Sahara occidental: le nouvel émissaire de l'ONU au Maroc

Le nouvel émissaire de l'ONU pour le Sahara occidental, l'Italien Staffan de Mistura. (Photo, AFP)
Le nouvel émissaire de l'ONU pour le Sahara occidental, l'Italien Staffan de Mistura. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 13 janvier 2022

Sahara occidental: le nouvel émissaire de l'ONU au Maroc

  • «Il rencontrera des responsables marocains à Rabat et ensuite des responsables du Front Polisario (indépendantiste: ndlr) à Tindouf et Rabouni» en Algérie, qui abritent des camps de réfugiés sahraouis, a précisé Stéphane Dujarric
  • Il s'agit d'un «premier contact», souligne-t-on côté marocain

RABAT: Le nouvel émissaire de l'ONU pour le Sahara occidental, l'Italien Staffan de Mistura, est arrivé mercredi à Rabat, première étape d'une tournée régionale qui doit le conduire aussi en Algérie, a annoncé le porte-parole de l'Organisation. 

Il « a commencé sa première visite dans la région ». « Il rencontrera des responsables marocains à Rabat et ensuite des responsables du Front Polisario (indépendantiste: ndlr) à Tindouf et Rabouni » en Algérie, qui abritent des camps de réfugiés sahraouis, a précisé Stéphane Dujarric lors de son point-presse quotidien.   

L'émissaire « prévoit aussi de se rendre à Alger et à Nouakchott lors de son voyage », a ajouté le porte-parole sans autre détail sur ces étapes, en indiquant sa volonté « d'entendre les points de vue de toutes les parties concernées sur la manière de progresser vers une reprise constructive du processus politique sur le Sahara occidental ». 

La tournée régionale de l'envoyé onusien -- qui se déroule dans un contexte de vive rivalité  entre Rabat et Alger -- a débuté dans la plus grande discrétion. Son arrivée à Rabat n'a pas été confirmée de source officielle.  

Il s'agit d'un « premier contact », souligne-t-on côté marocain.  

Selon des médias régionaux, après l'étape marocaine, M. de Mistura se rendra dans des camps sahraouis le week-end prochain, puis à Alger avant de terminer sa mission en Mauritanie le 19 janvier. 

Staffan de Mistura, bientôt 75 ans et basé à Bruxelles, a pris ses fonctions en novembre, alors que l'Algérie a rompu fin août ses relations diplomatiques avec le Maroc, accusant le royaume chérifien « d'actions hostiles » sur fond de querelle sur le dossier du Sahara occidental. 

L'Algérie a marqué sa vive opposition à une reprise de négociations sous forme de tables rondes comme celles qui avaient été organisées en Suisse par le précédent émissaire de l'ONU, l'ex-président allemand Horst Köhler, démissionnaire à la mi-2019 faute d'avoir obtenu des résultats significatifs.   

La dernière table ronde s'était tenue au printemps 2019 en présence du Maroc, du Polisario, de l'Algérie et de la Mauritanie. 

Le Sahara occidental, ex-colonie espagnole, est considéré comme un « territoire non autonome » par l'ONU en l'absence d'un règlement définitif. Il oppose depuis des décennies le Maroc au indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par Alger. 

Rabat, qui contrôle près de 80% de ce vaste territoire désertique au riche sous-sol et bordant des eaux poissonneuses, propose un plan d'autonomie sous sa souveraineté.  

Le Polisario réclame pour sa part le référendum d'autodétermination sous l'égide de l'ONU qui avait été prévu lors de la signature en 1991 d'un cessez-le feu mais jamais concrétisé. 

Dans un récent discours, le roi du Maroc Mohammed VI a plaidé pour un « règlement pacifique » du conflit mais il a réaffirmé que la ‘Marocanité’ du Sahara ne sera jamais à l'ordre du jour d'une quelconque tractation ». 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a lui appelé les parties au conflit à reprendre les négociations « sans conditions préalables et de bonne foi ». 


Les frappes israéliennes au Liban ont fait 380 morts depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban. (AFP)
L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban. (AFP)
Short Url
  • L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban
  • "Des avions de combat ennemis ont frappé hier soir une maison habitée à Kfar Dounine, faisant six morts et sept blessés, qui ont été transportés vers des hôpitaux de Tyr"

BEYROUTH: Les frappes israéliennes au Liban ont fait 380 morts depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu 

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban.

"Des avions de combat ennemis ont frappé hier soir une maison habitée à Kfar Dounine, faisant six morts et sept blessés, qui ont été transportés vers des hôpitaux de Tyr", a écrit l'Ani. Malgré une trêve théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, Israël a poursuivi le pilonnage de plusieurs régions du Liban, et le mouvement pro-iranien Hezbollah continue de revendiquer des attaques contre des cibles israéliennes.

 


Cisjordanie: 70 enfants palestiniens tués depuis le début des opérations israéliennes 

Soixante-dix enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début des opérations israéliennes en janvier 2025, a dénoncé mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), qui précise que 93% d'entre eux ont été tués par les forces israéliennes. (AFP)
Soixante-dix enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début des opérations israéliennes en janvier 2025, a dénoncé mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), qui précise que 93% d'entre eux ont été tués par les forces israéliennes. (AFP)
Short Url
  • "La plupart de ceux qui ont été tués ou blessés l'ont été par des balles réelles", a encore relevé le porte-parole de l'Unicef
  • Il a souligné que l'Unicef appelle les autorités israéliennes à "prendre des mesures immédiates et décisives pour empêcher que d'autres enfants palestiniens ne soient tués ou mutilés, et pour protéger leurs foyers, leurs écoles et leur accès à l'eau

GENEVE: Soixante-dix enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début des opérations israéliennes en janvier 2025, a dénoncé mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), qui précise que 93% d'entre eux ont été tués par les forces israéliennes.

"Les enfants paient un prix intolérable en raison de l'escalade des opérations militaires et des attaques des colons menées dans toute la Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est", a déclaré un porte-parole de l'Unicef, James Elder, lors d'un point presse à Genève.

"Ainsi, entre janvier 2025 et aujourd'hui, au moins un enfant palestinien a été tué en moyenne chaque semaine en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem sous contrôle israélien. Cela représente 70 enfants palestiniens tués sur cette période, a-t-il ajouté, indiquant qu'il y a eu également 850 autres enfants blessés sur la même période.

Il a précisé que 93% des enfants tués l'ont été "par les forces israéliennes".

"La plupart de ceux qui ont été tués ou blessés l'ont été par des balles réelles", a encore relevé le porte-parole de l'Unicef.

Il a souligné que l'Unicef appelle les autorités israéliennes à "prendre des mesures immédiates et décisives pour empêcher que d'autres enfants palestiniens ne soient tués ou mutilés, et pour protéger leurs foyers, leurs écoles et leur accès à l'eau, conformément au droit international".

"L'Unicef appelle également les États membres disposant d'une influence à user de leur poids pour garantir le respect du droit international", a-t-il dit.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis le début de la guerre à Gaza déclenchée par l'attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur le sud d'Israël. En janvier 2025, l'armée israélienne a lancé une "opération antiterroriste" visant principalement les camps de réfugiés palestiniens de Cisjordanie.


Liban: six morts dans un bombardement israélien, selon l'agence officielle

Des habitants inspectent les décombres d’un bâtiment dans le village libanais de Kfar Dounine, dans le sud du Liban, le 25 janvier 2026, après qu’il a été touché par une frappe israélienne. (photo d’archive AFP)
Des habitants inspectent les décombres d’un bâtiment dans le village libanais de Kfar Dounine, dans le sud du Liban, le 25 janvier 2026, après qu’il a été touché par une frappe israélienne. (photo d’archive AFP)
Short Url
  • Une frappe aérienne israélienne sur une maison à Kfar Dounine, dans le sud du Liban, a fait six morts et sept blessés malgré la trêve en vigueur depuis le 17 avril
  • Israël poursuit ses bombardements tandis que le Hezbollah continue ses attaques contre des cibles israéliennes, alors que de nouvelles discussions entre les deux pays sont prévues à Washington cette semaine

BEYROUTH: L'Agence nationale d'information (ANI, officielle) libanaise a annoncé la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban.

"Des avions de combat ennemis ont frappé hier soir une maison habitée à Kfar Dounine, faisant six morts et sept blessés, qui ont été transportés vers des hôpitaux de Tyr", a écrit l'ANI mardi.

Par ailleurs, l'armée israélienne a ordonné sur les réseaux sociaux aux habitants de la petite ville de Sohmor, dans la vallée de la Bekaa (est), d'évacuer en prévision de bombardements.

Malgré une trêve théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, Israël a poursuivi le pilonnage de plusieurs régions du Liban, et le mouvement pro-iranien Hezbollah continue de revendiquer des attaques contre des cibles israéliennes.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans une nouvelle guerre le 2 mars en attaquant Israël au moyen de roquettes pour venger la mort du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre Téhéran. Israël a répondu en menant des frappes massives et une incursion terrestre dans le sud.

Le dernier bilan des frappes israéliennes, actualisé lundi par le ministère libanais de la Santé, s'élève à 2.869 morts depuis le début de la guerre, dont des dizaines de personnes tuées depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

De nouvelles discussions sont prévues jeudi et vendredi à Washington entre le Liban et Israël.