Syrie: prolongation de six mois de l'aide transfrontalière sans nouveau vote à l'ONU

Cette photo montre les dégâts dans une rue de la ville syrienne centrale d'al-Qaryatain dans la province de Homs, en décembre 2021, infligés par des combats en 2015. (AFP)
Cette photo montre les dégâts dans une rue de la ville syrienne centrale d'al-Qaryatain dans la province de Homs, en décembre 2021, infligés par des combats en 2015. (AFP)
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Publié le Mardi 11 janvier 2022

Syrie: prolongation de six mois de l'aide transfrontalière sans nouveau vote à l'ONU

  • Le mécanisme transfrontalier dessert principalement les quelque 3 millions de personnes vivant dans la région d'Idleb dans le nord-ouest de la Syrie, qui échappe toujours au contrôle de Damas
  • Selon l'ONU, l'aide doit être acheminée par le biais des frontières et des lignes de front afin de répondre aux besoins humanitaires de tous les Syriens

NATIONS UNIES: L'aide humanitaire transfrontalière à la Syrie, sans autorisation de Damas, reste "essentielle" pour secourir sa population, a affirmé lundi l'ONU alors que cette mesure a été de facto prolongée de six mois sans nouveau vote du Conseil de sécurité.


Cette instance avait reconduit en juillet l'autorisation transfrontalière "pour une période de six mois, jusqu'au 10 janvier 2022", via le point de passage de Bab al-Hawa, à la frontière syrienne avec la Turquie. Le texte prévoyait "une extension de six mois supplémentaires, jusqu'au 10 juillet", sous réserve d'un rapport du secrétaire général de l'ONU.


Pour l'Occident, la reconduction jusqu'en juillet 2022 avait été interprétée comme automatique.


Dans son rapport remis en décembre, le chef de l'ONU, Antonio Guterres, avait souligné l'impossibilité de remplacer à ce stade le mécanisme transfrontalier par un mécanisme à travers les lignes de front à partir de Damas, que Moscou souhaite favoriser pour faire reconnaître la pleine souveraineté de la Syrie sur son territoire.


Le mécanisme transfrontalier dessert principalement les quelque 3 millions de personnes vivant dans la région d'Idleb dans le nord-ouest de la Syrie, qui échappe toujours au contrôle de Damas.


"L'acheminement transfrontalier de l'aide est essentiel", a souligné lundi le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, lors de son point-presse quotidien. "Nous avons besoin que l'aide soit acheminée par le biais des frontières et des lignes de front. Ce sont des éléments essentiels pour que nous puissions répondre aux besoins humanitaires de tous les Syriens", a-t-il fait valoir.


Interrogé sur l'absence de nouveau vote du Conseil de sécurité, il a répondu accueillir "favorablement toute décision" permettant à l'ONU "de poursuivre cette aide transfrontalière vitale".


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.