Malgré le Covid, New York a fêté le Nouvel An sur Times Square

Chirlane McCray, Bill de Blasio, Michael James Scott, Mary Claire King et Ben Crawford réagissent après la chute du ballon lors de la célébration du Nouvel An 2022 à Times Square le 1er janvier 2021 à New York. (AFP)
Chirlane McCray, Bill de Blasio, Michael James Scott, Mary Claire King et Ben Crawford réagissent après la chute du ballon lors de la célébration du Nouvel An 2022 à Times Square le 1er janvier 2021 à New York. (AFP)
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Publié le Samedi 01 janvier 2022

Malgré le Covid, New York a fêté le Nouvel An sur Times Square

  • Cette année, le maire de New York Bill de Blasio a tenu sa promesse de renouer avec la fête et, à 23H59, a déclenché le compte à rebours devant une foule limitée
  • Comme chaque année, il fallu 60 secondes pour faire descendre d'un pylône de 20 mètres une sphère géodésique, illuminée, couverte de cristal, mesurant 3,5 mètres de diamètre et pesant plus de cinq tonnes

NEW YORK : Malgré le Covid qui frappe de nouveau New York, la "ville qui ne dort jamais" a fêté le Nouvel An sur l'emblématique Times Square au coeur de Manhattan, animée par la célébrissime descente de la boule en cristal à minuit et, cette année, par la prestation de serment du nouveau maire Eric Adams.

Le 31 décembre 2020, après de terribles mois d'épidémie de coronavirus, l'événement haut en couleurs et en musique, réputé dans le monde entier, s'était tenu sur une place de Times Square quasiment vide.

Cette année, le maire de New York Bill de Blasio a tenu sa promesse de renouer avec la fête et, à 23H59, a déclenché le compte à rebours devant une foule limitée à 15.000 personnes, au lieu des 60.000 habituels, toutes masquées et vaccinées.

La boule de Times Square 

Comme chaque année, il fallu 60 secondes pour faire descendre d'un pylône de 20 mètres une sphère géodésique, illuminée, couverte de cristal, mesurant 3,5 mètres de diamètre et pesant plus de cinq tonnes. A minuit tapante, la boule de Times Square s'est éteinte pour laisser la place à un bref feu d'artifice sous les vivats et les baisers des fêtards. 

Selon la tradition, plus de 1,3 tonne de confettis porteurs de vœux pour la nouvelle année a ensuite été jetée des toits des immeubles bordant Times Square.

Le spectacle a ravi Taliyah Green, 12 ans, et sa famille qui ont fait 23 heures de voiture depuis la Floride pour assister au lâcher de la boule: "Cette expérience, les lumières, le magnifique décor et de voir les gens comme ça, c'est vraiment beau", s'est exclamée l'adolescente.

Et le Covid n'a pas découragé les touristes américains, bien au contraire. 

A l'image d'un couple d'Afro-Américains venus spécialement de Memphis (Tennessee): "Voir le lâcher de la boule, c'est notre rêve et on s'est fait vacciner pour ça", admet devant l'AFPTV Chroni Spokes.

Convaincus de se faire vacciner 

"A première vue, on ne voulait pas se faire vacciner mais quand on a lu les règles des autorités sanitaires, on l'a fait juste pour venir ici", reconnaît la jeune femme.

Face à la flambée des contaminations au variant Omicron ces dernières semaines et la peur de revivre le cauchemar de 2020 quand New York était l'épicentre de l'épidémie de Covid-19, la ville et l'Etat de New York misent tout sur la vaccination et les tests.

Vendredi, la gouverneure de l'Etat de New York Kathy Hochul a rapporté que sur les dernières 24 heures plus de 76.500 personnes avaient été testées positives au coronavirus, pour près de 340.000 tests effectués, un nouveau record pour cet Etat de 20 millions d'habitants. 

Près de 8.000 patients y sont hospitalisés.

Mckenzie Lillard est aussi venue spécialement pour l'occasion de Denver (Colorado), et avec son rappel de vaccin, elle se sent moins "inquiète". 

Outre le contexte du Covid, Times Square a aussi été le théâtre cette année, juste après minuit, de la passation de pouvoir entre le maire sortant Bill de Blasio et Eric Adams, un ancien policier afro-américain élu le 2 novembre pour son programme de lutte contre la criminalité et des inégalités socio-économiques dans cette mégapole d'environ neuf millions d'habitants, incroyable mosaïque sociale et culturelle.

Serment sur la Bible 

M. Adams, brandissant le portrait de sa mère décédée, a prêté serment sur la Bible, au côté de sa famille.

Les fêtards avaient commencé à se regrouper en milieu d'après-midi sur cette place emblématique de Manhattan où le Nouvel An est célébré depuis le début du 20ème siècle. 

Times Square, au croisement de Broadway et de la 42ème rue, est illuminé jour et nuit par les enseignes des théâtres, music-halls, néons et écrans publicitaires géants et a donné à New York sa réputation de "ville qui ne dort jamais". Mais la capitale culturelle et économique des Etats-Unis n'a pas retrouvé son effervescence légendaire d'avant la crise sanitaire. 


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.