A Washington, on se passionne pour un hibou venu de l'Arctique

Un harfang des neiges rare est assis sur un mât surmonté d'un aigle près d'un drapeau américain à l'extérieur de la gare Union à Washington DC, le 13 janvier 2022.(AFP)
Un harfang des neiges rare est assis sur un mât surmonté d'un aigle près d'un drapeau américain à l'extérieur de la gare Union à Washington DC, le 13 janvier 2022.(AFP)
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Publié le Samedi 15 janvier 2022

A Washington, on se passionne pour un hibou venu de l'Arctique

  • L'observation des oiseaux, « bird watching », est une activité populaire aux Etats-Unis
  • Cette fois-ci, les photographes ne sont installés ni en forêt ni sur les rives d'un lac, mais entre l'imposante façade de la gare de Washington

WASHINGTON : La nuit est tombée à Washington, mais ils sont quelques dizaines de curieux à observer, jumelles ou téléobjectif en main, une apparition extraordinaire: un somptueux rapace venu de l'Arctique, perché tout près du Capitole américain. 

Le bruit court depuis quelques jours: un harfang des neiges est en ville.

"Il est là!", s'exclame l'un des ornithologues amateurs du jour, et les trépieds galopent pour trouver un meilleur angle de vue. 

"C'est génial", s'enthousiasme Meleia Rose, emmitouflée dans un large manteau. "J'observe les oiseaux depuis longtemps, et c'est la toute première fois que je vois un harfang des neiges! Je vais l'inscrire dans ma liste".

L'observation des oiseaux ("bird watching") est une activité populaire aux Etats-Unis, et la présence depuis une semaine, au coeur de la capitale fédérale, de ce seigneur de la toundra constitue un événement pour les passionnés.

Alerte oiseau rare 

D'ici, "on peut voir le Capitole... C'est frappant, ce contraste entre la vie sauvage et la ville, particulièrement à Washington, avec tous ces monuments emblématiques", poursuit-elle, son compagnon Alex à ses côtés. Le couple s'est offert une baby-sitter pour la soirée afin de venir ici avec leur longue-vue.

Comme nombre de curieux du soir, Meleia Rose a été alertée par eBird, un réseau alimenté par des ornithologues amateurs qui signalent la présence d'oiseaux rares à la communauté - 200 millions d'observations notées en 2021 dans le monde par 290.000 passionnés.

Cette fois-ci, les photographes ne sont installés ni en forêt ni sur les rives d'un lac, mais entre l'imposante façade de la gare de Washington, Union Station, et un boulevard passant, sur ce terre-plein central peuplé de tentes de sans-abri et infesté de rats, proies de ce hibou des neiges.

Celui-ci est identifié, avec son plumage tacheté gris et blanc, comme une jeune femelle. Perchée du haut d'une statue comme en pleine toundra, elle balaie de ses yeux jaunes cerclés de blanc l'esplanade de la gare, à l'affût de tout rongeur qui pourrait finir dans ses griffes.

Un « visiteur arctique »

Parmi la foule de curieux, ces derniers jours devant Union Station, l'ambassadeur de Suisse aux Etats-Unis, Jacques Pitteloud, passionné d'ornithologie.

"Voir le harfang des neiges dans un cadre aussi improbable était un plaisir très spécial", a déclaré le diplomate à l'AFP, qui avait "depuis longtemps" le harfang des neiges sur sa "liste".

Avec leurs immenses ailes blanches, ces "oiseaux des neiges et des glaces" sont "comme des créatures d'un autre monde", s'émerveille Kevin McGowan, professeur au laboratoire d'ornithologie de l'université Cornell. 

Le harfang des neiges niche l'été dans les zones arctiques du cercle polaire et la plupart des individus migrent vers le sud pour passer l'hiver - mais s'arrêtent habituellement au niveau de la frontière Canada-Etats-Unis.

Sa présence dans une zone si méridionale, "c'est comme avoir un ours polaire dans son quartier", poursuit l'ornithologue.

Harry Potter 

"C'est un oiseau fascinant, encore plus pour les amateurs d'oiseaux dans la région de Washington, où sa présence est vraiment rare. C'est un sacré truc !", confirme à l'AFP Scott Weidensaul, co-responsable du projet SnowStorm, qui répertorie sa présence en Amérique du nord.

Dans sa doudoune noire, Edward Eder est en train de préparer son immense appareil photo pour ce "visiteur arctique". Déjà présent la veille, le retraité de 71 ans a remarqué que la communauté des observateurs d'oiseaux "a probablement grandi encore davantage durant la pandémie, parce que c'est un hobby où l'on peut maintenir la distanciation sociale, tracer son propre chemin..."

Avec leurs parents qui pointent le doigt vers la statue-perchoir, une poignée d'enfants tentent, eux aussi, d'apercevoir un oiseau qu'il ont peut-être vu dans Harry Potter: la "chouette" Hedwige, fidèle compagnon de l'apprenti sorcier, est un harfang des neiges.

 


Le ministre américain de la Défense estime à 37,5 milliards de dollars le coût de la guerre en Iran

Une Iranienne passe devant une immense fresque antiaméricaine et anti-israélienne représentant le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Téhéran, le 19 juillet 2026. (AFP)
Une Iranienne passe devant une immense fresque antiaméricaine et anti-israélienne représentant le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Téhéran, le 19 juillet 2026. (AFP)
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  • Le Pentagone estime à 37,5 milliards de dollars le coût de la guerre en Iran et demande 67 milliards supplémentaires
  • Des sénateurs contestent cette demande et réclament plus de transparence sur la stratégie américaine

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense a estimé mardi que la guerre en Iran a coûté jusqu'à présent 37,5 milliards de dollars aux Etats-Unis, une hausse de près de 30% par rapport au dernier chiffre de 29 milliards.

"L'estimation que nous avons à ce jour est de 37,5 milliards de dollars", a déclaré Pete Hegseth devant une commission du Sénat américain, en précisant que ce montant incluait certains coûts anticipés jusqu'à fin septembre.

Le ministre a également défendu la demande du gouvernement Trump d'une rallonge budgétaire de 67 milliards de dollars pour le Pentagone.

M. Hegseth, ainsi que le chef d'état-major de l'armée américaine, le général Dan Caine, ont affirmé que cette rallonge était "urgente" et "nécessaire".

Mais la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen a contesté cette évaluation, affirmant que le ministre disposait encore de 75 milliards de dollars non dépensés.

"Pourquoi demandez-vous au peuple américain d'assumer le coût d'une guerre qu'il ne soutient pas, au lieu de solliciter une autorisation de transfert de fonds déjà votés mais non dépensés?", a-t-elle demandé.

Selon le ministre, cet argent a été "affecté" à d'autres projets du président Donald Trump comme le "Dôme d'or américain" ou encore d'autres investissements dans l'armement.

Les fonds demandés ne prennent par ailleurs pas en compte le coût de la reconstruction des bases militaires américaines au Moyen-Orient.

D'autres sénateurs ont exprimé leur frustration, réclamant plus de détails sur la stratégie de Donald Trump afin de remporter la guerre au Moyen-Orient.

"Nous avons besoin de réponses claires et d'un discours franc", a estimé le sénateur John Kennedy, un républicain, tout en interrogeant les responsables sur ce qui se passerait si les Etats-Unis quittaient le détroit d'Ormuz.

Pete Hegseth et Dan Caine n'ont pas précisé si l'Iran imposerait des droits de passage aux navires souhaitant emprunter le détroit.


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
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  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.