Les accidents mortels sur les pistes de ski, rarissimes mais difficiles à prévenir

Cette saison, DSF a impulsé dans les stations françaises « Vas-y mollo», une grande campagne de sensibilisation invitant à la prudence les férus de glisse, impatients à l'idée de retrouver les pistes après un an de privations pour cause de Covid-19. (Photo d'illustration, AFP)
Cette saison, DSF a impulsé dans les stations françaises « Vas-y mollo», une grande campagne de sensibilisation invitant à la prudence les férus de glisse, impatients à l'idée de retrouver les pistes après un an de privations pour cause de Covid-19. (Photo d'illustration, AFP)
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Publié le Vendredi 21 janvier 2022

Les accidents mortels sur les pistes de ski, rarissimes mais difficiles à prévenir

  • « Aujourd’hui, la tendance est d’avoir des pistes bien préparées qui donnent parfois l’impression de bien maîtriser son ski, mais ce n’est pas toujours le cas. Il faut que le skieur ait conscience de son niveau»
  • Depuis dix ans, les stations forment également leurs pisteurs-secouristes à interpeller les clients qui n'auraient pas un comportement approprié sur le domaine

GRENOBLE : Une fillette britannique, puis l'acteur Gaspard Ulliel viennent de périr dans des collisions sur piste: des drames peu fréquents mais qui interpellent les acteurs de la montagne, privés de nouveaux leviers pour prévenir certains comportements dangereux.

"Deux morts en moins d'une semaine, c'est très dur", estime Laurent Reynaud, le délégué général de Domaines Skiables de France (DSF), qui rappelle que l'accidentologie moyenne sur les pistes de ski est chaque année "inférieure à dix morts" pour dix millions de pratiquants.

Cette saison, DSF a impulsé dans les stations françaises "Vas-y mollo", une grande campagne de sensibilisation invitant à la prudence les férus de glisse, impatients à l'idée de retrouver les pistes après un an de privations pour cause de Covid-19. 

"La sécurité sur les domaines résulte de notre travail de sécurisation des pistes, mais aussi du comportement du skieur. Le ski est un sport d'évolution libre et nous sommes les premiers responsables de notre sécurité et de celle des autres", souligne Laurent Reynaud. 

"Aujourd’hui, la tendance est d’avoir des pistes bien préparées qui donnent parfois l’impression de bien maîtriser son ski, mais ce n’est pas toujours le cas. Il faut que le skieur ait conscience de son niveau", abonde Claude Jay, président de la Fédération nationale de la sécurité et des secours sur les domaines skiables (FNSSDS). 

"Le matériel a bien évolué et c'est plus facile de skier plus vite. On est au mois de janvier avec un petit peu moins de monde et de la bonne neige et du bon matériel. Parfois, les gens se laissent un peu aller. Souvent, ils regardent un petit peu trop juste devant leurs skis", confirme Sébastien Gaidet, directeur technique de l'ESF à La Rosière (Savoie), où est décédé Gaspard Ulliel mardi. 

Dans les Écoles du ski français (ESF), où transitent chaque année trois millions d'élèves, consigne a également été donnée aux moniteurs de promouvoir une pratique "plus douce", explique Jean-Marc Simon, son directeur. "Mais nous faisons face à un public conséquent et divers dans sa façon de pratiquer ce loisir". 

Depuis dix ans, les stations forment également leurs pisteurs-secouristes à interpeller les clients qui n'auraient pas un comportement approprié sur le domaine.

Prévention ou sanctions ?

Si certains professionnels estiment que des "voies d'amélioration" sont encore possibles en matière de signalétique, de balisage et de panneaux de prévention, d'autres soulignent que les domaines skiables en sont déjà suffisamment garnis. 

"On ne peut pas aller beaucoup plus loin, sauf à gagner encore du terrain sur les domaines", tranche Bernard-Pascal Mousselard, président de l'Association nationale des directeurs de pistes et de la sécurité de stations de sports d'hiver (ADSP). 

Si le décès d'une fillette de cinq ans samedi à Flaine (Haute-Savoie) est dû à la vitesse excessive du skieur qui l'a percutée, celui de Gaspard Ulliel mardi ne semble pas avoir été causé par un comportement imprudent. Toutefois, celui-ci ne portait pas de casque au moment de la collision.

Sujet à débats, l'obligation de porter un casque ne constitue pas, pour nombre d'acteurs, la solution ultime.

Pour Jean-Marc Simon, la pratique du ski doit au contraire rester en dehors des dispositions réglementaires. "Il faut avant tout responsabiliser les gens", martèle-t-il. 

"Le casque est rentré dans la tenue du skieur. C'est un effet de mode bénéfique à la sécurité", juge au contraire Bernard-Pascal Mousselard. 

"Mais il n'empêchera pas les mauvais comportements et un effet pervers: avec une protection on se sent indestructible. On devient alors un danger pour soi et pour les autres", fait-il valoir.

"Le casque est obligatoire en Italie, jusqu'à 18 ans. Je souhaiterais que ça devienne obligatoire jusqu'à 18 ans", plaide Sébastien Gaidet, de l'ESF La Rosière.

Quant à la mise en place de sanctions à l'encontre du skieur contrevenant, comme le retrait du forfait aux États-Unis, elle n'est pas encore à l'ordre du jour en France. 

"En matière de sanctions, nous sommes démunis", regrette Laurent Reynaud. 


Macron va signer un accord de partenariat stratégique avec l'Arménie

Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat. (AFP)
Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat. (AFP)
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  • La France, où vit la plus grande diaspora arménienne après celles en Russie et aux Etats-Unis, avec 400.000 personnes, a une longue histoire d'amitié et de solidarité avec ce petit pays très francophile de trois millions d'habitants
  • Le président français y a d'ailleurs été accueilli par de nombreuses marques de sympathie, des plus hauts dirigeants de l'Etat aux badauds qui l'ont applaudi dans les rues d'Erevan aux cris de "Vive l'Arménie ! Vive la France!"

EREVAN: Emmanuel Macron achève mardi une visite d'Etat en Arménie, ex-république soviétique partagée entre aspirations européennes et liens historiques avec la Russie, par la signature d'un partenariat et de contrats destinés à intensifier une relation bilatérale déjà dense.

La France, où vit la plus grande diaspora arménienne après celles en Russie et aux Etats-Unis, avec 400.000 personnes, a une longue histoire d'amitié et de solidarité avec ce petit pays très francophile de trois millions d'habitants.

Le président français y a d'ailleurs été accueilli par de nombreuses marques de sympathie, des plus hauts dirigeants de l'Etat aux badauds qui l'ont applaudi dans les rues d'Erevan aux cris de "Vive l'Arménie ! Vive la France!"

Au premier jour de la visite lundi, Emmanuel Macron a rappelé cette "relation singulière", l'accueil à Marseille (sud de la France) des réfugiés fuyant les massacres d'Arméniens perpétrés par l'Empire ottoman lors de la Première guerre mondiale, la mobilisation de la France lors du tremblement de terre de 1988 en Arménie, l'influence du chanteur Charles Aznavour dans les deux pays.

La chanson française était d'ailleurs à l'honneur au dîner d'Etat : Emmanuel Macron a entonné la "Bohême" de Charles Aznavour avec le président arménien Vahagn Khatchatourian au piano et le Premier ministre Nikol Pachinian à la batterie. Son homologue a aussi interprété les "Feuilles mortes" d'Yves Montand.

"La Russie pas là"

La France a aussi toujours soutenu l'Arménie dans son combat meurtrier face à l'Azerbaïdjan après la chute de l'URSS en 1991. "Beaucoup en Europe nous regardaient comme des bêtes étranges" quand d'autres préféraient cultiver leurs relations énergétiques et commerciales avec Bakou, a raconté le président français.

Au plus fort de la guerre autour de l'enclave séparatiste du Karabakh en 2023, la Russie qui compte encore 4.000 soldats en Arménie, "n'était pas là, pas plus qu'elle n'est là pour le Venezuela quand il a des problèmes (...) ou le régime malien lorsqu'il est bousculé par les terroristes", a-t-il lancé.

Le président a aussi salué le choix de l'Arménie et de son Premier ministre, Nikol Pachinian, de "se tourner vers l'Europe", malgré les avertissements à peine voilés de la Russie.

Une aspiration consacrée par la tenue lundi du sommet de la Communauté politique européenne, avec une quarantaine de dirigeants de toute l'Europe, et du premier sommet UE-Arménie mardi à Erevan.

"Le choix que vous avez fait de l'indépendance pleine et entière, de la paix, de la stabilité dans cette région, le choix de l'Europe et de la prospérité sont ceux que nous soutenons (...). Nous voulons être de cette aventure", a lancé M. Macron lors du dîner en son honneur au palais présidentiel.

Le rapprochement avec l'UE reste toutefois entravé par les liens forts unissant Erevan et Moscou, tous deux membres de l'Organisation du traité de sécurité collective, alliance militaire dont fait toujours partie l'Arménie malgré le gel de sa participation en 2024.

L'Arménie, enclavée entre l'Azerbaïdjan, l'Iran, la Géorgie et la Turquie, avec laquelle la frontière est toujours fermée, mise sur la paix pour développer ses connexions terrestres, énergétiques et commerciales et sortir de son isolement.

Efforts de défense 

"Cette nouvelle ère de coopération régionale peut mettre le Caucase encore plus au milieu d'un carrefour entre l'Europe et l'Asie", souligne l'Elysée.

Dans ce contexte, Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat.

La coopération de défense inclut déjà un volet aérien avec la commande de trois radars français et la formation par la France de soldats arméniens. L'Arménie a aussi passé commande de 36 canons Caesar en 2024.

Des contrats vont également être signés dans le domaine des transports, a indiqué l'Elysée, évoquant des "prospects potentiels pour Airbus" ainsi que "l'engagement de l'Etat français" dans la construction d'un tunnel sur l'axe routier arménien nord-sud.

Le président s'inclinera dans la matinée au Mémorial commémorant les massacres d'Arméniens à Erevan. Il visitera le musée Matenadaran qui renferme une vaste collection de manuscrits anciens arméniens et va conclure un accord de coopération avec la Bibliothèque nationale de France.

Le président Macron et le Premier ministre Pachinian se rendront aussi à Gyumri, ville martyr du tremblement de terre qui fit quelque 25.000 morts le 7 décembre 1988 dans le nord-ouest du pays.


Macron dénonce les frappes iraniennes «inacceptables» contre les Emirats

Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis. (AFP)
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  • "Les frappes iraniennes aujourd'hui (lundi) contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables"
  • Il a de nouveau appelé à la réouverture du détroit d'Ormuz et à des garanties de sécurité pour les pays de la région

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis, qui ont fait état lundi des premières attaques de Téhéran en plus d'un mois dans la guerre au Moyen-Orient, avec des drones et des missiles de croisière.

"Les frappes iraniennes aujourd'hui (lundi) contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables", a dénoncé M. Macron tôt mardi sur X, assurant les Emirats du soutien de la France et appelant de nouveau à la réouverture du détroit d'Ormuz et à des garanties de sécurité pour les pays de la région.

Les frappes iraniennes aujourd’hui contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables.

Comme elle l’a fait depuis le début du conflit, la France continuera de soutenir ses alliés aux Émirats et dans la région pour la défense de leur territoire.…

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) May 4, 2026

Seine-saint-Denis: un homme fuyant un contrôle de police mortellement percuté sur l'autoroute

 Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser. (AFP)
Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser. (AFP)
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  • L'accident mortel a eu lieu en début d'après-midi sur l'A86, où l'homme a été percuté par le véhicule d'un particulier
  • L'homme avait pris la fuite après avoir refusé de se prêter à un contrôle de police, aux abords d'un restaurant, sur une artère à proximité de l'autoroute

BOBIGNY: Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser, a-t-on appris de source policière, confirmant une information du Parisien.

L'accident mortel a eu lieu en début d'après-midi sur l'A86, où l'homme a été percuté par le véhicule d'un particulier.

Il a été déclaré mort par le Samu (service d'aide médicale d'urgence) peu après 15H30. Des policiers avaient tenté de le ranimer avant l'arrivée de pompiers, selon la même source policière.

Selon cette source, l'homme avait pris la fuite après avoir refusé de se prêter à un contrôle de police, aux abords d'un restaurant, sur une artère à proximité de l'autoroute.