Le Saudi Design Festival démarre à Riyad

L’Arabie saoudite progresse rapidement et la communauté des créateurs doit se rassembler pour partager ses connaissances, son expertise et ses ressources avec les futurs créateurs. (Photo fournie)
L’Arabie saoudite progresse rapidement et la communauté des créateurs doit se rassembler pour partager ses connaissances, son expertise et ses ressources avec les futurs créateurs. (Photo fournie)
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Publié le Lundi 10 janvier 2022

Le Saudi Design Festival démarre à Riyad

  • La plate-forme de promotion des créateurs, Adhlal, estime que le festival contribuera à développer les compétences de la nouvelle génération
  • L’événement créatif de trois semaines, qui se déroulera à Diriyah, leur donnera «les outils dont ils ont besoin pour réussir»

RIYAD: Les jeunes créateurs saoudiens bénéficient d’une plate-forme sans précédent de trois semaines pour montrer leur talent et trouver un soutien pour lancer leur carrière.

Le Saudi Design Festival, qui a débuté dimanche dernier dans le quartier de Jax, à Diriyah, sera un centre de dialogue créatif, rassemblant les communautés de créateurs afin que ces derniers partagent leurs idées.
Le moteur du festival est Adhlal, une plate-forme mise en place pour doter les générations futures des outils de conception nécessaires à la construction de l’avenir du Royaume.

Le terme arabe «Adhlal» signifie «mentors» ou «mécènes» dans le domaine de la recherche. Cette plate-forme organisera des forums de haut niveau et des ateliers de réflexion sur le thème de la conception au cours des deux premières semaines du festival. Elle a publié des livres blancs qui analysent la communauté locale des créateurs afin que les designers émergents les utilisent pour se développer.

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La princesse Noura al-Faisal (Photo fournie)

«Pour moi, il s’agit d’aider cette jeune génération. Nous ne faisons pas cela pour nous, mais il est tellement réjouissant de penser que mes nièces vont grandir dans un monde réellement différent de celui dans lequel j’ai grandi», indique la princesse Noura al-Faisal, fondatrice d’Adhlal, à Arab News.

«Au sein de la communauté des créateurs, je vise les jeunes, les étudiants de premier cycle, les étudiants de deuxième cycle et, surtout, les start-up. Je veux qu’ils puissent venir et comprendre que nous essayons de leur donner les outils dont ils ont besoin pour réussir», souligne-t-elle.
«Nous insistons vraiment sur la compréhension de la réflexion conceptuelle dès le plus jeune âge et sur le fait qu’elle soit indispensable pour se frayer un chemin dans un monde qui change rapidement, au fur et à mesure qu’il évolue, que vous fassiez partie de l’industrie du design ou non.»

Le principal objectif est d’amener les universités, l’industrie, le gouvernement et l’ensemble de la communauté de créateurs à participer à ce projet qui aidera la génération à venir.

La Princesse Noura al-Faisal

La princesse Noura cherche à promouvoir la réflexion conceptuelle, qui s’applique à toute forme de vie, et à inciter les créateurs à rechercher des ressources locales.
«Le principal objectif est d’amener les universités, l’industrie, le gouvernement et l’ensemble de la communauté des créateurs à participer à ce projet qui aidera la génération à venir.»
Elle a annoncé qu’Adhlal exposerait dans les trois prochaines semaines sa stratégie, dont l’objectif est de connecter ces quatre parties.

Elle souhaite renforcer le dialogue entre les universités et l’industrie afin de garantir que les étudiants obtiennent leur diplôme et travaillent dans des domaines qui sont nécessaires, «en s’efforçant de comprendre ce qu’est la recherche en matière de conception, en veillant à ce que nous l’utilisions correctement, et nous montrant attentifs au fait qu’il y ait un dialogue entre l’industrie et les universités», dit-elle.

La princesse Noura précise que la prochaine étape dans l’autonomisation des créateurs en Arabie saoudite consiste à exporter le design et la technique de design saoudienne dans le monde entier. Pour que cette étape soit franchie, les générations futures doivent disposer des informations et des études nécessaires pour réussir.

«Nous n’enseignons pas aux gens la technique de conception. Nous leur apprenons à créer un écosystème prospère et nous leur disons où se trouvent les opportunités», indique-t-elle.
Adhlal a rédigé un rapport sur ses recherches dans l’industrie et a dressé une liste d’opportunités et de points importants que les créateurs émergents peuvent utiliser. Ces informations seront partagées lors des tables rondes du festival.

 

design
L’Arabie saoudite progresse rapidement et la communauté de créateurs doit se rassembler pour partager ses connaissances, son expertise et ses ressources avec les futurs créateurs. (Photo fournie)

«Nous sommes allés voir des étudiants dans des universités, des start-up, des indépendants, des retraités et des créateurs primés dans les domaines de la conception architecturale, de la conception de bijoux, du stylisme et du graphisme», fait-elle savoir.
«Nous voulions vraiment comprendre quelles étaient les difficultés qu’ils rencontraient en tant qu’étudiants et en tant que créateurs établis», explique la princesse Noura.

Selon elle, l’Arabie saoudite progresse rapidement et la communauté de créateurs doit se rassembler pour partager ses connaissances, son expertise et ses ressources avec les futurs créateurs.
«Notre objectif est de passer à la vitesse supérieure. Si nous nous unissons correctement, de la bonne manière, en nous soutenant en tant qu’écosystème, nous avancerons rapidement, ce que nous faisons déjà. Imaginez simplement tout ce que nous pouvons réaliser», lance-t-elle.


Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Golden Globes conquis par «Une bataille après l'autre»

"A mes sœurs de couleur et aux petites filles de couleur qui regardent ce soir, (...), notre lumière n'a pas besoin de permission pour briller", a lancé Teyana Taylor, qui y campe une héritière politique du Black Power complètement exaltée. (AFP)
"A mes sœurs de couleur et aux petites filles de couleur qui regardent ce soir, (...), notre lumière n'a pas besoin de permission pour briller", a lancé Teyana Taylor, qui y campe une héritière politique du Black Power complètement exaltée. (AFP)
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  • Le film a remporté les prix de la meilleure comédie, du meilleur scénario, du meilleur second rôle féminin pour Teyana Taylor et du meilleur réalisateur pour Paul Thomas Anderson
  • "Vous êtes tellement généreux avec l’affection que vous me portez, à moi et à ce film. (...) J'adore ce que je fais. Donc c'est juste du plaisir", a remercié le cinéaste américain de 55 ans

BEVERLY HILLS: La fresque sur les dérives extrémistes des Etats-Unis, "Une bataille après l'autre", a triomphé aux Golden Globes dimanche, avec quatre récompenses qui ont confirmé son statut d'ultra-favori en vue des Oscars dans deux mois.

Le film a remporté les prix de la meilleure comédie, du meilleur scénario, du meilleur second rôle féminin pour Teyana Taylor et du meilleur réalisateur pour Paul Thomas Anderson.

"Vous êtes tellement généreux avec l’affection que vous me portez, à moi et à ce film. (...) J'adore ce que je fais. Donc c'est juste du plaisir", a remercié le cinéaste américain de 55 ans.

Plébiscitée pour sa capacité à saisir les fractures contemporaines des Etats-Unis, sa tragicomédie met en scène la traque d'ex-révolutionnaires d'extrême gauche par un suprémaciste blanc.

"A mes sœurs de couleur et aux petites filles de couleur qui regardent ce soir, (...), notre lumière n'a pas besoin de permission pour briller", a lancé Teyana Taylor, qui y campe une héritière politique du Black Power complètement exaltée.

Tête d'affiche du film, Leonardo DiCaprio s'est en revanche incliné pour le prix du meilleur acteur dans une comédie face à Timothée Chalamet, remarquable en joueur de ping-pong à l'ambition insatiable dans "Marty Supreme".

"Merci infiniment du fond du cœur, je suis en lice avec de très grands noms. Cette catégorie est ultra relevée", a lâché l'acteur franco-américain de 30 ans.

"Hamnet" surprend "Sinners" 

Cette saison, "Sinners" passait pour le concurrent le plus sérieux d'"Une bataille après l'autre" pour l'Oscar du meilleur film.

Mais ce film d'époque audacieux de Ryan Coogler, qui raconte la blessure profonde des personnes noires dans le Sud ségrégationniste des années 30, sur fond de contes de vampires et de rythmes de blues, est reparti avec du plomb dans l'aile.

Il a été récompensé par le Globe de la meilleure performance au box-office et celui de la meilleure bande originale, mais a échoué à remporter le prix du meilleur film dramatique face à "Hamnet".

La tragédie explore de manière fictive le deuil d'Agnes et William Shakespeare après la mort de leur fils. L'actrice irlandaise Jessie Buckley, qui y interprète l'épouse du dramaturge britannique, a été sacrée meilleur actrice.

Côté comédies, c'est l'Australienne Rose Byrne qui a été élue meilleure actrice, grâce à son rôle de mère au bout du rouleau, épuisée par la maladie de sa fille et les embûches de la vie, dans "If I Had Legs I'd Kick You".

Succès international pour "L'Agent Secret" 

Le film brésilien "L'Agent Secret" a été l'autre grand vainqueur de la cérémonie, avec deux trophées.

Il a non seulement battu le représentant de la France aux Oscars, "Un simple accident", pour le prix du meilleur film international, mais a aussi permis à Wagner Moura d'être élu meilleur acteur dans un film dramatique.

Il y interprète un ex-universitaire traqué par des tueurs à gage sous la dictature brésilienne des années 70, pendant qu'il tente de renouer avec son fils.

Il s'agit d'"un film sur la mémoire, ou l'absence de mémoire, et sur les traumatismes générationnels", a souligné le comédien brésilien. "Je pense que si ce traumatisme peut se transmettre de génération en génération, les valeurs le peuvent aussi. Alors ceci s'adresse à ceux qui restent fidèles à leurs valeurs dans les moments difficiles."

Un discours à la tonalité politique qui s'est avéré en accord avec le reste de la soirée: plusieurs célébrités portaient des badges "Be Good", du nom de Renee Good, une Américaine tuée cette semaine à Minneapolis par un agent de la police de l'immigration.

La maîtresse de cérémonie Nikki Glaser s'est également moquée du "ministère de la Justice" américain, à qui elle a attribué "le Golden Globe du meilleur montage", pour la publication partielle du dossier Epstein, boulet politique du président Donald Trump.

Le palmarès a été complété par Stellan Skarsgard, élu meilleur second rôle masculin pour son incarnation d'un cinéaste en froid avec ses deux filles dans "Valeur sentimentale".

Le phénomène Netflix "KPop Demon Hunters" a lui remporté le Globe du meilleur film d'animation et celui de la meilleure chanson, pour un tube au titre prédestiné: "Golden".


Le festival de Taif célèbre les icônes littéraires de l'Arabie saoudite

Les peintures murales représentent les sites naturels et historiques de Taif, notamment la montagne Al-Hada, les roseraies de Taif et les palais traditionnels Hijazi. D'autres s'inspirent de Souq Okaz, un centre littéraire et commercial historique lié au patrimoine poétique de la région. (SPA)
Les peintures murales représentent les sites naturels et historiques de Taif, notamment la montagne Al-Hada, les roseraies de Taif et les palais traditionnels Hijazi. D'autres s'inspirent de Souq Okaz, un centre littéraire et commercial historique lié au patrimoine poétique de la région. (SPA)
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  • Il présente aux visiteurs les contributions des pionniers de la littérature par le biais d'un contenu visuel et narratif accessible
  • Organisé par la Commission de la littérature, de l'édition et de la traduction, le festival se déroule jusqu'au 15 janvier et présente 42 maisons d'édition renommées d'Arabie saoudite et d'outre-mer

TAIF : Une section spéciale mettant en lumière les principales figures littéraires saoudiennes fait partie du festival des écrivains et des lecteurs de Taif.

Cette section explore la vie d'écrivains, de poètes et d'auteurs éminents qui ont façonné le paysage créatif du Royaume, influençant la littérature, le journalisme, le théâtre et la pensée intellectuelle.

Il présente aux visiteurs les contributions des pionniers de la littérature par le biais d'un contenu visuel et narratif accessible, a rapporté dimanche l'agence de presse saoudienne.

Organisé par la Commission de la littérature, de l'édition et de la traduction, le festival se déroule jusqu'au 15 janvier et présente 42 maisons d'édition renommées d'Arabie saoudite et d'outre-mer, offrant aux visiteurs la possibilité d'explorer les dernières œuvres en matière de littérature, de philosophie et de connaissances générales.

Par ailleurs, la section des peintures murales interactives du festival invite les visiteurs à découvrir des panneaux d'art ouverts, leur permettant ainsi de contribuer aux caractéristiques et à l'identité de la ville.

Les peintures murales représentent les sites naturels et historiques de Taif, notamment la montagne Al-Hada, les roseraies de Taif et les palais traditionnels Hijazi. D'autres s'inspirent de Souq Okaz, un centre littéraire et commercial historique lié au patrimoine poétique de la région.

Conçues par un artiste plasticien, elles mêlent des éléments d'inspiration folklorique à une expression imaginative, créant une expérience de collaboration qui célèbre la beauté de la ville et rapproche l'art du public.


Qu’est-ce qui fait de la rose de Taïf un produit de parfumerie aussi précieux ?

La participation des artisans parfumeurs s'inscrit dans le cadre de l'initiative du Festival de Jazan visant à redynamiser l'artisanat traditionnel. (SPA)
La participation des artisans parfumeurs s'inscrit dans le cadre de l'initiative du Festival de Jazan visant à redynamiser l'artisanat traditionnel. (SPA)
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  • La rose de Taïf est l’un des produits de parfumerie naturels les plus précieux du Royaume, reconnue pour son arôme exceptionnel et son lien étroit avec le patrimoine, l’agriculture et le tourisme de la région
  • Cultivée sur plus de 910 fermes, sa production repose sur une récolte manuelle très brève (45 jours), nécessitant environ 12 000 roses pour obtenir un seul tola d’huile

TAÏF : Réputées pour leur arôme exceptionnel et le soin minutieux exigé à chaque étape de leur culture, de leur récolte et de leur transformation, les roses de Taïf comptent parmi les produits naturels de parfumerie les plus précieux du Royaume. Elles constituent également des symboles agricoles et culturels majeurs, profondément liés au patrimoine et au tourisme de la région.

Les fermes de roses de Taïf — plus de 910 exploitations réparties entre Al-Hada, Al-Shafa, Wadi Muharram, Al-Wahat, Al-Wahit et Wadi Liya — abritent environ 1 144 000 rosiers, cultivés sur près de 270 hectares de terres agricoles.

Ces exploitations produisent près de 550 millions de roses chaque année, toutes récoltées sur une période très courte n’excédant pas 45 jours, de début mars à fin avril.

Cette récolte permet d’obtenir environ 20 000 tolas d’huile de rose de Taïf. La production d’un seul tola nécessite près de 12 000 roses, cueillies manuellement à l’aube puis distillées dans les 24 heures afin de préserver la pureté et la qualité du parfum avant sa mise sur le marché. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com