En Arabie saoudite, des efforts sont déployés pour protéger les mangroves

Les mangroves servent de pâturages aux chameaux sur les îles de la mer Rouge et fournissent une alimentation de haute qualité aux chameaux dans les zones côtières pendant l’hiver. (Photo fournie)
Les mangroves servent de pâturages aux chameaux sur les îles de la mer Rouge et fournissent une alimentation de haute qualité aux chameaux dans les zones côtières pendant l’hiver. (Photo fournie)
Les mangroves servent de pâturages aux chameaux sur les îles de la mer Rouge et fournissent une alimentation de haute qualité aux chameaux dans les zones côtières pendant l’hiver. (Photo fournie)
Les mangroves servent de pâturages aux chameaux sur les îles de la mer Rouge et fournissent une alimentation de haute qualité aux chameaux dans les zones côtières pendant l’hiver. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 21 janvier 2022

En Arabie saoudite, des efforts sont déployés pour protéger les mangroves

  • Les mangroves sont d’anciennes plantes côtières qui poussent en partie dans l’eau salée et prospèrent dans les climats plus chauds à travers le monde
  • Malgré leurs avantages environnementaux évidents, les mangroves sont notamment menacées, à l’échelle mondiale, par l’urbanisation, le surpâturage et la pollution

DJEDDAH: Dans le cadre de l’Initiative verte saoudienne, lancée l’année dernière dans le but de lutter contre le changement climatique, de réduire les émissions de carbone et de protéger l’environnement, dix milliards de mangroves seront plantées à travers le Royaume.

Les mangroves sont d’anciennes plantes côtières qui poussent en partie dans l’eau salée et prospèrent dans les climats plus chauds à travers le monde. Elles sont considérées comme la pierre angulaire du développement environnemental côtier et ont donc un rôle clé à jouer dans la réalisation des objectifs de l’initiative.

Ahmed Almansi, consultant en environnement côtier et marin au Centre national pour le couvert végétal et la lutte contre la désertification, déclare à Arab News que les mangroves poussent le long des côtes de la mer Rouge et du golfe Arabique.

«Cette réalité incite le centre à planter davantage de mangroves dans cet environnement», explique-t-il.

Selon le centre, deux types de mangroves poussent souvent sur la côte de la mer Rouge: Avicennia marina, qu’on appelle communément «mangrove grise» ou «blanche», et Rhizophora mucronata, dont les autres noms sont «mangrove à racines en boucle»,  mangrove rouge» ou encore «mangrove asiatique». Ces arbres sont particulièrement sensibles au froid.

«Les mangroves poussent sous forme de bosquets épars dans les zones intertidales de la côte de la mer Rouge et sont moins hautes dans les régions du Nord en raison des basses températures auxquelles les buissons sont exposés dans la partie nord de la mer Rouge en hiver», rapporte le centre.

Les mangroves du type Avicennia marina qui poussent dans les régions d’Asir et de Jizan sont les plus grandes sur la côte saoudienne, indique le centre, alors que «les zones côtières et les parcelles de la mer Rouge où poussent les mangroves dans le Royaume représentent une superficie de 35 500 hectares environ».

Il existe un certain nombre de raisons qui expliquent l’importance des mangroves dans le cadre des efforts environnementaux et de conservation. Elles ont notamment la capacité d’absorber l’humidité des polluants comme les métaux lourds et d’autres substances toxiques, ce qui aide à protéger les herbiers et les récifs coralliens.

En bref

Les arbres peuvent protéger les communautés côtières, servir d’abri à la faune, absorber la pollution et aider dans la lutte contre le changement climatique.

Elles servent également de filtres naturels pour les eaux usées et empêchent les polluants d’origine terrestre d’atteindre les eaux profondes. En effet, ces arbres aident à atténuer les effets du changement climatique, puisqu’ils sont capables d’absorber de plus grandes quantités de carbone de l’atmosphère que les autres arbres tropicaux.

Les mangroves forment également des «barrières vertes» qui servent de première ligne de défense pour les communautés côtières, les gardent à l’abri des dégâts causés par les tempêtes et les vagues, empêchent l’érosion et aident à stabiliser le niveau d’eau sur les plages.

mangroves
Par ailleurs, les mangroves servent d’abris et d’incubateurs pour de nombreuses espèces de poissons, de crustacés et d’oiseaux en leur fournissant une source de nutrition de qualité. Photo fournie.

«Ces barrières vertes absorbent au moins 70 à 90% de l’énergie des vagues générée par les vents», précise M. Almansi. «Elles sont également capables de réduire l’intensité des vagues de tsunami en atténuant la puissance dévastatrice de l’énergie marémotrice qui leur est associée, ce qui contribue à réduire les pertes en vies et les dommages matériels», renchérit-il.

Par ailleurs, les mangroves servent d’abris et d’incubateurs pour de nombreuses espèces de poissons, de crustacés et d’oiseaux en leur fournissant une source de nutrition de qualité. Elles offrent des lieux de nidification et de repos à de nombreux types d’oiseaux résidents et migrateurs, dont les grandes communautés sont considérées comme un indicateur biologique de la qualité de l’écosystème. Le Centre national pour le couvert végétal et la lutte contre la désertification a identifié cent vingt-cinq espèces qui utilisent les habitats de mangrove à un moment donné de leur cycle de vie.

Les animaux terrestres tirent également profit des mangroves. Elles servent de pâturages aux chameaux sur les îles de la mer Rouge et apportent une alimentation de haute qualité aux chameaux dans les zones côtières pendant l’hiver.

Malgré leurs avantages environnementaux évidents, les mangroves sont menacées à l’échelle mondiale par l’urbanisation, l’empiétement, le surpâturage, la pollution, l’utilisation d’engrais et de pesticides et l’élimination inappropriée des déchets. Le développement de l’industrie du tourisme constitue une autre menace importante. Cependant, des efforts sont déployés en Arabie saoudite afin de préserver et de valoriser cette précieuse ressource naturelle.

«Le centre plante des mangroves pour remettre en état ces environnements en utilisant de jeunes plants de soixante centimètres de long», précise M. Almansi, qui ajoute que des filets en nylon sont temporairement utilisés pour les protéger, empêcher les algues et les vagues de les endommager et favoriser la croissance et la stabilité des racines.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Qatar: Les attaques contre les installations énergétiques au Moyen-Orient auront des «répercussions à travers le monde» 

Plusieurs fortes explosions ont été entendues mardi à Doha, capitale du Qatar, ont rapporté des journalistes de l'AFP, l'Iran poursuivant ses attaques de représailles contre ses voisins du Golfe abritant des bases militaires américaines. (AFP)
Plusieurs fortes explosions ont été entendues mardi à Doha, capitale du Qatar, ont rapporté des journalistes de l'AFP, l'Iran poursuivant ses attaques de représailles contre ses voisins du Golfe abritant des bases militaires américaines. (AFP)
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  • "Les attaques contre les installations énergétiques qui ont eu lieu, des deux côtés, constituent un précédent dangereux (...) elles auront des répercussions à travers le monde"
  • Dans un communiqué publié sur X, le ministère de la Défense a dit avoir "intercepté une attaque de missile". Le ministère de l'Intérieur a de son côté fait état d'un "niveau de menace sécuritaire élevé"

DOHA: Le Qatar a mis en garde mardi contre les conséquences économiques mondiales des attaques contre les infrastructures énergétiques, au onzième jour de la guerre au Moyen-Orient.

"Les attaques contre les installations énergétiques qui ont eu lieu, des deux côtés, constituent un précédent dangereux (...) elles auront des répercussions à travers le monde", a affirmé le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, lors d'une conférence de presse à Doha.

 

 


L'Iran défie les Etats-Unis, menace Donald Trump

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  • "Les forces armées iraniennes (...) n'autoriseront pas l'exportation d'un seul litre de pétrole de la région vers le camp ennemi et ses partenaires jusqu'à nouvel ordre", a déclaré Ali Mohammad Naini, porte-parole des Gardiens de la Révolution
  • Le pouvoir iranien contrôle de facto le très stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL)

TEHERAN: L'Iran a menacé mardi le président américain, en rejetant ses avertissements de la veille et en promettant que plus aucune goutte de pétrole ne sortirait du Moyen-Orient "jusqu'à nouvel ordre".

"L'Iran n'a pas peur de vos menaces vides. Des plus puissants que vous ont essayé d'éliminer la nation iranienne et n'ont pas réussi. Faites attention à ne pas être éliminé vous-même!", a écrit Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, sur X.

La République islamique a balayé les propos lundi de Donald Trump, qui parlait de guerre "quasiment" terminée et jurait de frapper "plus fort" si Téhéran continuait de paralyser la circulation du pétrole dans la région.

Une perspective qui angoisse les marchés, face à un conflit qui embrase le Moyen-Orient depuis le 28 février.

"Les forces armées iraniennes (...) n'autoriseront pas l'exportation d'un seul litre de pétrole de la région vers le camp ennemi et ses partenaires jusqu'à nouvel ordre", a déclaré Ali Mohammad Naini, porte-parole des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique.

Le pouvoir iranien contrôle de facto le très stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL).

Et il affiche sa détermination après avoir désigné dimanche l'ayatollah Mojtaba Khamenei nouveau guide suprême, dix jours après la mort de son père par des frappes israélo-américaines dans lesquelles il a lui même été blessé.

Les efforts "pour réduire et contrôler le prix du pétrole et du gaz seront ponctuels et vains. En temps de guerre, le commerce est tributaire de la sécurité régionale", a assuré le porte-parole des Gardiens, selon l'agence de presse Tasnim.

Ces derniers ont même promis de laisser transiter par le précieux passage "tout pays arabe ou européen qui expulserait les ambassadeurs israélien et américain de son territoire".

Des propos qui tranchent singulièrement avec ceux de Donald Trump la veille. "La guerre va se terminer bientôt", avait-il assuré, pour sa première conférence de presse depuis le début du conflit.

Laissant, comme souvent, planer le doute sur ses projets, il a menacé de frapper l'Iran "beaucoup plus fort" si Téhéran "prenait le monde en otage" en bloquant le détroit d'Ormuz.

Le dirigeant américain a aussi annoncé qu'il allait lever certaines sanctions sur le pétrole "afin de réduire les prix" qui se sont envolés ces derniers jours. Sans préciser pour autant de quelles sanctions il s'agissait, ni quels pays étaient concernés.

Volatilité "rare" des marchés 

De fait, l'or noir était sur toutes les lèvres mardi.

La reprise du trafic dans le détroit d'Ormuz est "absolument cruciale", a affirmé le PDG de la compagnie pétrolière saoudienne Aramco, mettant en garde contre de potentielles "conséquences catastrophiques" d'un blocage prolongé sur les marchés pétroliers.

Le Qatar a dénoncé des attaques contre les installations énergétiques "des deux côtés", qui constituent selon lui "un précédent dangereux".

L'Inde a fait le même constat de la perturbation de l'acheminement du gaz et décidé de l'affecter en priorité à la consommation des ménages et aux transports.

En attendant d'y voir plus clair, les marchés mondiaux ont fait volte-face après la panique de lundi. Les prix du pétrole ont reculé de 5% en fin d'échanges asiatiques et le gaz européen a perdu 15%.

Les Bourses européennes, au diapason, se sont redressées à l'ouverture. Paris, Francfort et Londres ont repris entre 1,29 et 2,04%, dans la foulée du regain des bourses asiatiques (Séoul +5,35%, Tokyo +2,88%).

Les analystes ont pourtant du mal à s'y retrouver, entre déclarations contradictoires et frappes tous azimuts. "Il est rare que les marchés connaissent une telle volatilité", constate Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.

Les propos de Donald Trump ont permis d'enrayer la chute des marchés. Mais le conflit se poursuit "à plein régime (...) et les intentions des Etats-Unis dans cette guerre restent floues".

"Briser les os" 

Israël "brisera les os" du pouvoir iranien, mais n'en a "pas encore fini" avec lui, a déclaré de son côté le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Son armée a annoncé une nouvelle série de frappes sur Téhéran, où des journalistes de l'AFP ont entendu peu après des explosions.

Elle frappe aussi toujours le Liban, disant viser les fiefs du mouvement pro-iranien Hezbollah dans le sud et l'est du pays, victime collatérale de la guerre avec l'Iran.

Les forces israéliennes ont prévenu de frappes sur Tyr et Saïda (sud) contre le mouvement, appelant les habitants de plusieurs immeubles à évacuer leur logement.

Un scénario désormais courant, notamment pour Beyrouth, dont la banlieue sud a été quasiment vidée. Plus de 667.000 personnes ont été déplacées par les frappes israéliennes sur son voisin, dont 100.000 en 24 heures, selon le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

Les monarchies du Golfe tentent elles tant bien que mal de protéger des infrastructures d'hydrocarbures constamment visées.

Les Emirats arabes unis ont indiqué qu'une attaque de drone avait provoqué un incendie dans une zone industrielle. Koweït et Arabie saoudite ont dit avoir eux même abattu des aéronefs sans pilote, omniprésents dans le conflit. Et Bahreïn a déploré deux morts dans la frappe d'un immeuble résidentiel.

Dernier avatar en date du risque d'extension régionale du conflit, un second missile iranien a été intercepté lundi au-dessus de la Turquie. Le président iranien Massoud Pezeshkian a proposé à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan qu'une "équipe conjointe" enquête sur ces incidents, selon les médias iraniens.

Sans confirmer, la Turquie a annoncé le déploiement d'un système de défense antiaérien Patriot dans le centre du pays "pour soutenir la protection de (son) espace aérien".


L'Iran poursuivra ses attaques «aussi longtemps que nécessaire»

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mardi qu'Israël "brisait les os" du pouvoir iranien lors de son offensive et n'en avait "pas encore fini". (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mardi qu'Israël "brisait les os" du pouvoir iranien lors de son offensive et n'en avait "pas encore fini". (AFP)
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  • Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a affirmé mardi qu'il était prêt à se battre "aussi longtemps que nécessaire" contre les Etats-Unis et Israël
  • Une explosion a été entendue mardi matin à Jérusalem, où les sirènes d'alerte ont retenti après une alerte aux missiles iraniens de l'armée israélienne, ont rapporté des journalistes de l'AFP

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a affirmé mardi qu'il était prêt à se battre "aussi longtemps que nécessaire" contre les Etats-Unis et Israël, contredisant le président américain Donald Trump qui avait assuré la veille que la guerre allait "se terminer bientôt".

"Nous sommes prêts à poursuivre les frappes de missiles contre eux aussi longtemps que nécessaire et chaque fois que cela sera nécessaire", a déclaré le ministre iranien à la chaîne américaine PBS News, ajoutant que des négociations avec Washington "ne sont plus à l'ordre du jour".