Décollage réussi pour Arab News en français

La mythique tour Burj Khalifa à Dubai a été illuminée hier aux couleurs de la France et d’Arab News en Français à l’occasion du lancement du site qui a coïncidé avec la fête nationale du 14 juillet. (Photo Arab News en français).
La mythique tour Burj Khalifa à Dubai a été illuminée hier aux couleurs de la France et d’Arab News en Français à l’occasion du lancement du site qui a coïncidé avec la fête nationale du 14 juillet. (Photo Arab News en français).
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Publié le Mardi 12 janvier 2021

Décollage réussi pour Arab News en français

  • Malgré les difficultés liées à la pandémie de coronavirus qui impose de nouvelles règles de distanciation sociale, Arab News en français jette un nouveau pont linguistique entre les peuples
  • Le lancement de la plateforme a eu lieu officiellement le 14 juillet, une date hautement symbolique qui a été choisie afin de créer un trait d’union supplémentaire avec la France

Hier, mardi 14 juillet, jour hautement symbolique pour la France, Arab News en français a créé l’événement en célébrant virtuellement sa mise en ligne officielle. Plateforme d’information basée entre Dubaï, Riyad et Paris, Arab News en Français se donne pour mission de jeter de nouveaux ponts entre le monde arabe et les communautés francophones. Précautions sanitaires obligent, l’événement s’est déroulé sur Zoom.

Pour l’ouverture de la cérémonie, la parole a été donnée à Ismail Omar Guelleh, président de la république de Djibouti ; au Dr Majid Al-Qasabi, ministre saoudien de l’Information par intérim ; à François Gouyette, ambassadeur de France en Arabie saoudite ; et enfin à Faisal J. Abbas, rédacteur en chef d’Arab News.

Burj Khalifa illumine aux couleurs d'Arab News

L’événement a été marqué par la signature d’un accord de collaboration entre Arab News en français et la Commission royale d’AlUla, site archéologique majestueux, en cours de réhabilitation dans le cadre du plan de développement 2030 posé par le prince héritier Mohammad ben Salman. Les deux organismes étaient respectivement représentés par Randa Takieddine, correspondante en chef du bureau d’Arab News à Paris ; et Hanouf Houthan, déléguée de la Commission royale pour AlUla. 

La cérémonie s’est poursuivie avec la performance de la chanteuse d’opéra saoudienne Sawsan Al-Bahiti. La chanteuse avait choisi d’interpréter pour l’occasion la très symbolique Vie en Rose d’Édith Piaf. La célébration s’est achevée en apothéose avec un somptueux feu d’artifices, et l’illumination de la façade de Burj Khalida aux couleurs de la France, qui arborait à cette occasion le logo d’Arab News en français, et ces quelques mots simples et sincères : « Bonne fête nationale ! ». Un message, qui, posté sur la plus haute tour du monde, a pris une signification toute particulière. 

Parallèlement aux messages et vœux transmis au cours de la cérémonie, les réactions ont plu sur les réseaux sociaux. On retiendra notamment les déclarations d’Adel Al-Jubeir, ministre d’État saoudien des Affaires étrangères : « L’humanité partage des valeurs communes renforcées par les liens culturels, et la langue constitue l’un des principaux vecteurs de leur transmission. C’est la raison pour laquelle Arab News, avec son édition en langue française, devient un canal de communication privilégié entre un média arabe indépendant et des lecteurs de langue française partout dans le monde. », a-t-il ajouté par la suite.  

Selon Nayla Tuéni, présidente du conseil d’administration et éditorialiste du quotidien AnNahar : « La création d’une version française d’Arab News pose un nouveau jalon important dans l’histoire du journal et mérite les félicitations de tous les médias de la région. Il sera sans aucun doute un événement marquant pour le groupe. Arab News en français constituera une passerelle pour le rapprochement entre les peuples et les pays européens, mais aussi la région et le monde, promouvant l’entente et une meilleure compréhension des cultures, loin des clichés. Cela renforcera également la cohésion sociale entre les peuples du Moyen-Orient. » 

En pleine période de restriction de déplacements et de contacts, en raison de la pandémie de coronavirus, la plupart des réactions au lancement d’Arab News en Français ont mis l’accent sur l’importance que représentait le défi - relevé en une poignée de semaines - de créer de nouveaux ponts entre les peuples, notamment du Moyen-Orient et du Golfe et la communauté francophone. 

 


Le ministre saoudien des Affaires étrangères arrive au Caire pour rencontrer le président égyptien

 Le prince Faisal bin Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères. (SPA)
Le prince Faisal bin Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères. (SPA)
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  • Le Prince Faisal bin Farhan discutera des développements régionaux avec les responsables égyptiens
  • Il devrait rencontrer le président Abdel Fattah El-Sisi lundi et son homologue égyptien Badr Abdelatty, selon l'agence de presse saoudienne


LONDRES : Le prince Faisal ben Farhane, ministre saoudien des Affaires étrangères, est arrivé dimanche soir au Caire pour une visite officielle.

Il devrait rencontrer le président Abdel Fattah El-Sisi lundi et son homologue égyptien Badr Abdelatty, selon l'agence de presse saoudienne.

Le prince Fayçal discutera des moyens de renforcer les relations saoudo-égyptiennes dans divers secteurs, et les discussions porteront également sur les développements régionaux, a ajouté l'agence de presse saoudienne.


Soudan: plus de 100 morts dans des combats en une semaine au Darfour

Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales. (AFP)
Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales. (AFP)
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  • L'attaque a conduit à la mort des chefs militaires Moussa Saleh Daglo et Awad Moussa Saleh Daglo, selon un témoin qui a assisté aux enterrements
  • Ce témoin qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le chef de l'administration locale, Bachir Barma Berkah, comptait également parmi les victimes

PORT-SOUDAN: Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales.

Un conflit oppose depuis avril 2023 l'armée aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) qui contrôlent notamment les cinq capitales de la vaste région du Darfour.

Les FSR ont ensuite concentré leur offensive sur la région voisine du Kordofan mais des combats continuent sporadiquement au Darfour.

"51 civils ont été tués (samedi) dans des frappes de drones de l'armée sur el-Zurq", a indiqué une source médicale de l'hôpital de cette ville, précisant que l'attaque avait visé un marché et des zones civiles.

Cette ville de l'Etat du Darfour-Nord abrite la résidence de certains membres de la famille du général Mohamed Daglo, le chef des paramilitaires.

L'attaque a conduit à la mort des chefs militaires Moussa Saleh Daglo et Awad Moussa Saleh Daglo, selon un témoin qui a assisté aux enterrements.

Ce témoin qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le chef de l'administration locale, Bachir Barma Berkah, comptait également parmi les victimes.

Centrale électrique bombardée 

Une autre source médicale a fait état de 63 civils tués et 57 blessés à Kernoi dans des attaques attribuées cette fois aux FSR.

Située à environ 170 km à l'ouest d'El-Zurq, Kernoi est tenue par des forces alliées à l'armée.

Des sources locales ont indiqué que 17 personnes étaient également portées disparues à l'issue de ces attaques.

Depuis fin décembre, plus de 7.500 personnes ont fui les localités de Kernoi et la loclité proche d'Oum Barou, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Nombreux d'entres elles font partie de l'ethnie Zaghawa, ciblée par les FSR et dont certains membres ont combattu dans les rangs des forces alliées à l'armée.

Fin octobre, les FSR se sont emparées d'El-Facher, la dernière capitale du Darfour qui leur échappait encore, asseyant leur domination sur l'ensemble du Darfour. Elles ont alors été accusées par des ONG et témoins de nombreuses exactions.

Depuis, les paramilitaires ont mené des attaques près la frontière tchadienne où se trouve notamment Kernoi. Ils ont surtout dirigé leur offensive au Kordofan voisin, région centrale stratégique qui se trouve sur l'axe entre le Darfour et la capitale Khartoum, que l'armée a reprise en mars.

Les FSR encerclent notamment la ville d'el-Obeid, capitale du Kordofan-Nord, où le courant a été coupé dimanche après une frappe de drone qui a visé sa centrale électrique, selon la compagnie d'électricité nationale.

"La centrale d'el-Obeid a été la cible à l'aube d'une attaque de drones qui a provoqué un incendie (...) entraînant l'interruption de l'alimentation électrique", a déclaré l'entreprise Soudan Electricité, précisant que la défense civile tentait de maîtriser l'incendie. Elle a imputé l'attaque à la "milice", en référence aux FSR.

Le 31 décembre, des forces alliées à l'armée avaient annoncé la reprise aux FSR de plusieurs villes situées au sud d'el-Obeid.

Selon une source militaire, cette progression pourrait ouvrir la route entre el-Obeid et Dilling", une ville assiégée par les FSR du Kordofan-Sud, tout comme la capitale Kadougli.

Depuis mi-décembre, plus de 11.000 personnes ont fui les régions du Kordofan-Sud et Kordofan-Nord "en raison d'une recrudescence des violences", selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le conflit au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, déraciné des millions de personnes et provoqué ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde".

Les différentes tentatives de médiation pour mettre fin aux combats ont échoué.

 


Liban: deux morts dans une frappe israélienne 

Deux personnes ont été tuées dimanche dans un bombardement israélien sur le sud du Liban, ont annoncé les autorités libanaises, Israël indiquant de son côté avoir visé un membre du Hezbollah. (AFP)
Deux personnes ont été tuées dimanche dans un bombardement israélien sur le sud du Liban, ont annoncé les autorités libanaises, Israël indiquant de son côté avoir visé un membre du Hezbollah. (AFP)
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  • Le ministère de la Santé libanais a précisé que les deux personnes avaient été tuées dans une "frappe de l'ennemi israélien sur leur véhicule" près de la ville de Jmaijmeh, à 10 kilomètres de la frontière avec Israël
  • L'armée israélienne a de son côté déclaré dans un communiqué avoir "frappé" un membre du Hezbollah dans la zone, "en réponse à la violation continue du cessez-le-feu par le Hezbollah", qu'elle accuse de se réarmer

BEYROUTH: Deux personnes ont été tuées dimanche dans un bombardement israélien sur le sud du Liban, ont annoncé les autorités libanaises, Israël indiquant de son côté avoir visé un membre du Hezbollah.

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à plus d'un an d'hostilités, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, disant viser le mouvement islamiste pro-iranien.

Le ministère de la Santé libanais a précisé que les deux personnes avaient été tuées dans une "frappe de l'ennemi israélien sur leur véhicule" près de la ville de Jmaijmeh, à 10 kilomètres de la frontière avec Israël.

L'armée israélienne a de son côté déclaré dans un communiqué avoir "frappé" un membre du Hezbollah dans la zone, "en réponse à la violation continue du cessez-le-feu par le Hezbollah", qu'elle accuse de se réarmer.

Sous forte pression américaine et la crainte d'une intensification des bombardements israéliens, Beyrouth s'est engagé à désarmer le Hezbollah, sorti très affaibli de la guerre meurtrière avec Israël.

L'armée libanaise s'était engagée à démanteler d'ici la fin de l'année 2025 les structures militaires du Hezbollah - qui s'y oppose - entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Une réunion gouvernementale est prévue jeudi pour un point sur la situation. Une autre est aussi prévue dans la semaine du comité de surveillance du cessez-le-feu, qui comprend en plus du Liban et d'Israël, les Etats-Unis, la France et l'ONU.

Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar a salué dimanche sur X les "efforts" du gouvernement et de l'armée libanaise, ajoutant toutefois qu'ils étaient "loin d'être suffisants".

Au moins 350 personnes ont été tuées par des tirs israéliens au Liban depuis le cessez-le-feu, selon un bilan de l'AFP basé sur les chiffres du ministère libanais de la Santé.