Procès du 13-Novembre: la cour d'assises spéciale face à un accusé mutique

Ce croquis créé le 6 janvier 2022, montre les coaccusés (de gauche) Osama Krayem, Mohamed Abrini, Mohamed Amri et Salah Abdeslam, le principal suspect des attentats, lors du procès du 13 novembre 2015 à Paris et Attentats de Saint-Denis, se déroulant dans une salle d'audience provisoire aménagée au Palais de Justice de Paris. (Photo, AFP)
Ce croquis créé le 6 janvier 2022, montre les coaccusés (de gauche) Osama Krayem, Mohamed Abrini, Mohamed Amri et Salah Abdeslam, le principal suspect des attentats, lors du procès du 13 novembre 2015 à Paris et Attentats de Saint-Denis, se déroulant dans une salle d'audience provisoire aménagée au Palais de Justice de Paris. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 13 janvier 2022

Procès du 13-Novembre: la cour d'assises spéciale face à un accusé mutique

Ce croquis créé le 6 janvier 2022, montre les coaccusés (de gauche) Osama Krayem, Mohamed Abrini, Mohamed Amri et Salah Abdeslam, le principal suspect des attentats, lors du procès du 13 novembre 2015 à Paris et Attentats de Saint-Denis, se déroulant dans une salle d'audience provisoire aménagée au Palais de Justice de Paris. (Photo, AFP)
  • «M. Krayem c'est bien d'être venu spontanément», l'a accueilli le président de la cour d'assises spéciale Jean-Louis Périès dont aucune question n'a reçu de réponse
  • Osama Krayem est suspecté d'être l'un des principaux protagonistes de la cellule à l'origine des attaques qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis le 13 novembre 2015

PARIS: Absent du box des accusés depuis le 25 novembre, sauf brièvement le 6 janvier à la demande de la cour, Osama Krayem s'est présenté à l'audience du procès du 13-Novembre jeudi pour son interrogatoire mais il est resté totalement muet, faisant usage de son droit au silence. 

« M. Krayem c'est bien d'être venu spontanément », l'a accueilli le président de la cour d'assises spéciale Jean-Louis Périès dont aucune question n'a reçu de réponse. 

Par la voix de son interprète, le Suédois de 29 ans, longs cheveux bruns, barbe épaisse sous un masque bleu, tout de noir vêtu, s'est contenté de dire en arabe qu'il n'avait aucune déclaration à faire et qu'il ne répondrait à aucune question. Il est ensuite resté assis fixant la cour d'un regard méprisant. 

Le 6 janvier, à la reprise du procès, son avocate, Me Margaux Durand-Poincloux avait lu une courte lettre de son client.  « Au début, je pensais m'exprimer devant cette cour. Puis, j'ai vu comment se déroulaient les débats et j'ai perdu espoir. Tout le monde fait semblant. Ce procès n'est qu'une illusion. Je ne pense plus aujourd'hui que m'exprimer sur ce qu'on me reproche change quoi que ce soit », écrivait M. Krayem. 

D'où cette audience étrange, caractérisée par un long monologue du président Périès. Le président a rendu compte de plusieurs procès-verbaux d'audition de l'accusé, arrêté en Belgique en avril 2016 après les attentats de Bruxelles. Il devait être un kamikaze du métro mais avait finalement fait demi-tour avec son sac. 

Suspecté d'être l'un des principaux protagonistes de la cellule à l'origine des attaques qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis le 13 novembre 2015, il est jugé à Paris pour son rôle présumé dans la fabrication, la détention ou le transport des ceintures d'explosifs ainsi que pour l'acquisition et la détention des armes de la cellule djihadiste à l'origine des attentats. 

« On avait envie de vous demander »  

« Vous avez combattu, assisté à des exactions en Syrie (...) On peut se demander le niveau que vous aviez atteint au sein de l'Etat islamique même si nous n'aurons pas de réponse sur ces éléments », a regretté le président Périès évoquant notamment le rôle de M. Krayem dans l'assassinat d'un pilote jordanien brûlé vif dans une cage. 

On a vu « la vidéo insoutenable » de cette exécution à l'audience, a rappelé M. Périès à l'adresse d'un accusé imperturbable. 

« On avait envie de vous demander si vous avez participé à des combats, où, quand, comment », a poursuivi le président face à un mur de silence. 

Le président n'a pas obtenu davantage de réponse quand il a cherché à détailler comment Osama Krayem, arrivé en Syrie en août 2014, au lendemain de son 22e anniversaire, était revenu en Europe, en septembre 2015, par « la route des migrants ». 

Selon la DGSI, Osama Krayem a fait partie en Syrie d'un bataillon « d'élite » de l'Etat islamique. « Ses membres recevaient une formation militaire et religieuse plus poussée que les autres combattants. (Ce bataillon) était chargé de missions stratégiques : prendre possession de points tactiques sur les champs de bataille, protéger les personnalités de Daech (acronyme de l'Etat islamique, ndlr). Mais aussi organiser les opérations extérieures », avait témoigné devant la cour un enquêteur de la DGSI en novembre. 

Rapportant des échanges entre Osama Krayem et sa soeur Asma, restée en Suède, le président Périès a rappelé que l'accusé lui avait confié en 2015 qu'il comptait mourir en martyr lors d'une opération suicide. 

Convoqués comme témoins par la cour d'assises spéciale, Asma et Anas Krayem, la soeur et le frère d'Osama Krayem, n'ont pas répondu aux demandes de la justice française. 

Après le président Périès, son premier assesseur, Frédérique Aline, interroge l'accusé sans rencontrer d'écho. 

« L’intérêt pour la cour d’assises, Monsieur, outre les faits qui vous sont reprochés, est de savoir s’il y a une évolution sur votre réflexion sur les thèses djihadistes auxquelles vous aviez adhérées. Pour bien juger... ». Osama Krayem ne desserre pas les lèvres. 


Le dernier vendeur de journaux à la criée de Paris fait "chevalier" par Macron

Le président français Emmanuel Macron (à gauche), remet la médaille de Chevalier de l'Ordre national du Mérite à Ali Akbar, qui vend des journaux dans les rues de Saint-Germain-des-Prés, dans la capitale française, depuis 50 ans, à l'Élysée, à Paris, le 28 janvier 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron (à gauche), remet la médaille de Chevalier de l'Ordre national du Mérite à Ali Akbar, qui vend des journaux dans les rues de Saint-Germain-des-Prés, dans la capitale française, depuis 50 ans, à l'Élysée, à Paris, le 28 janvier 2026. (AFP)
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  • Emmanuel Macron a décoré Ali Akbar, dernier vendeur de journaux à la criée de Paris, chevalier de l'Ordre national du mérite, saluant son parcours exemplaire d’intégration et sa contribution culturelle au VIe arrondissement
  • À plus de 70 ans, Ali Akbar continue de vendre des journaux et de partager son humour satirique dans les rues de Saint-Germain-des-Prés, symbole vivant de la tradition de la presse à la criée

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a décoré mercredi des insignes de chevalier de l'Ordre national du mérite Ali Akbar, dernier vendeur de journaux à la criée de Paris, un "magnifique exemple" d'intégration "qui rend notre pays plus fort et plus fier".

"Très ému", ce Pakistanais âgé de plus de 70 ans, arrivé en France quand il n'en avait que vingt, a expliqué avoir déjà en tête la fausse manchette de journal qu'il criera dans les prochains jours, lui qui aime clamer des titres parodiques: "ça y est, je suis chevalier! J'ai réussi!".

"Vous êtes l'accent du VIe arrondissement, la voix de la presse française", lui a dit le chef de l'État dans la salle des fêtes de l'Élysée, saluant cette figure incontournable du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où a longtemps vibré le Tout-Paris littéraire.

Il a souligné qu'après avoir affronté "la pauvreté, le travail imposé, les violences" dans son pays de naissance, "le sol français" lui avait donné "l'espoir d'une vie meilleure".

"C'est un magnifique exemple dans un moment où nous entendons si souvent les vents mauvais (...) il y a aussi beaucoup d'histoires comme Ali qui s'écrivent, de femmes et d'hommes qui ont fui la misère pour choisir un pays de liberté et qui y ont construit une vie qui rend notre pays plus fort et plus fier", a insisté le président.

- "Irrévérence tricolore" -

Dès ses débuts de crieur dans les années 1970, grâce à une rencontre avec le cofondateur des journaux satiriques Hara-Kiri et Charlie Hebdo, Ali Akbar a jeté son dévolu sur le quartier de Sciences Po.

Là, il raconte avoir croisé de nombreux étudiants devenus depuis ministres ou députés. Voire président de la République, à l'instar d'Emmanuel Macron.

Svelte, le visage fin, avec ses journaux sous le bras - essentiellement Le Monde aujourd'hui -, il sillonne encore ces rues de la rive gauche de la capitale en déclamant des manchettes humoristiques. Une manière de parodier les événements politiques avec le sourire.

Le français est "devenu votre langue", "vous apprenez à jouer avec, faisant vôtre, par là, une forme d'irrévérence tricolore", lui a glissé le chef de l'État.

"Vous avez porté, si je puis dire, le monde à bout de bras et la France dans votre cœur", lui a-t-il encore affirmé, dans un clin d'œil au quotidien du soir.

Il y a cinquante ans, Paris comptait une quarantaine de vendeurs de journaux à la criée, postés à des endroits stratégiques comme les bouches de métro. Lui s'était démarqué en choisissant de déambuler puis, dans les années 1980, en commençant à inventer des titres parodiques... et racoleurs.

Il perçoit 1.000 euros de retraite par mois mais continue à travailler de 15H00 à 22H00. À l'heure du tout numérique, il écoule en moyenne une trentaine de journaux par jour, contre 150 à 200 à ses débuts.

Et maintenant? "Je vais rester, je vais continuer à vendre les journaux", confie Ali Akbar, et "amuser les gens avec mes blagues".


Macron reçoit mercredi les dirigeants du Danemark et du Groenland

A la suite de plusieurs semaines d'escalade, Donald Trump a reculé sur le Groenland, après avoir menacé de s'emparer de ce territoire et d'imposer des droits de douane accrus aux pays européens, dont la France, l'Allemagne ou le Royaume-Uni, qui s'y opposent et ont participé mi-janvier à une mission militaire de reconnaissance sur le territoire autonome danois. (AFP)
A la suite de plusieurs semaines d'escalade, Donald Trump a reculé sur le Groenland, après avoir menacé de s'emparer de ce territoire et d'imposer des droits de douane accrus aux pays européens, dont la France, l'Allemagne ou le Royaume-Uni, qui s'y opposent et ont participé mi-janvier à une mission militaire de reconnaissance sur le territoire autonome danois. (AFP)
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  • Des discussions à Davos entre Donald Trump et le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, ont permis, selon le président américain, de déboucher sur un "cadre d'accord" sur le Groenland sans que les détails en soient révélés
  • En juin dernier, Emmanuel Macron s'était rendu à Nuuk, la capitale du Groenland, où l'ouverture d'un consulat français est prévue le 6 février

PARIS: Emmanuel Macron recevra mercredi midi la Première ministre du Danemark, Mette Frederiksen, et le Premier ministre du Groenland, Jens Frederik Nielsen, a annoncé l'Élysée mardi.

A l'occasion de ce "déjeuner de travail", le chef de l'État "réaffirmera la solidarité européenne et le soutien de la France à l'égard du Danemark et du Groenland, de leur souveraineté et de leur intégrité territoriale".

Selon l'Élysée, les trois dirigeants échangeront "sur les enjeux de sécurité dans l'Arctique et sur le développement économique et social du Groenland que la France et l'Union européenne sont prêtes à accompagner".

Selon un communiqué du bureau de presse de la Première ministre danoise, les deux dirigeants se rendront ensuite pour un débat à Sciences-Po animé par Giuliano da Empoli, auteur du best-seller "Le Mage du Kremlin"

Dans un contexte diplomatique de tensions, du fait de la menace russe et des ambitions américaines pour le Groenland, Mette Frederiksen - qui a participé à un sommet sur la coopération énergétique et sécuritaire en Mer du Nord lundi à Hambourg - et Jens Frederik Nielsen seront à Berlin ce mardi avant de se rendre mercredi à Paris.

A la suite de plusieurs semaines d'escalade, Donald Trump a reculé sur le Groenland, après avoir menacé de s'emparer de ce territoire et d'imposer des droits de douane accrus aux pays européens, dont la France, l'Allemagne ou le Royaume-Uni, qui s'y opposent et ont participé mi-janvier à une mission militaire de reconnaissance sur le territoire autonome danois.

Des discussions à Davos entre Donald Trump et le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, ont permis, selon le président américain, de déboucher sur un "cadre d'accord" sur le Groenland sans que les détails en soient révélés.

Mme Frederiksen, qui a rencontré mardi à Berlin le chancelier allemand Friedrich Merz, a ensuite souligné sur la télévision allemande ARD que si le Danemark voulait une coopération militaire "accrue" avec les Américains, sa "souveraineté" était une "ligne rouge".

"Le Groenland a répété à plusieurs reprises qu'il ne voulait pas faire partie des États-Unis", a-t-elle déclaré, selon la traduction allemande, appelant les alliés transatlantiques à se concentrer sur "la défense de l'Europe contre la Russie".

Comme M. Merz, qui a de nouveau assuré le Danemark et le Groenland de la "solidarité" de l'Allemagne, selon une communication de ses services, la France se veut en pointe de la solidarité européenne avec Copenhague.

En juin dernier, Emmanuel Macron s'était rendu à Nuuk, la capitale du Groenland, où l'ouverture d'un consulat français est prévue le 6 février.


L'Assemblée adopte le budget de l'Etat, qui va être transmis au Sénat

L'Assemblée nationale a de nouveau repoussé mardi deux motions de censure déposées contre le gouvernement de Sébastien Lecornu, permettant l'adoption en nouvelle lecture du budget de l'Etat pour 2026, qui après un bref passage au Sénat devrait être adopté définitivement en début de semaine prochaine. (AFP)
L'Assemblée nationale a de nouveau repoussé mardi deux motions de censure déposées contre le gouvernement de Sébastien Lecornu, permettant l'adoption en nouvelle lecture du budget de l'Etat pour 2026, qui après un bref passage au Sénat devrait être adopté définitivement en début de semaine prochaine. (AFP)
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  • Le débat a été l'occasion pour le Premier ministre, disant engager sa responsabilité "devant l'Histoire", de défendre un budget de "sursaut"
  • La motion de censure commune des groupes Insoumis, écologiste et GDR (communistes et ultra-marins) a été approuvée par 267 députés, alors que 289 voix étaient nécessaires pour faire tomber le gouvernement

PARIS: L'Assemblée nationale a de nouveau repoussé mardi deux motions de censure déposées contre le gouvernement de Sébastien Lecornu, permettant l'adoption en nouvelle lecture du budget de l'Etat pour 2026, qui après un bref passage au Sénat devrait être adopté définitivement en début de semaine prochaine.

Le débat a été l'occasion pour le Premier ministre, disant engager sa responsabilité "devant l'Histoire", de défendre un budget de "sursaut", qui permettra d'augmenter les crédits de la défense de 6,5 milliards d'euros - occasion aussi pour lui de distribuer quelques coups de griffe et d'inviter à regarder "plus loin" que 2026.

La motion de censure commune des groupes Insoumis, écologiste et GDR (communistes et ultra-marins) a été approuvée par 267 députés, alors que 289 voix étaient nécessaires pour faire tomber le gouvernement.

Celle du RN et de son allié le groupe ciottiste UDR a recueilli seulement 140 voix.

Les uns et les autres ont une nouvelle fois dénoncé sur le plan de la méthode le choix du Premier ministre de recourir à l'article 49 alinéa 3 de la Constitution, qui permet de faire passer un texte sans vote, en rupture avec la promesse faite en octobre devant le Parlement d'y renoncer.

Sur le fond, l'oratrice écologiste Christine Arrighi a fustigé un budget qui relègue l'écologie "au tout dernier rang", pointant notamment l'"effondrement" du budget alloué au Fonds vert: dédié à accompagner localement la transition écologique, celui-ci a, selon elle, vu ses crédits fondre de 2,5 milliards d'euros en 2024 à 850 millions d'euros en 2026.

Pour le RN, Jean-Philippe Tanguy a critiqué un budget qui va alourdir les impôts "d'au moins 9 milliards d'euros", tout en creusant la dette.

Comme déjà vendredi, le PS et LR ont refusé de s'associer à ces motions, au nom de la "stabilité" et de la nécessité de doter la France d'un budget.

Impôts et économies "imaginaires" 

Le député LR Corentin Le Fur, saluant l'"humilité" et l'"écoute" de Sébastien Lecornu durant les débats, n'a cependant pas manqué d'égratigner un budget qui reste "largement imparfait", dans la mesure où il évite de s'attaquer suffisamment "au chantier fondamental de la réduction de notre dépense publique".

Prenant la parole après tous les orateurs, le Premier ministre a répondu sur un ton particulièrement offensif.

S'en prenant à tous ceux, à droite comme à gauche, qui "parlent d'un autre budget, mais sans jamais dire lequel", et font surgir des impôts ou des économies "imaginaires", l'ancien élu de la chambre haute n'a pas épargné la droite sénatoriale, qui se prétend "plus rigoureuse", mais in fine a voté "un budget à 5,3% de déficit".

"Pour la première fois depuis longtemps, les chiffres disent une chose claire: la dépense ralentit réellement", a-t-il défendu, tout en affirmant la nécessité dans le futur de mener des "réformes de structures profondes" et de recentrer l'Etat sur "l'essentiel".

Invitant à "regard(er) plus loin", il a souhaité que les crédits militaires puissent atteindre "des niveaux proches de 90 à 100 milliards d'euros par an", contre 57 en 2026, alors que "nous changeons de monde".

Le Sénat, qui examinera le texte jeudi, devrait le rejeter d'emblée, permettant son retour à rapide à l'Assemblée pour une lecture définitive.

Le Premier ministre pourrait ainsi engager la responsabilité de son gouvernement une troisième fois dès vendredi, s'exposant à deux dernières motions de censure, qui pourraient être rejetées le 2 ou le 3 février, fermant quatre mois de débats parlementaires sur le budget.