L'Arabie saoudite cherche à réduire ses dépenses pour diminuer son déficit

Selon des données dévoilées mercredi par l'Arabie saoudite, l'économie du Royaume s'est contractée d'environ 7 % au cours du deuxième trimestre, alors que les économies de la région ont dû faire face au double coup de la pandémie de coronavirus et de la baisse continue des prix du pétrole. (Shutterstock)
Selon des données dévoilées mercredi par l'Arabie saoudite, l'économie du Royaume s'est contractée d'environ 7 % au cours du deuxième trimestre, alors que les économies de la région ont dû faire face au double coup de la pandémie de coronavirus et de la baisse continue des prix du pétrole. (Shutterstock)
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Publié le Jeudi 01 octobre 2020

L'Arabie saoudite cherche à réduire ses dépenses pour diminuer son déficit

  • L'Arabie saoudite a émis environ 84 milliards de riyals saoudiens en sukuk depuis le début de l'année
  • Les défis auxquels sont confrontées les économies régionales risquent de stimuler l'activité sur les marchés de la dette

LONDRES: Pour réduire son déficit, l'Arabie saoudite prévoit de réduire ses dépenses d'environ 7,5 % l'année prochaine pour atteindre 990 milliards de riyals saoudiens (224 milliards d’euros). En comparaison, les dépenses, cette année, s’élèvent à 1,07 trillions de riyals saoudiens, selon une déclaration budgétaire anticipée. 

Le Royaume prévoit un déficit budgétaire d'environ 12 % cette année, qui devrait descendre à 5,1 % l'année prochaine.

Selon des données dévoilées mercredi par l'Arabie saoudite, l'économie s'est contractée d'environ 7 % au cours du deuxième trimestre. Les économies de la région ont en effet dû faire face au double coup de la pandémie de coronavirus et de la baisse continue des prix du pétrole.

Le taux de chômage chez les Saoudiens a augmenté pour atteindre 15,4 % au deuxième trimestre, contre 11,8 % au premier trimestre de l'année.

Les défis auxquels sont confrontées les économies régionales risquent de stimuler l'activité sur les marchés de la dette, dans la mesure où les pays vendent des obligations pour aider à financer les dépenses.

L'Arabie saoudite a déjà émis environ 84 milliards de riyals saoudiens en sukuk depuis le début de l'année.

« Ces trois dernières années, le gouvernement a développé – en partant de rien – un marché intérieur des sukuk qui est en plein essor et qui lui a permis d'exploiter la demande croissante, tant nationale qu'internationale, d'actifs obligataires conformes à la charia », indique l'agence de notation financière Moody's dans un communiqué publié mercredi. 

« Cela a permis au Royaume de diversifier ses sources de financement par rapport à celles qui se présentaient lors du choc pétrolier de 2015-2016 et d'atténuer les pressions sur les liquidités, alors que les besoins de financement du gouvernement ont plus que doublé cette année », ajoute Moody's.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
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  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.

 


Liban: nouvelle frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth

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  • L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth
  • Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan

BEYROUTH: L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et les images de l'AFPTV.

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.