Nouvelles sanctions du Trésor américain à l'encontre de Libanais affiliés au Hezbollah

Le Hezbollah a « doublé ses réseaux de patronage corrompus » au Liban, selon le Trésor américain. (AFP)
Le Hezbollah a « doublé ses réseaux de patronage corrompus » au Liban, selon le Trésor américain. (AFP)
Une affiche représentant le chef du groupe libanais Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, où il apparaît à côté d'arbres couverts de neige à Zillaya, au Liban, le 19 janvier 2022. (Reuters)
Une affiche représentant le chef du groupe libanais Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, où il apparaît à côté d'arbres couverts de neige à Zillaya, au Liban, le 19 janvier 2022. (Reuters)
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Publié le Samedi 22 janvier 2022

Nouvelles sanctions du Trésor américain à l'encontre de Libanais affiliés au Hezbollah

  • Le Liban traverse une crise depuis 2019, lorsque son économie s'est effondrée sous le poids d'une dette monumentale
  • La décision de vendredi fait suite aux sanctions américaines imposées mardi à l’encontre de trois hommes d'affaires apparentés au Hezbollah, dont Adel Diab

WASHINGTON : Vendredi, les États-Unis ont imposé des sanctions à trois Libanais et dix entreprises appartenant à un réseau international lié au Hezbollah. Washington accuse ces parties de contourner les sanctions imposées à ce groupe puissant, classé par les Américains parmi les organisations terroristes à l'étranger et doté d’une milice armée.

Le Trésor américain a annoncé dans un communiqué avoir désigné le terroriste Adnan Ayad, homme d'affaire appartenant au Hezbollah ainsi que d'autres personnes appartenant à un réseau international de facilitateurs et de sociétés liés à Ayad et à son partenaire, Adel Diab. Washington a désigné ce dernier comme terroriste mardi dernier.

La décision de vendredi fait suite aux sanctions américaines imposées mardi à l’encontre de trois hommes d'affaires apparentés au Hezbollah, dont Adel Diab ; selon les États-Unis, ces hommes exploitent les ressources économiques du Liban en cette période de crise et ce, en soutenant financièrement le groupe soutenu par l'Iran.

« Le Trésor est engagé à contrer les activités illicites du Hezbollah et ses tentatives d'échapper aux sanctions par le biais de ses réseaux d'affaires, alors que le groupe a doublé ses réseaux de trafic corrompus au Liban », a déclaré le sous-secrétaire au Trésor pour le terrorisme et le renseignement financier, Brian E. Nelson, dans un communiqué publié vendredi.

Le Liban traverse en effet une crise depuis 2019, lorsque son économie s'est effondrée sous le poids d'une dette monumentale. La semaine dernière, la devise nationale a chuté à son plus bas niveau, dans un contexte de pauvreté généralisée.

Le Conseil des ministres libanais se réunira pour la première fois en trois mois la semaine prochaine, ont rapporté lundi les médias locaux. En effet, cette évolution fait suite à la décision du Hezbollah et du groupe Amal – à la fin de la semaine dernière –  de participer à nouveau aux réunions du Conseil des ministres.

Par ailleurs, ces deux groupes, qui comptent de nombreux ministres, avaient boycotté les réunions du Conseil des ministres à la suite d'un différend portant sur le déroulement de l'enquête sur les explosions du port de Beyrouth survenue en 2020.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.