Algérie : Accord Enie-Fimer, un premier pas vers le développement conjoint des énergies renouvelables

 Le président-directeur général de l’Entreprise nationale des industries électroniques (ENIE), Abbès Mekamene, et le représentant de la société italienne de production d’onduleurs photovoltaïques Fimer, Salah Ali Aoudia, ont signé le 14 décembre 2021 à Sidi Bel Abbès un accord de coentreprise en vue de la création de Fimer Algérie. (Photo, fournie)
Le président-directeur général de l’Entreprise nationale des industries électroniques (ENIE), Abbès Mekamene, et le représentant de la société italienne de production d’onduleurs photovoltaïques Fimer, Salah Ali Aoudia, ont signé le 14 décembre 2021 à Sidi Bel Abbès un accord de coentreprise en vue de la création de Fimer Algérie. (Photo, fournie)
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Publié le Mardi 04 janvier 2022

Algérie : Accord Enie-Fimer, un premier pas vers le développement conjoint des énergies renouvelables

  • Abbès Mekamene, PDG de l’Enie, répond aux questions d’Arab News en français et met la lumière sur les objectifs et les perspectives de développement du partenariat
  • Ce projet sera conçu dans les mêmes normes, standards et exigences de Fimer Spa en Italie

PARIS : Le président-directeur général de l’Entreprise nationale des industries électroniques (ENIE), Abbès Mekamene, et le représentant de la société italienne de production d’onduleurs photovoltaïques Fimer, Salah Ali Aoudia, ont signé le 14 décembre 2021 à Sidi Bel Abbès un accord de coentreprise en vue de la création de Fimer Algérie, en présence des ministres de la Transition énergétique et des Énergies renouvelables, Benatou Ziane; de l'Industrie, Ahmed Zeghdar; et de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdelbaki Benziane.

Selon Ambrogio Carzaniga, membre du Conseil d’administration de la société italienne: «Fimer adapte son modèle d’affaires aux différents besoins des marchés et contribue à promouvoir la présence d’entreprises italiennes de premier plan sur le marché algérien, et plus largement dans la région du Maghreb.» La société mixte sera spécialisée dans la fabrication d’onduleurs, d’unités de commutation pour centrales solaires et d’instruments de contrôle pour l’industrie de l’énergie photovoltaïques – qui représente plus de 20% des composants des centrales solaires –, et de bornes de recharge pour voitures électriques», précise-t-on au ministère de l’Industrie. 

Abbès Mekamene, PDG de l’Enie, répond aux questions d’Arab News en français au sujet de ce partenariat et met la lumière sur ses objectifs et ses perspectives de développement. 


Présentez-nous l'Entreprise nationale des industries électroniques… 

Depuis plus de trente-cinq ans sur le marché national et africain, l’Enie, spécialisée dans la fabrication de produits électroniques grand public et professionnels, est une plate-forme industrielle intégrée qui fabrique les composants et les sous-ensembles jusqu'aux produits finis, avec un taux d'intégration qui dépasse 50% et atteint jusqu'à 90% pour certains de ces produits. Parmi les principales activités de l'entreprise: l'électronique grand public, professionnelle, médicale, les composants électroniques, le circuit imprimé, les composants métalloplastiques, la recherche et le développement expérimental), les prestations de services et la formation. 

L'expérience dans ces domaines d'activité a permis à l'entreprise de développer 14 différents métiers s'articulant principalement autour de la fabrication de produits et de composants électroniques, la transformation plastique, la fabrication mécanique (tournage, fraisage et électroérosion), la calibration et l'étalonnage, la recherche et le développement, la commercialisation et le marketing. L’entreprise emploie sur ses différents sites de production à travers le pays 6 400 salariés dont les ingénieurs et les ouvriers spécialisés ont été formés en Allemagne, en Grande-Bretagne, aux États-Unis et en Russie. 

 

Vous avez conclu avec Fimer un contrat de joint-venture. Pouvez-vous nous en parler? 

Il s'agit de la création d'une société proactive et durable mixte entre l’Enie Spa, filiale de la Holding Elec El Djazaïr, active dans les industries électroniques, et la société Fimer Spa (Italie), pionnière mondiale dans la fabrication d'une large gamme d'onduleurs string centralisés, d’unités de conversion, de systèmes de Scada (système de contrôle et d'acquisition de données) et de PPC (réglementation de la limite de l’espace réservé autour des captages utilisés pour l’alimentation en eau potable), systèmes de stockage et auxiliaires du domaine des énergies photovoltaïques solaires, de bornes de recharge pour les voitures électriques et la climatisation verte, et de postes à souder.

Ce projet sera conçu et exécuté dans les mêmes normes, standards et exigences de Fimer Spa en Italie aux niveaux de la qualité de sa conception, réalisation, fabrication, production, innovation, et de son management intégré, afin de maintenir l'excellence mondiale en termes de qualité supérieure et de benchmark des produits Fimer.

La création de cette coentreprise (Enie 51% - Fimer 49%) permettra à l’Enie d'acquérir et de se doter d'un savoir technologique avancé pour répondre en premier lieu aux besoins du marché local, puis du marché international.

 

Quelle est la valeur ajoutée d'un tel partenariat? 

L'un des objectifs principaux est de créer une nouvelle industrie sur le marché algérien qui se chargera de la fabrication de composants nécessaires aux stations solaires, d'autant que la stratégie nationale de la transition énergétique et des énergies renouvelables ambitionne de lancer 1000 MWc par an d’ici à 2035, ce qui constitue une opportunité. Donc, plutôt que d’importer ces composants finis de l'étranger, ils seront fabriqués localement avec un taux d'intégration qui devrait atteindre 50% au bout de la cinquième année d’activité. 

Il s’agit de l’instauration d'un investissement international durable pour la fabrication d'une large gamme d'onduleurs, de systèmes de Scada, de PPC, d’unités de stockage, d’unités de conversion de pointe pour grandes centrales solaires et de leurs accessoires, ainsi que de la mise en place d'un complexe industriel doté de technologies avancées, qui favorise le transfert de savoir et de savoir-faire et respecte les standards du benchmark international.

Ce partenariat permettra aussi la création d'une nouvelle industrie nationale, l'émergence de nouvelles compétences et de nouvelles expertises au bénéfice des énergies renouvelables en Algérie, et la consolidation de la chaîne de valeurs locale grâce à la réduction des importations et le renforcement du tissu économique national durable. Cette joint-venture est importante dans la mesure où elle nous permet de contribuer à la diversification du tissu économique industriel pour un développement durable et constitue un support direct de l'économie des énergies renouvelables.

 

Quelles sont les perspectives de développement, notamment en termes de production et d'intégration, de cette filière importante dans le développement des énergies renouvelables en Algérie? 

Dans le cadre de la coentreprise, les deux partenaires se sont fixé des objectifs: formation du personnel sur le site du partenaire et sur celui de la société commune, transfert de savoir-faire, développement des compétences en matière de management d'entreprise internationale de premier plan, production locale selon les normes internationales de Fimer, création de plus de 300 emplois directs et de 1 400 emplois indirects, et intégration nationale.

Avec le développement de l'industrie des énergies renouvelables en Algérie, nous visons l’exportation de 25% de la production et l’intégration de la filière «recherches et développement» dans la société commune, caractérisée par le développement interne et régional, avec les centres de recherche, les instituts et les universités, ainsi que la création d'un programme de formation en collaboration avec les centres de formation et d’un cursus de spécialisation en partenariat avec les universités.

 


Une frappe vise la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement israélien

Des personnes déplacées sont assises devant leurs tentes dans un campement informel installé le long du front de mer de Beyrouth, le 6 avril 2026. (AFP)
Des personnes déplacées sont assises devant leurs tentes dans un campement informel installé le long du front de mer de Beyrouth, le 6 avril 2026. (AFP)
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  • Plusieurs immeubles visés par de récentes frappes sont totalement détruits
  • Des employés municipaux balayent les débris de verre sur les trottoirs et d'autres fragments jonchent certaines rues

BEYROUTH: Israël a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth, au lendemain de raids meurtriers sur la capitale et ses environs, alors que le bilan humain de la guerre avec le Hezbollah approche des 1.500 morts.

Un épais panache de fumée s'est élevé de la banlieue sud, sous contrôle du Hezbollah et vidée de la quasi-totalité de ses habitants depuis le 2 mars.

L'armée israélienne a affirmé avoir visé "des cibles terroristes du Hezbollah à Beyrouth".

Dans la banlieue sud, seuls quelques commerces restent ouverts, selon une journaliste de l'AFP sur place.

Plusieurs immeubles visés par de récentes frappes sont totalement détruits. Des employés municipaux balayent les débris de verre sur les trottoirs et d'autres fragments jonchent certaines rues.

Une station-service de la compagnie al-Amana, accusée par Israël d'être contrôlée par le Hezbollah, est calcinée.

Des portraits de l'ayatollah Ali Khamenei, tué au début de la guerre dans une frappe américano-israélienne en Iran et présenté comme le "martyr de la nation", ornent les principales artères.

Le long de la route menant à la banlieue sud, des habitants ont installé des tentes où ils dorment, allant inspecter leurs maisons entre deux avertissements israéliens.

Dimanche, Israël avait intensifié ses bombardements sur la banlieue sud et la capitale elle-même. Une frappe en face du principal hôpital public du Liban avait fait cinq morts, selon le ministère de la Santé.

"Force al-Qods" 

Une autre frappe sur un appartement dans une zone à l'est de la capitale, jusque-là épargnée par les violences, a tué trois personnes, dont un responsable local des Forces libanaises (FL), un parti chrétien opposé au Hezbollah, et sa femme.

Le chef des FL Samir Geagea a affirmé que "les Israéliens visaient un membre de la force al-Qods", chargée des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution iraniens, qui semble avoir échappé à la frappe.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam avait déclaré que les Gardiens de la Révolution dirigeaient les opérations du Hezbollah dans sa guerre contre Israël.

L'armée israélienne a affirmé lundi qu'elle avait frappé une "cible terroriste" à l'est de Beyrouth et ajouté qu'elle examinait l'incident "après des informations sur des victimes parmi des civils libanais non impliqués dans les combats".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël en représailles à la mort d'Ali Khamenei.

Depuis, Israël mène des frappes massives sur le pays ayant fait 1.497 morts et plus de 4.600 blessées, selon les autorités, et déplacé plus d'un million de personnes.

"Maisons inhabitables" 

Des frappes israéliennes ont également visé le sud et l'est du Liban. Dans le sud, quatre personnes ont été tuées dans un raid sur une voiture à Kfar Roummane, près de Nabatiyeh, a indiqué le ministère de la Santé.

Dans la localité de Bourj Rahal, près de Tyr, un correspondant de l'AFP a vu des immeubles détruits et des débris jonchant les rues.

"Le premier bilan est de 15 maisons endommagées, qui ne sont plus habitables", a dit à l'AFP le maire de la ville Daoud Ezzedine.

"Les habitants veulent revenir chez eux, mais ils ne pourront pas malheureusement", a-t-il ajouté.

Le ministère de la Santé a aussi annoncé que deux secouristes du Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, avaient été tués par une frappe israélienne dimanche, portant à 57 le nombre de secouristes tués depuis le début de la guerre.

Le chef de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a affirmé sur X que l'OMS avait enregistré "92 attaques contre des établissements de santé, des véhicules médicaux, du personnel soignant et des entrepôts" depuis le début de la guerre.

Par ailleurs, le principal poste-frontière reliant le Liban à la Syrie, point de passage vital entre les deux pays, était toujours fermé lundi, après des menaces israéliennes de le viser samedi soir.

Ce passage "restera fermé, jusqu'à ce qu'on reçoive des garanties qu'il ne sera pas visé", a dit à l'AFP un responsable du ministère libanais des Transports, Ahmad Tamer.

 


Frappes israéliennes sur le plus grand complexe pétrochimique iranien

Israël a dit avoir mené lundi des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran et s'est félicité de porter "un coup sévère au régime", Téhéran affirmant de son côté que la situation était "sous contrôle" mais que l'étendue des dégâts restait à évaluer. (AFP)
Israël a dit avoir mené lundi des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran et s'est félicité de porter "un coup sévère au régime", Téhéran affirmant de son côté que la situation était "sous contrôle" mais que l'étendue des dégâts restait à évaluer. (AFP)
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  • Le complexe gazier d'Assalouyeh, dans le sud de l'Iran, se situe en bordure de l'immense champ gazier de South Pars, partagé par l'Iran avec le Qatar
  • Les frappes lundi sur Assalouyeh font suite à des bombardements israélo-américains samedi sur un site pétrochimique dans le sud-ouest de l'Iran, dans la province de Khouzestan

JERUSALEM: Israël a dit avoir mené lundi des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran et s'est félicité de porter "un coup sévère au régime", Téhéran affirmant de son côté que la situation était "sous contrôle" mais que l'étendue des dégâts restait à évaluer.

L'agence iranienne Fars a par ailleurs affirmé qu'un autre complexe pétrochimique, cette fois près de Chiraz (centre-sud) avait été visé par des frappes, évoquant des "dégâts mineurs".

Israël n'a pas évoqué cette opération à ce stade. Mais le ministre de la Défense Israël Katz a déclaré que l'armée avait lundi "frappé avec force le plus grand complexe pétrochimique en Iran, situé à Assalouyeh, une cible clé qui assure environ la moitié de la production pétrochimique du pays".

Juste avant, Téhéran avait rapporté une série d'explosions sur le site, déjà frappé le 18 mars par Israël.

Le complexe gazier d'Assalouyeh, dans le sud de l'Iran, se situe en bordure de l'immense champ gazier de South Pars, partagé par l'Iran avec le Qatar.

Les frappes lundi sur Assalouyeh font suite à des bombardements israélo-américains samedi sur un site pétrochimique dans le sud-ouest de l'Iran, dans la province de Khouzestan.

"Les deux sites, représentant 85% des exportations pétrochimiques iraniennes, sont désormais hors service", a déclaré Israël Katz. "Cela représente un coup sévère se montant à des dizaines de milliards de dollars pour le régime iranien", a-t-il ajouté.

Quelques heures plus tard, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'est également félicité des frappes.

"Aujourd'hui nous avons détruit la plus grande usine pétrochimique en Iran. Ce qui veut dire que nous éliminons systématiquement la machine à financer des Gardiens de la Révolution", l'armée idéologique de la République islamique, a-t-il déclaré dans une vidéo.

"Sous contrôle" 

Les médias officiels iraniens ont affirmé que la situation à Assalouyeh était "sous contrôle".

"L'incendie a été maîtrisé. La situation est actuellement sous contrôle et les aspects techniques ainsi que l'étendue des dégâts font l'objet d'une enquête", a indiqué l'agence Irna, citant un communiqué de la compagnie pétrochimique iranienne, ajoutant qu'aucun blessé n'était à déplorer.

Le champ offshore de South Pars, essentiel pour le secteur énergétique iranien, sert pour l'exploitation commune avec le Qatar du plus grand gisement de gaz naturel au monde.

Ehsan Jahanian, gouverneur adjoint de la province iranienne de Bouchehr (sud-ouest), a indiqué que "deux infrastructures dans le secteur de Pars avaient été touchées par un raid aérien ennemi".

L'agence Tasnim a elle indiqué que "les entreprises Mobin et Damavand, qui fournissent de l'électricité, de l'eau et de l'oxygène" à Assalouyeh "ont été visées".

Il n'y a pas eu de dégâts du côté de l'entreprise pétrochimiques de Pars, selon cette source.

En mars, le président Donald Trump avait demandé à Israël de ne plus attaquer les infrastructures énergétiques iraniennes après les premières frappes contre le champ de South Pars.

Mais le président américain avait aussi menacé de détruire "massivement l'intégralité du gisement" si Téhéran continuait ses attaques dans la région.

 


Iran: le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution tué dans une frappe 

Le commandant général Majid Khademi. (AFP)
Le commandant général Majid Khademi. (AFP)
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  • "Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l'Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l'attaque terroriste criminelle de l'ennemi américano-sioniste à l'aube"
  • Des frappes américano-israéliennes ont tué lundi le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution, a annoncé l'armée idéologique de l'Iran

TEHERAN: Des frappes américano-israéliennes ont tué lundi le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution, a annoncé l'armée idéologique de l'Iran.

"Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l'Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l'attaque terroriste criminelle de l'ennemi américano-sioniste (...) à l'aube aujourd'hui", ont déclaré les Gardiens dans une publication sur leur chaîne Telegram.