Tenue correcte exigée: Hermès épouse l'esprit rebelle des lycéennes

La collection a été présentée dans une salle noire, qui s'éclairait légèrement lors de la projection d'un film mettant en scène des femmes parées de bijoux, dans des vêtements simples (AFP)
La collection a été présentée dans une salle noire, qui s'éclairait légèrement lors de la projection d'un film mettant en scène des femmes parées de bijoux, dans des vêtements simples (AFP)
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Publié le Dimanche 04 octobre 2020

Tenue correcte exigée: Hermès épouse l'esprit rebelle des lycéennes

  • Fidèle à la pureté de sa ligne et son élégance tranquille, la maison de luxe française a mis cette saison l'accent sur la « sensualité retrouvée »
  • En nous sachant « vulnérables » face à la crise, Hermès propose des « armures », à la fois légères et aériennes, faites en maille et en cuir qui se glissent sur des mini-robes moulantes, ton sur ton

PARIS : Hermès a placé sa collection de prêt-à-porter féminin sous le signe d'une « liberté à réinventer », avec des dos nus à foison, des brassières et bodys échancrés révélant les hanches, rejoignant ainsi la rébellion des lycéennes françaises contre les « tenues correctes ».

Fidèle à la pureté de sa ligne et son élégance tranquille, la maison de luxe française a mis cette saison l'accent sur la « sensualité retrouvée » d'un corps qui « ne se dérobe pas », selon la note d'intention du défilé samedi à Paris.

Sophistiqués et nullement provocants, les bodys noir ou couleur chair, laissant découvrir le dos et la taille, sont portés sur des jupes en cuir en-dessous du genou. 

no bra

La brassière est une pièce indispensable pour les ensembles veste-short ou veste-pantalon décontractés. 

Sur le podium, le nombril se devine sous les couches d'un tailleur et manteau en cuir bordeaux, même si cela n'a rien à voir avec le crop top/jean que nombre de collégiennes et lycéennes ont enfilé mi-septembre dans le cadre d'un flash mob à travers la France contre les « tenues correctes » exigées.

Dernier rebondissement en date, la publication d'un sondage réalisé dans le sillage de cette mobilisation qui demandait si les Français souhaitaient que les établissements interdisent le port de certains vêtements jugés provocants dont « les décolletés », les hauts portés sans soutien-gorge (« no bra ») ou les « crop tops », laissant voir le ventre. Plus de la moitié des personnes interrogées ont répondu par l'affirmative. 

L'actrice hollywoodienne Sharon Stone, qui a donné le coup d'envoi de la Semaine de la mode parisienne lundi, a appelé les créateurs à penser à une « représentation plus juste des femmes fortes et émancipées d'aujourd'hui », dans une vidéo.

« L'obsession » de la collection Hermès printemps-été 2021, dessinée par Nadège Vanhee-Cybulski, est le tablier qui descend jusqu'à la poitrine et se transforme en pantalon laissant une bonne partie du haut du corps nue. « Une seconde peau sensible qui respire et s'affirme », explique Hermès. 

En nous sachant « vulnérables » face à la crise, Hermès propose des « armures », à la fois légères et aériennes, faites en maille et en cuir qui se glissent sur des mini-robes moulantes, ton sur ton. 

Les couleurs sont chaudes et sensuelles: sable, écru, terre, chocolat avec des touches de rouge et d'orange.

Bijoux sensuels

La femme Hermès garde les pieds sur terre dans des sabots en couleurs naturelles imaginés par Pierre Hardy. 

Le créateur en charge de la maroquinerie et de la bijouterie chez Hermès a présenté mercredi sa nouvelle collection de haute joaillerie, également autour de la sensualité. 

« Je suis parti de ce qui se passe entre le corps et le bijou, comment le bijou peut revenir à la rencontre du corps ou en prendre soin », a expliqué Pierre Hardy.

La collection a été présentée dans une salle noire, qui s'éclairait légèrement lors de la projection d'un film mettant en scène des femmes parées de ces bijoux, dans des vêtements simples et au bord de la mer.

Graphiques ou fluides comme un collier ou un bracelet en or et diamants, ces pièces sont « des manifestations en pierres et or » des émotions ou des gestes et se fondent avec la peau. 

« Traditionnellement, le bijou était quelque chose fait pour les autres, un marqueur, un signe hiérarchique, de pouvoir. Aujourd'hui, on est très loin de cela. Les femmes ont un rapport très personnel avec les bijoux d'où les formes qui épousent ».


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.