Le feu vert de l'ONU pour l'aide à Idlib met en relief les souffrances de la guerre en Syrie

Des enfants assistent à un événement en plein air célébrant la Journée mondiale de l'enfance au camp de Haranbouch pour les Syriens déplacés, le 20 novembre 2021. (Photo, Omar Haj Kadour / AFP)
Des enfants assistent à un événement en plein air célébrant la Journée mondiale de l'enfance au camp de Haranbouch pour les Syriens déplacés, le 20 novembre 2021. (Photo, Omar Haj Kadour / AFP)
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Publié le Jeudi 13 janvier 2022

Le feu vert de l'ONU pour l'aide à Idlib met en relief les souffrances de la guerre en Syrie

  • Les Casques blancs affirment que les attaques du régime d’Al-Assad et de ses alliés militaires étrangers se sont intensifiées ces derniers mois
  • Les militants affirment que les enfants du nord-ouest de la Syrie sont traumatisés et incapables d'aller à l'école à cause des bombardements constants

WASHINGTON: Les frappes aériennes qui ciblent les infrastructures civiles dans l'enclave d'Idlib en Syrie, tenue par les rebelles, sont devenues si fréquentes ces derniers mois qu'elles ont cessé d'être prises en considération par de nombreux médias occidentaux, selon des militants des droits de l'homme.
Selon la Défense civile syrienne, les premiers intervenants affiliés aux rebelles, également connus sous le nom de Casques blancs, les attaques du régime de Bachar al-Assad et de ses alliés militaires étrangers se sont intensifiées, mutilant et tuant des dizaines d'enfants.
Une photo publiée par les Casques blancs à la mi-novembre montre des premiers intervenants soulevant le corps sans vie d'une petite fille des décombres de ce qui était sa maison. De telles images faisaient autrefois la une des journaux. Aujourd’hui, elles sont à peine visibles sur le radar des médias.
Depuis juin de cette année, les Casques blancs ont recensé la mort de 63 enfants lors d'attaques aériennes et d'artillerie contre le nord-ouest de la Syrie, sous le contrôle des rebelles. Pour souligner le problème, le groupe a lancé une campagne d’hashtag sur les réseaux sociaux, #ChildrenUnderAttack (enfants attaqués).
Le nord-ouest de la Syrie bénéficie d’un minimum d'attention médiatique chaque fois que l'ONU prolonge une mesure autorisant l'aide transfrontalière dans la région pour une période de six mois, comme ce fut le cas lundi. Environ trois millions de personnes vivent à Idlib, qui échappe toujours au contrôle du régime d'Al-Assad.
Le feu vert pour la poursuite de l’acheminement de l’aide humanitaire par le point de passage de Bab al-Hawa, à la frontière syro-turque, a été donné bien que le gouvernement d’Al-Assad n'ait pas approuvé cette décision et que le Conseil de sécurité n'ait pas voté sur la question.

Des volontaires des Casques blancs syriens fouillent les décombres d'un bâtiment détruit par l'explosion d'une bombe à Idlib. (Photo AFP)


De nombreux analystes soutiennent qu'Al-Assad a «gagné» la guerre civile syrienne et que la communauté internationale doit donc accepter le nouveau statu quo. Cependant, les enseignants des zones contrôlées par les rebelles ont souligné que le monde avait tort de fermer les yeux sur les crimes du régime.
Le personnel scolaire d'Idlib a récemment publié une lettre ouverte avec l'aide d'une organisation caritative basée au Royaume-Uni, The Syria Campaign, exhortant les dirigeants mondiaux à ne pas oublier les enfants de la région qui vivent sous des bombardements quasi quotidiens.
«Nous sommes les enseignants des élèves du nord-ouest de la Syrie qui sont délibérément pris pour cibles dans leurs maisons, leurs salles de classe et alors qu'ils se rendent à pied à l'école», peut-on lire dans la lettre. «Nous allons au travail craignant une autre attaque et une autre journée traumatisante qui, nous le savons, affectera nos élèves pour le reste de leur vie.»
«Notre lettre ne pourrait être plus urgente. Tôt le mercredi 20 octobre, quatre élèves et notre collègue, le professeur d'arabe Qamar Hafez, ont été tragiquement tués sur le chemin de l'école lorsque les forces gouvernementales syriennes ont attaqué la ville d'Ariha, dans le sud d'Idlib, avec des obus d'artillerie.
«Un million d'enfants à Idlib sont terrifiés à l'idée d'être les prochaines victimes ou de perdre leur meilleur ami à tout moment. Comme les enseignants du monde entier, nous sommes profondément engagés envers les enfants que nous enseignons, et nous faisons tout notre possible afin d’essayer de les protéger, mais cela ne suffit pas. Nous avons besoin que les dirigeants mondiaux mettent fin aux attaques et veillent à ce que les enfants soient en sécurité et puissent poursuivre leur éducation.»
Les enfants ont été les plus durement touchés par le conflit syrien, qui a commencé il y a plus de dix ans lorsque des manifestations antigouvernementales se sont heurtées à une répression violente, déclenchant une guerre civile.
Selon le Réseau syrien pour les droits de l'homme, un autre observateur basé au Royaume-Uni, au moins 29 661 enfants ont été tués en Syrie depuis mars 2011, dont 22 930 aux mains des forces du régime.
Dans son dernier rapport, publié le 20 novembre pour coïncider avec la Journée mondiale de l'enfance, le réseau indique qu'au moins 1 197 écoles et 29 crèches ont été complètement ou partiellement détruites en Syrie depuis mars 2011.

Des enfants se rendent à la première journée d'école dans un village de la campagne de la province d'Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, le 9 octobre 2021. (Photo, Omar Haj Kadour / AFP)


On estime que 2,5 millions d'enfants en Syrie ne sont pas scolarisés, et 1,6 million d’autres risquent d'abandonner l’école, selon l'UNICEF, qui évalue que neuf enfants sur dix en Syrie vivent dans la pauvreté et plus de 5 700 enfants, certains âgés de sept ans seulement, ont été recrutés pour combattre.
Selon l'UNICEF, 512 enfants ont été tués dans des attaques l'année dernière, la plupart dans le nord-ouest de la Syrie. Environ 1,7 million d'enfants vulnérables résident dans les zones tenues par les rebelles, la plupart ayant été déplacés à plusieurs reprises par les offensives successives du régime. Il y a actuellement au moins 2,5 millions d'enfants déplacés en Syrie.
Les premiers intervenants ont répertorié l'impact de la guerre sur la santé mentale des enfants vivant dans les camps de déplacés de la région. Les travailleurs humanitaires ont qualifié cette tendance de «catastrophe psychologique qui menace cette génération et les générations futures de la Syrie».
S'adressant à Arab News, Layla Hasso, directrice du plaidoyer syrien pour le réseau Hurras, une ONG de protection de l'enfance, a déclaré: «L'objectif est de terrifier le demi-million d'enfants qui vivent dans la province d'Idlib et d'envoyer un message clair à leurs familles qu'il n'y a pas d'avenir pour leurs enfants ici. C'est pourquoi les civils sont pris pour cible dans leurs maisons, leurs écoles et leurs hôpitaux.
«C'est ce que j'appelle du terrorisme et cela doit cesser. La communauté internationale ne peut pas continuer à fermer les yeux sur cette horreur.»
Cependant, des preuves non confirmées suggèrent que le public international est fatigué par le flux incessant d'images de dévastation qui proviennent de la région. Par conséquent, l'inquiétude mondiale à l’égard de la Syrie et son peuple a sensiblement diminué ces dernières années.
Les analystes affirment que cette indifférence, associée à l'inaction du Conseil de sécurité de l'ONU, a encouragé le régime à poursuivre sa campagne de bombardements. En donnant à la crise syrienne un visage humain, l’organisation des droits de l'homme «The Syria Campaign» espère raviver l'intérêt international pour le sort des enfants d'Idlib.
«Les enseignants se sont réunis dans le but d’écrire cette lettre afin de rappeler aux dirigeants mondiaux que les forces syriennes et russes continuent de bombarder des civils, surtout des enfants, dans le nord-ouest de la Syrie, sans aucune responsabilité», a déclaré à Arab News, Sara Hachach, directrice des communications chez «The Syria Campaign».
«Les enfants du nord-ouest de la Syrie sont traumatisés et incapables d'aller à l'école à cause des bombardements et des déplacements constants. Un enfant a été tué presque tous les deux jours au cours des quatre derniers mois.»
«Le 15 novembre, deux enfants ont été tués par des tirs d'artillerie du régime syrien sur Kafr Nouran, dans la campagne d'Alep. Il est frustrant que beaucoup de ces attaques ne bénéficient plus d'une large couverture médiatique.»

Des photos de victimes du régime syrien sont affichées lors d'une manifestation à Coblence, en Allemagne, lors du procès de deux anciens responsables syriens accusés de crimes contre l'humanité. (Photo, AFP)


Le résultat du silence des médias sur la question s'est traduit par une inaction politique. Le régime d'Al-Assad est déjà accueilli de nouveau dans le giron régional. Nombreux sont ceux qui pensent que ce n'est peut-être qu'une question de temps avant que les puissances occidentales et arabes modérées acceptent qu'Al-Assad soit là pour rester.
Dans des commentaires aux journalistes le 11 novembre, Ned Price, porte-parole du département d'État américain, a déclaré que l'administration Biden «n’exprimera aucun soutien aux efforts visant à normaliser ou à réhabiliter Bachar al-Assad, qui est un dictateur brutal.»
Il a affirmé qu'«il n'y a eu aucun changement dans notre position et Bachar al-Assad n'a certainement rien dit qui puisse redorer son image ou qui puisse suggérer que lui ou son régime change de voie.»
Dans sa chronique dans Asharq al-Awsat, le commentateur syrien Ibrahim Hamidi a récemment développé: «En l'état actuel des choses, la marge de manœuvre pour la confrontation se limite désormais à deux options: la première consiste à engager Assad et à mettre fin à l'isolement de Damas dans l'espoir d’atténuer l'influence de l'Iran. Certains pays arabes sont en effet allés de l'avant avec la normalisation, exigeant que Damas commence à réduire l’influence de l'Iran en Syrie et dans la région.
«La deuxième option consiste à miser sur le leadership du président russe, Vladimir Poutine, et sur sa capacité à maîtriser l'Iran. Cette option découle de la position selon laquelle la guerre avait rapproché Poutine et le guide suprême iranien, Ali Khamenei, en Syrie, mais la paix et la normalisation les sépareront.»

Les enfants au nord-ouest de la Syrie ne peuvent pas aller à l'école à cause des bombardements et des déplacements constants. (Photo, AFP)

 

EN CHIFFRES

2,5 millions d'enfants non scolarisés en Syrie.
9/10 vivent dans la pauvreté.
5 700 recrutés pour combattre.
(Source: UNICEF)

Un avion MiG-23 de l'armée de l'air syrienne largue une charge d’explosifs lors d'une frappe aérienne dans la ville d'Arbin, tenue par les rebelles, dans la région de la Ghouta orientale, dans la banlieue de Damas, le 7 février 2018. (Photo, AFP)

Selon Sara Hachach, l'effort de normalisation reste limité aux dirigeants régionaux, pour le meilleur ou pour le pire. «Au niveau international, Al-Assad est toujours largement isolé et dépendant du soutien de la Russie et de l'Iran, et lourdement sanctionné par les États-Unis et l'UE», a-t-elle déclaré à Arab News.
«Il faut rappeler aux dirigeants régionaux qui semblent être prêts à tourner la page sur les crimes d'Al-Assad qu'il ne peut y avoir de paix réelle en Syrie sans justice et sans responsabilité.»
Selon les Casques blancs, le nombre de victimes civiles a augmenté de façon spectaculaire depuis que le régime syrien et la Russie ont commencé à utiliser l'artillerie à guidage laser de Krasnopol. Le groupe des Casques blancs affirme que plusieurs membres d'une même famille sont souvent tués dans de telles frappes.
Les Casques blancs prétendent que l'artillerie du régime syrien et les avions à réaction russes ont délibérément pris pour cibles des écoles et privé les enfants d’éducation.
Les rapports de la Commission d'enquête internationale indépendante des Nations unies sur la République arabe syrienne corroborent nombre de leurs affirmations selon lesquelles des zones résidentielles, des marchés et des installations médicales ont été délibérément ciblés, souvent sans discrimination.

Dans de nombreux cas, des familles entières sont tuées dans les bombardements et les obus aveugles du régime Assad. (Photo, AFP)


L'armée russe contrôlant l'espace aérien d'Idlib et exploitant une base aérienne dans la province voisine de Lattaquié, les travailleurs médicaux et humanitaires locaux sont sans équivoque les seuls qui peuvent dénoncer les responsables.
Le gouvernement russe a constamment et vigoureusement nié toute responsabilité dans les frappes aériennes, ainsi que les accusations selon lesquelles ses forces attaquent sans discrimination les civils.
Dans ce contexte de récits contradictoires, Hachach a un message pour les médias internationaux : ils doivent s’adresser aux Syriens pour amplifier leurs voix et s'assurer que leur récit est mis en avant lorsqu’ils rendent compte de ce pays déchiré par la guerre.
«Quand les histoires sont racontées, le monde écoute», a-t-elle soutenu.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
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  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
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  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".