Les échos de la campagne à 81 jours du premier tour

Au Parlement européen de Strasbourg, le chef d'Etat a présenté sa feuille de route pour la présidence française de l'Union européenne, mais le débat a tourné au débat électoral avec les interventions des eurodéputés français. (Photo, AFP)
Au Parlement européen de Strasbourg, le chef d'Etat a présenté sa feuille de route pour la présidence française de l'Union européenne, mais le débat a tourné au débat électoral avec les interventions des eurodéputés français. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 19 janvier 2022

Les échos de la campagne à 81 jours du premier tour

Au Parlement européen de Strasbourg, le chef d'Etat a présenté sa feuille de route pour la présidence française de l'Union européenne, mais le débat a tourné au débat électoral avec les interventions des eurodéputés français. (Photo, AFP)
  • «Vous resterez dans l'histoire comme le président de l'inaction sur le climat !», l'a tancé le candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot
  • Valérie Pécresse a estimé que la baguette de pain à 29 centimes d'euro, lancée par le groupe Leclerc, est un «leurre» pour attirer les clients et leur vendre d'autres produits plus chers qu'ailleurs

PARIS: L'essentiel de la campagne présidentielle mardi à 81 jours du premier tour: 

LA CAMPAGNE PRESIDENTIELLE EN SPECTACLE A STRASBOURG 

Au Parlement européen de Strasbourg, le chef d'Etat a présenté sa feuille de route pour la présidence française de l'Union européenne, mais le débat a tourné au débat électoral avec les interventions des eurodéputés français. 

« Vous resterez dans l'histoire comme le président de l'inaction sur le climat ! », l'a tancé le candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot, avant de se faire réprimander par la nouvelle présidente du Parlement européen, la conservatrice Roberta Metsola. 

Le RN Jordan Bardella l'a accusé de « faire de l'Europe l'arrière-cour de Washington, la proie de Pékin, le paillasson d'Erdogan et l'hôtel de l'Afrique ». Emmanuel Macron a rétorqué que « ce n'est pas en disant méthodiquement n'importe quoi qu'on peut dire à la fin des vérités ». 

A l'insoumise Manon Aubry, la présidente du groupe de la gauche radicale, il lui a reproché sa trop grande politisation. A l'extérieur de l'hémicycle, Jean-Luc Mélenchon a critiqué « le discours usé d'un homme usé... par ce qu'il dit ». 

LE BRUIT ET LA FUREUR 

Le candidat d'extrême-droite Eric Zemmour, qui avait choisi de se rendre sur le site de l'ancienne jungle de Calais, a vu son déplacement perturbé par des militants anti-fascistes. 

« Zemmour, on ne veut pas de toi ici, repris de justice », ont-ils crié au mégaphone, alors que le candidat dénonçait « une immigration folle qui détruit tout sur son passage ».  

Alors qu'il rencontrait des représentants des forces de l'ordre dans un bistrot, une trentaine de militants associatifs étaient encore présents à l'extérieur, sous une pluie battante, obligeant M. Zemmour à sortir par une porte dérobée, avant de s'engouffrer dans une voiture et rentrer à Paris. 

« Le bruit des opposants nous a empêchés de faire un dernier échange avec la presse malheureusement », a regretté Antoine Diers, membre de son équipe de campagne. 

« HOMME LIBRE », MONTEBOURG S'EN VA 

Le chantre de la Remontada Arnaud Montebourg tire un trait sur la présidentielle, après avoir tenté en vain de rassembler la gauche. 

L'ancien ministre socialiste, qui n'est pas parvenu à décoller dans les sondages, l'a annoncé dans une vidéo, expliquant n'avoir « pas réussi à unir dans un programme commun (sa) candidature à d'autres candidatures ». 

Cinq principaux concurrents continuent de jouer la partie, mais Arnaud Montebourg n'en soutiendra « aucun », puisque ses propositions « originales, innovantes, volontaristes » portées dans la campagne « ne sont pas partagées ».  

Ses tentatives de rapprochements ces derniers jours avec le communiste Fabien Roussel et Christiane Taubira n'ont rien donné. 

PRIMAIRE POPULAIRE PAS POPULAIRE 

Jean-Luc Mélenchon ne veux « être impliqué d'aucune façon » dans la primaire populaire, dont il a critiqué la « méthode invraisemblable » qui consiste à intégrer « de force » des candidats qui refusent d'y participer- dont lui-même, l'écologiste Yannick Jadot et la socialiste Anne Hidalgo. 

Les Insoumis ont fermement demandé mardi soir dans un communiqué aux organisateurs de la « primaire populaire » de ne plus impliquer leur candidat. 

« C'est une machine à construire une énième candidature », « une machine à perdre », a aussi déploré Yannick Jadot. 

Mais la Primaire populaire, une initiative citoyenne, qui revendique 311 000 inscrits, assume. Ce « processus légitime proposera bien les noms des 7 candidats retenus pour le vote, conformément aux règles de droit en vigueur, qui nous autorisent sans ambiguïté à proposer au suffrage de nos inscrits les noms de candidats, avec ou sans leur accord », a-t-elle averti. 

LA BAGUETTE DE PECRESSE 

En déplacement dans le Lot, la candidate LR Valérie Pécresse a estimé que la baguette de pain à 29 centimes d'euro, lancée par le groupe Leclerc, est un « leurre » pour attirer les clients et leur vendre d'autres produits plus chers qu'ailleurs 

« Le problème c'est que les boulangers, eux, n'ont que leur pain à vendre », a ajoute la candidate LR estimant que c'est « un geste citoyen d'aller dans les boulangeries ». 

 


Mégafeu en Gironde: le feu «toujours stabilisé» avant le retour de la chaleur

La hausse attendue des températures fait craindre une nouvelle aggravation du mégafeu qui a déjà ravagé 42.000 hectares en Gironde, "toujours stabilisé" mardi matin après une nuit calme. (AFP)
La hausse attendue des températures fait craindre une nouvelle aggravation du mégafeu qui a déjà ravagé 42.000 hectares en Gironde, "toujours stabilisé" mardi matin après une nuit calme. (AFP)
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  • Les forêts s'enflamment d'autant plus facilement que la végétation et les sols européens sont très secs depuis des mois, une sécheresse accentuée par le changement climatique et les récentes canicules exceptionnelles
  • La Gironde et les Landes, département qui passera également en vigilance jaune canicule mardi midi, s'apprêtent à vivre selon Météo-France une "nouvelle vague de chaleur", avec des températures qui pourraient atteindre jusqu'à 40°C mercredi

BORDEAUX: La hausse attendue des températures fait craindre une nouvelle aggravation du mégafeu qui a déjà ravagé 42.000 hectares en Gironde, "toujours stabilisé" mardi matin après une nuit calme.

La nuit a été marquée par la lutte contre plusieurs reprises de feu au nord du Porge et dans la partie nord du Cap-Ferret, mais celles-ci "sont sous contrôle", selon la préfecture, qui souligne que "la surface brûlée n'a pas évolué".

Le département, qui passera en vigilance jaune canicule à midi, surveille températures et vents: Météo-France prévoit une hausse des températures jusqu'à 33 à 35°C dans les terres mardi, accompagnées d'un vent orienté au sud-est, avec des brises océaniques d'ouest sur le littoral, qui pourraient attiser à nouveau le brasier.

Dans un point de situation lundi à 22H30, la préfète a souligné que la journée devrait également être marquée par "une baisse de l'hygrométrie". La situation "reste très imprévisible", a-t-elle alors assuré.

Les forêts s'enflamment d'autant plus facilement que la végétation et les sols européens sont très secs depuis des mois, une sécheresse accentuée par le changement climatique et les récentes canicules exceptionnelles.

La Gironde et les Landes, département qui passera également en vigilance jaune canicule mardi midi, s'apprêtent à vivre selon Météo-France une "nouvelle vague de chaleur", avec des températures qui pourraient atteindre jusqu'à 40°C mercredi et des vents un peu moins forts mais plus secs.

"On doit tenir" 

"Les semaines à venir seront dures et on doit tenir", a lancé lundi le président de la République, Emmanuel Macron, dans la salle de crise du centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis). "On reste unis et on se bat pour gagner la bataille partout", a-t-il dit en délivrant dans la soirée une bonne nouvelle: le feu est désormais "fixé" dans les Landes.

En Gironde également, la journée de lundi  a été "favorable, comme espéré par les pompiers", s'est réjoui le Sdis auprès de l'AFP. Dans l'ensemble, les départs de feux ont été "contenus".

Depuis le début de l'incendie au nord du bassin d'Arcachon, le 22 juillet, 93 pompiers ont été blessés, 240 habitations ont été détruites et près de 220.000 personnes ont été évacuées de manière préventive dans 23 communes.

Dans un camping du Grand Crohot, en Gironde, jouets des enfants sur le sol, bières sur la table, tentes ouvertes et serviettes de plage encore étendues... tout témoigne de la rapidité et de la panique avec lesquelles tous ont dû quitter les lieux.

Le feu n'étant pas fixé en Gironde, aucun retour des évacués n'y est envisageable à ce stade et les activités des colonies de vacances sont suspendues dans ce département touristique.

La préfète a en outre annoncé lundi soir l'interdiction des manifestations sportives et culturelles, tout comme les activités nautiques et la navigation sur le lac de Cazaux-Sanguinet.

Comme lundi, aucun TGV ne circule au sud de Bordeaux mardi, hormis ceux qui desservent Agen et Toulouse, et l'autoroute A63 est fermée dans les deux sens entre Bordeaux et Bayonne.

"Vague de solidarité" 

Au total, plus de 116.000 hectares - nouveau record après 2022 - ont été parcourus par les incendies en France depuis début 2026, a indiqué le Premier ministre Sébastien Lecornu.

Le ministre de l'Economie Roland Lescure a annoncé que les assureurs prendraient en charge les frais de relogement des personnes évacuées à cause des incendies de Gironde, des Landes et du Var.

Une "vague de solidarité", saluée par la préfète Sophie Brocas, a par ailleurs permis de libérer les pompiers volontaires dans les entreprises. Agriculteurs et particuliers prêtent aussi main-forte.

"On est partis à 4H30 ce matin du Lot-et-Garonne. On cherche à aider. Je suis chasseur et je veux garder la nature comme elle est", a expliqué lundi à l'AFP Christopher Bonnefond, 25 ans, agriculteur venu avec quatre collègues.

Juste au sud, l'incendie dans les Landes est donc fixé après avoir brûlé 3.600 hectares et 198 bâtiments.

Depuis 20H lundi, "l'ensemble des habitants des communes de Sanguinet et de Parentis-en-Born" peuvent ainsi "réintégrer leur domicile", a annoncé le préfet des Landes, tout comme ceux du village aéronautique de Biscarrosse et les résidents d'un camping au nord de la ville. Soit, au total, 15.000 personnes.

Dans le Var, les reprises du feu du Gros Bessillon, qui ont mobilisé les pompiers lundi, au 7e jour de lutte contre cet incendie, ont été "circonscrites" lundi soir, a annoncé la préfecture.

Le feu est toujours en cours en Corse mais a été "fixé" dans les Hautes-Alpes après avoir parcouru 510 hectares.

Dans les Bouches-du-Rhône, un pompier volontaire de 38 ans est décédé lundi, après que le camion-citerne "dans lequel il circulait seul a fait une sortie de route" au nord d'Arles, a indiqué le Sdis 13.


L'Iran dit avoir convoqué l'ambassadeur français pour «ingérence»

L'ambassadeur français en Iran, Pierre Cochard, a été convoqué par le ministère des Affaires étrangères à Téhéran pour "ingérence", a indiqué lundi ce dernier, après la détention de deux diplomates français en poste dans la capitale iranienne. (AFP)
L'ambassadeur français en Iran, Pierre Cochard, a été convoqué par le ministère des Affaires étrangères à Téhéran pour "ingérence", a indiqué lundi ce dernier, après la détention de deux diplomates français en poste dans la capitale iranienne. (AFP)
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  • "Hier (dimanche), l'ambassadeur de France à Téhéran a été convoqué au ministère des Affaires étrangères, où il a été souligné que le gouvernement français devait cesser de telles actions et de telles ingérences"
  • Selon lui, les deux diplomates français ont mené des activités "qui n'étaient en aucun cas justifiées" et ont "interféré dans les affaires intérieures de l'Iran sous le prétexte de s'engager avec la société civile"

TEHERAN: L'ambassadeur français en Iran, Pierre Cochard, a été convoqué par le ministère des Affaires étrangères à Téhéran pour "ingérence", a indiqué lundi ce dernier, après la détention de deux diplomates français en poste dans la capitale iranienne.

"Hier (dimanche), l'ambassadeur de France à Téhéran a été convoqué au ministère des Affaires étrangères, où il a été souligné que le gouvernement français devait cesser de telles actions et de telles ingérences dans les affaires intérieures de l'Iran sous des appellations trompeuses", a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, lors d'un point de presse hebdomadaire.

Selon lui, les deux diplomates français ont mené des activités "qui n'étaient en aucun cas justifiées" et ont "interféré dans les affaires intérieures de l'Iran sous le prétexte de s'engager avec la société civile".

"Nous ne commentons pas les provocations iraniennes", a réagi lundi le Quai d'Orsay, selon qui "les faits sont clairs".

Le 20 juillet, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait dénoncé "une action d'intimidation extrêmement grave de la part des services de sécurité iraniens" à l'encontre de deux diplomates, dont l'un avait été "molesté".

D'après le ministre français, les diplomates ont été "détenus sans raison pendant plusieurs heures" et "interrogés", en raison de leur mission de soutien à la société civile iranienne.

Le chargé d'affaires iranien en France avait été convoqué au Quai d'Orsay mardi dernier.

Les autorités iraniennes ont démenti l'agression, affirmant que les diplomates n'avaient été que "brièvement interrogés" par les services de sécurité, après avoir participé à une "réunion avec plusieurs personnes recherchées par les autorités".


Paris : trois femmes blessées dans une attaque au couteau, un suspect interpellé

n homme suspecté d'avoir blessé trois femmes lundi à Paris à l'aide de deux couteaux de cuisine, dont deux grièvement, a ensuite été rapidement interpellé, a annoncé le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. (AFP)
n homme suspecté d'avoir blessé trois femmes lundi à Paris à l'aide de deux couteaux de cuisine, dont deux grièvement, a ensuite été rapidement interpellé, a annoncé le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. (AFP)
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  • L'attaque s'est produite vers 11H30 porte de Clichy, au nord-ouest de la capitale, avait indiqué la préfecture de police de Paris
  • "Trois victimes identifiées ont été prises en charge par les secours et transportées en milieu hospitalier", a précisé la PP, sans donner plus de détail sur l'état des blessés

PARIS: Un homme suspecté d'avoir blessé trois femmes lundi à Paris à l'aide de deux couteaux de cuisine, dont deux grièvement, a ensuite été rapidement interpellé, a annoncé le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.

L'attaque s'est produite vers 11H30 porte de Clichy, au nord-ouest de la capitale, avait indiqué la préfecture de police de Paris.

"Trois victimes identifiées ont été prises en charge par les secours et transportées en milieu hospitalier", a précisé la PP, sans donner plus de détail sur l'état des blessés.

"Un individu muni de deux armes blanches a fait plusieurs blessés" et "a rapidement été interpellé", a-t-elle ajouté.

Selon le ministre de l'Intérieur, le suspect "a été interpellé par un policier de la préfecture de police hors service", dont il a salué "le courage".

"Aucune" des trois femmes blessées "ne voit son pronostic vital engagé", a déclaré Laurent Nuñez à la mi-journée, lors du compte-rendu du conseil des ministres.

"Deux d'entre elles sont quand même en urgence absolue, donc sont blessées assez gravement", a-t-il ajouté. L'une a été touchée aux lombaires, l'autre à l'abdomen, a-t-il précisé.

Une troisième femme a été blessée plus légèrement.

Les trois victimes sont "âgées de 19, 24 ans et 36 ans", a encore dit le ministre.

Le suspect "n'a donné qu'une identité déclarative" et "tient des propos incohérents", a poursuivi M. Nuñez, qui appelle à "rester très prudent sur les mobiles de cet acte extrêmement violent".

Le parquet national antiterroriste a indiqué à l'AFP être en observation à ce stade.