lors de ces pourparlers.

- Ormuz et nucléaire -

Autre ombre au tableau des négociations entre toutes les parties au conflit: le détroit d'Ormuz. Le trafic maritime y reste entravé, alors que sa réouverture par l'Iran était une condition du cessez-le-feu.

Donald Trump a affirmé que l'Iran n'avait "aucune carte en main" si ce n'est le blocage de ce point de passage stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures. Le président américain a menacé le pays de nouvelles frappes en cas d'échec des discussions.

Quelques heures plus tard, il a assuré devant la presse que le détroit serait "bientôt ouvert", et que cela se ferait "avec ou sans" les Iraniens.

Pour Donald Trump, "ça va s'ouvrir automatiquement" car l'Iran "ne se fait pas d'argent sinon".

Les deux belligérants s'opposent aussi sur le dossier-clé du nucléaire.

Le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique a ainsi exclu toute restriction du programme d'enrichissement d'uranium, une des demandes fondamentales des Etats-Unis et d'Israël qui accusent Téhéran de vouloir se doter de la bombe atomique. La République islamique défend elle son droit au nucléaire civil.


Trêve de deux semaines entre les États-Unis, Israël et l’Iran

De la fumée s’élève à la suite de frappes sur Téhéran le 7 avril 2026. (AFP)
De la fumée s’élève à la suite de frappes sur Téhéran le 7 avril 2026. (AFP)
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  • Un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran prévoit l’arrêt des attaques américaines et la réouverture du détroit d’Ormuz, avec des négociations prévues au Pakistan pour tenter d’aboutir à un accord durable
  • Des divergences majeures persistent (nucléaire, sanctions, présence militaire), et la trêve n’inclut pas le Liban, où les hostilités se poursuivent

WASHINGTON: Les Etats-Unis et l'Iran se sont accordés mardi pour un cessez-le-feu de deux semaines, un peu plus d'une heure avant l'expiration de l'ultimatum de Donald Trump qui menaçait de détruire la République islamique.

Voici ce que l'on sait de la trêve entre les deux pays, qui devraient entamer vendredi des pourparlers au Pakistan, pays médiateur dans la guerre au Moyen-Orient.

La trêve selon Washington

Joint par l'AFP au téléphone, le président américain Donald Trump a déclaré mardi que pour Washington, la victoire était "totale et complète."

Les Etats-Unis vont interrompre les attaques sur l'Iran durant deux semaines, et Téhéran va en retour rouvrir temporairement le détroit d'Ormuz.

Téhéran a accepté "l'OUVERTURE TOTALE, IMMÉDIATE ET SÉCURISÉE du détroit d'Ormuz", a déclaré M. Trump dans un message publié sur son réseau Truth Social.

Le président américain a précisé que l'accord avait été conclu après s'être entretenu avec des dirigeants au Pakistan, pays médiateur dans la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël le 28 février.

Il a affirmé que la question de l'uranium iranien serait "parfaitement réglée", pendant cette trêve.

M. Trump a justifié la guerre, accusant Téhéran d'enrichir de l'uranium dans le but de fabriquer une arme atomique, une affirmation qui n'est pas étayée par l'agence nucléaire de l'ONU et que l'Iran a démentie.

Dans un précédent plan visant à mettre fin aux hostilités, les Etats-Unis exigeaient que l'Iran cesse tout nouvel enrichissement, accepte des limites à son programme de missiles et mette fin à son soutien aux groupes armés de la région, ce qui a été refusé par Téhéran.

Ces exigences n'ont pas été communiquées dans la dernière trêve.

Le mois dernier, le dirigeant américain a déclaré que la "reddition inconditionnelle" de l'Iran serait le seul résultat acceptable pour mettre un terme à la guerre.

Et Téhéran?

Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a confirmé que Téhéran allait garantir des traversées en sécurité du détroit d'Ormuz, où transitait avant la guerre 20% du brut mondial.

Un plan en 10 points proposé par l'Iran pour parvenir à la fin de la guerre, a été qualifié de "viable" par Donald Trump.

Il pourrait servir de base à d'éventuelles négociations plus tard cette semaine, mais comporte plusieurs points de blocage que Washington a jugé irréalisables par le passé.

Le plan exigerait "le maintien du contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz, l'acceptation de l'enrichissement, la levée de toutes les sanctions primaires et secondaires", selon un communiqué publié par la République islamique.

Alors que la demande relative à l'enrichissement d'uranium ne figurait pas dans la version en anglais de la déclaration de Téhéran partagée par l'ONU, elle faisait partie de la version en persan diffusée par les médias d'Etat iraniens.

Parmi les autres exigences: le retrait des forces américaines du Moyen-Orient, la fin des attaques contre l'Iran et ses alliés, la libération des avoirs iraniens gelés et une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU rendant l'accord contraignant.

Le cessez-le-feu ne s'applique pas au Liban

Israël a annoncé soutenir la décision de Donald Trump de suspendre les attaques contre l'Iran, tout en précisant que la trêve n'incluait pas le Liban.

Au total, les frappes israéliennes au Liban ont tué 1.530 personnes depuis le début de la guerre entre le mouvement islamiste Hezbollah pro-iranien et Israël le 2 mars, a indiqué mardi le ministère de la Santé libanais.

Cette affirmation contredit une annonce faite plus tôt par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur dans le conflit, assurant que le cessez-le-feu s'appliquait "partout, y compris au Liban et ailleurs".

Et pour la suite?

M. Sharif a annoncé que le cessez-le-feu prenait effet immédiatement, et que des pourparlers commenceront vendredi dans la capitale pakistanaise avec des délégués des deux pays.

Les discussions auront pour but d'atteindre "un accord définitif", a-t-il déclaré.

L'Iran a annoncé qu'il consacrerait deux semaines aux négociations.

Le pétrole a chuté mercredi après l'annonce de la réouverture du détroit d'Ormuz dans le cadre de la trêve, alors que les approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz étaient sous pression depuis que l'Iran avait, de fait, fermé le passage.

La décongestion du détroit pourrait apporter un soulagement temporaire aux pays qui dépendent des importations de pétrole.


Trump: L'Iran « entier pourrait être détruit en une seule nuit, et cette nuit pourrait bien être celle de demain»

Dans la salle de briefing de la Maison Blanche, pleine comme un oeuf, il a jugé que les dirigeants iraniens négociaient de "bonne foi". Mais il a aussi accusé les responsables iraniens d'avoir pour habitude d'"enfumer" les présidents américains. (AFP)
Dans la salle de briefing de la Maison Blanche, pleine comme un oeuf, il a jugé que les dirigeants iraniens négociaient de "bonne foi". Mais il a aussi accusé les responsables iraniens d'avoir pour habitude d'"enfumer" les présidents américains. (AFP)
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  • L'Iran "entier pourrait être détruit en une seule nuit, et cette nuit pourrait bien être celle de demain" (mardi), a menacé lundi Donald Trump pendant une conférence de presse par ailleurs consacrée au spectaculaire sauvetage d'un aviateur américain
  • Le président a assuré que l'armée pourrait détruire en quatre heures les ponts et centrales électriques iraniennes, si l'ultimatum qu'il a fixé à Téhéran expire sans résultat, mardi à 20h00 (00h00 GMT)

WASHINGTON: L'Iran "entier pourrait être détruit en une seule nuit, et cette nuit pourrait bien être celle de demain" (mardi), a menacé lundi Donald Trump pendant une conférence de presse par ailleurs consacrée au spectaculaire sauvetage d'un aviateur américain.

Le président a assuré que l'armée pourrait détruire en quatre heures les ponts et centrales électriques iraniennes, si l'ultimatum qu'il a fixé à Téhéran expire sans résultat, mardi à 20h00 (00h00 GMT).

Le républicain de 79 ans, qui a dit ne pas "s'inquiéter" de commettre des crimes de guerre si les Etats-Unis attaquaient réellement ces infrastructures civiles, a assuré que l'opération militaire américaine avait le soutien de la population iranienne.

Les Iraniens "seraient prêts à souffrir pour avoir la liberté", a déclaré Donald Trump lors d'une rare conférence de presse, en assurant que les Américains avaient intercepté de nombreux messages disant: "Continuez à bombarder".

Mais le président américain a comme à son habitude livré le même jour des propos contradictoires, certains allant dans le sens d'une aggravation, d'autres d'une résolution diplomatique du conflit débuté le 28 février.

"Bonne foi" 

Dans la salle de briefing de la Maison Blanche, pleine comme un oeuf, il a jugé que les dirigeants iraniens négociaient de "bonne foi". Mais il a aussi accusé les responsables iraniens d'avoir pour habitude d'"enfumer" les présidents américains.

Le milliardaire a aussi décrit les difficultés de communication avec ces dirigeants en assurant que les négociations se faisaient "comme il y a 2.000 ans avec des enfants qui transportent un message dans un sens et l'autre".

Un peu plus tôt, en marge d'une célébration de la fête de Pâques dans les jardins de la Maison Blanche, il avait qualifié d'"étape très importante" une proposition de cessez-le-feu de 45 jours avancée par des pays médiateurs.

"Ce n'est pas encore assez bien", a toutefois aussi estimé le président américain sous l'oeil fixe d'une mascotte en costume de lapin.

Pendant sa conférence de presse, il a indiqué que l'une des conditions fixées à l'Iran dans les discussions était la réouverture du détroit d'Ormuz, cela après avoir plusieurs fois assuré ces derniers jours que le sort de cette artère vitale pour le commerce de pétrole lui était indifférent.

Si Donald Trump est allé à la rencontre des journalistes lundi, c'est d'abord pour vanter la spectaculaire opération de sauvetage d'un aviateur américain, qui lui a permis de chanter les louanges de l'armée alors que le conflit est impopulaire auprès de la majorité des Américains.

La mission a "capté l'attention du monde entier", s'est réjoui l'ancien animateur de téléréalité.

Il a donné de nombreux détails - ainsi sur l'engagement de plus de 170 avions militaires au total et sur la destruction de deux appareils que l'armée américaine a été contrainte d'abandonner sur place.

 "Stupides" 

Le chef du Pentagone Pete Hegseth, usant comme d'habitude d'un vocabulaire tantôt religieux tantôt viril, a dressé un parallèle entre le sauvetage de l'aviateur et la résurrection de Jésus Christ, célébrée à Pâques par les chrétiens.

Pendant sa conférence de presse, le président américain a aussi émis des menaces contre les journalistes ayant révélé la recherche en cours d'un membre d'équipage dont l'appareil avait été abattu vendredi dans le sud-ouest de l'Iran, ainsi que leur source.

Il a aussi critiqué vivement les reporters de CNN et du New York Times.

Donald Trump a par ailleurs lancé, cette fois pendant son apparition du matin dans les jardins, que "si cela ne tenait qu'à lui", il s'emparerait du pétrole iranien mais a ajouté que "malheureusement, les Américains voudraient nous voir rentrer à la maison".

"Ils sont stupides", a-t-il répondu à un journaliste qui lui demandait ce qu'il pensait des opinions majoritairement défavorables sur la guerre.

Au pupitre de la salle de presse, l'ancien homme d'affaires a indiqué qu'il existait un plan dans lequel les Etats-Unis prélèveraient un droit de passage dans le détroit d'Ormuz, sans davantage de précisions.