Le Koweït suspend les vols vers l'Irak après l'attaque de l'aéroport de Bagdad

Un avion endommagé sur le tarmac de l'aéroport de Bagdad, après une attaque à la roquette à Bagdad, en Irak, le vendredi 28 janvier 2022. (Photo, AP)
Un avion endommagé sur le tarmac de l'aéroport de Bagdad, après une attaque à la roquette à Bagdad, en Irak, le vendredi 28 janvier 2022. (Photo, AP)
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Publié le Dimanche 30 janvier 2022

Le Koweït suspend les vols vers l'Irak après l'attaque de l'aéroport de Bagdad

Un avion endommagé sur le tarmac de l'aéroport de Bagdad, après une attaque à la roquette à Bagdad, en Irak, le vendredi 28 janvier 2022. (Photo, AP)
  • Les attaques ont été imputées à des milices soutenues par l'Iran
  • Les autorités irakiennes ont déclaré samedi dans un communiqué qu'elles avaient appréhendé une personne qui serait à l'origine de l'attaque de l'aéroport

BAGDAD : Le Koweït a suspendu ses vols vers l'Irak pendant une semaine à partir de dimanche en invoquant des craintes pour la sécurité après une attaque à la roquette visant l'aéroport international de Bagdad. Les autorités irakiennes, quant à elles, ont annoncé qu'un attaquant avait été appréhendé. 

Kuwait Airways, le principal transporteur aérien du pays, a déclaré samedi dans un communiqué que les vols vers l'Irak avaient été temporairement suspendus sur la base des instructions de l'Autorité de l'aviation civile koweïtienne en raison des « conditions actuelles ». 

Six roquettes ont frappé l'aéroport de Bagdad la semaine dernière, endommageant deux avions commerciaux appartenant à Iraqi Airways, la principale compagnie aérienne nationale. L'incident marque une escalade des attaques de roquettes et de drones visant souvent les États-Unis et leurs alliés, ainsi que les institutions gouvernementales irakiennes. Les attaques ont été imputées à des milices soutenues par l'Iran. 

Les autorités irakiennes ont déclaré samedi dans un communiqué qu'elles avaient appréhendé une personne qui serait à l'origine de l'attaque de l'aéroport. L'individu a été arrêté à un poste de contrôle près de la province septentrionale de Kirkouk en route vers Erbil dans la région semi-autonome dirigée par les Kurdes. Le communiqué n'a fourni aucun autre détail. 

À la suite de l'attaque, le Premier ministre irakien Mustafa Al-Kadhimi a exhorté la communauté internationale à ne pas imposer de restrictions sur les voyages en Irak, tandis qu'Iraqi Airways a déclaré que l'attaque n'avait causé aucune perturbation et que les vols continueraient. 

Par ailleurs, l'armée irakienne a déclaré samedi soir avoir tué neuf militants du groupe Daech soupçonnés d'avoir organisé une embuscade meurtrière dans la province septentrionale de Diyala. Les hommes armés ont pris d'assaut une caserne de l'armée avant l'aube tandis que les soldats dormaient à l'intérieur et en ont tué 11. 

Les militants ont été tués par trois frappes aériennes de F-16, et d'autres opérations sont prévues pour éradiquer les cellules dormantes, a déclaré l'armée irakienne. 

L'Irak connaît une recrudescence des attaques liées à Daech. Les militants exploitent depuis longtemps le vide sécuritaire sur une bande de territoires contestés dans le nord de l'Irak. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 


Mohammed ben Salmane reçoit le président ouzbek à Djeddah

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu le président ouzbek Shavkat Mirziyoyev (Photo, SPA).
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu le président ouzbek Shavkat Mirziyoyev (Photo, SPA).
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RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu le président ouzbek Shavkat Mirziyoyev mercredi à Djeddah.

 

Plus d’infos à suivre


OMS : le Maroc dans le Top 3 pour la hausse de l'espérance de vie en Afrique

Seuls l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Botswana, le Cap vert, l’Eswatini, le Gabon et les Seychelles financent plus de 50% de leurs dépenses totales liées à la santé. (Photo, AFP)
Seuls l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Botswana, le Cap vert, l’Eswatini, le Gabon et les Seychelles financent plus de 50% de leurs dépenses totales liées à la santé. (Photo, AFP)
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  • Le Maroc n’est pas seul sur le podium puisqu’il est accompagné par la Tunisie et l'Algérie. En effet, les trois pays du Maghreb affichent tous une espérance de vie moyenne de 76 ans
  • Le Maroc est rejoint sur le podium par la Tunisie et l'Algérie. En effet, les trois pays du Maghreb affichent tous une espérance de vie moyenne de 76 ans.

CASABLANCA : Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), sur 12 pays du continent, le Maroc fait partie des trois premiers où l’espérance de vie est la plus forte. 

Le Maroc est rejoint sur le podium par la Tunisie et l'Algérie. En effet, les trois pays du Maghreb affichent tous une espérance de vie moyenne de 76 ans.

Le rapport de l’OMS qui couvre une période de 19 ans (de 2000 à 2019) révèle qu’en Afrique, l'espérance de vie «en bonne santé» est passée de 47 à 56 ans en Afrique, contre 64 ans de moyenne mondiale, la couverture des services de santé essentiels s’est également améliorée, passant de 24% en 2000 à 46% en 2019.

Selon Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l'Afrique, la volonté de la région africaine d’améliorer la santé et le bien-être de la population explique cette augmentation, «Mais les progrès doivent continuer. Si les pays ne renforcent pas les mesures contre la menace du cancer et d'autres maladies non transmissibles, les avancées en matière de santé pourraient être compromises» a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, si des efforts ont été déployés pour rétablir les services essentiels affectés par la crise sanitaire, la plupart des gouvernements africains financent moins de 50% de leurs budgets de santé, ce qui se traduit par d’importants déficits de financement. 

Seuls l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Botswana, le Cap vert, l’Eswatini, le Gabon et les Seychelles financent plus de 50% de leurs dépenses totales liées à la santé.

 


Brûlée par son mari en raison d’une grossesse non désirée, une Libanaise meurt à l'hôpital

Hana Mohammed Khodor, âgée de 21 ans, est décédée à l'hôpital Al-Salam, dans le nord du Liban, où elle se trouvait depuis onze jours. (Photo fournie)
Hana Mohammed Khodor, âgée de 21 ans, est décédée à l'hôpital Al-Salam, dans le nord du Liban, où elle se trouvait depuis onze jours. (Photo fournie)
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  • Hana Mohammed Khodor, âgée de 21 ans, a passé onze jours en soins intensifs pour des brûlures sur tout le corps
  • Son mari a été arrêté alors qu'il prévoyait de fuir à l’étranger

DUBAÏ: Une femme libanaise enceinte qui avait été violemment battue et brûlée par son mari parce qu'elle ne voulait pas avorter est décédée à l'hôpital mercredi.

Hana Mohammed Khodor, âgée de 21 ans, a perdu sa lutte pour la vie à l'hôpital Al-Salam, dans le nord du Liban, où elle se trouvait depuis onze jours.

Un médecin de l'hôpital a déclaré mardi que Hana avait été admise à l’hôpital le 6 août, et qu’elle recevait un traitement pour des brûlures sur tout le corps.

Il a ajouté que l’enfant qu’elle portait était mort et qu’il a dû être retiré par intervention chirurgicale. Il a décrit les chances de survie de Hana comme «très faibles».

Un ami de la famille, Abdel Rahman Haddad, a affirmé à Arab News que Hana était décédée mercredi. Un responsable de l'hôpital a confirmé la nouvelle et a déclaré que son corps avait déjà été réclamé par sa famille.

Selon les médias locaux, le mari de Hana, identifié uniquement par les initiales A. A., a battu sa femme parce qu'elle refusait d'avorter.

Il aurait déclaré que le couple – d'un milieu pauvre de la ville de Tripoli, dans le nord du pays – n'avait pas les moyens d’élever cet enfant.

S'adressant à Al-Jadeed TV mardi, la tante de Hana a confié: «Quand elle a refusé d'avorter, il l'a ramenée à la maison et l'a brûlée au moyen d’une bonbonne de gaz.»

Abdel Rahman Haddad a indiqué que A. A. avait été arrêté par les Forces de sécurité intérieure libanaises alors qu'il prévoyait de fuir le pays.

Avant son décès, la famille de Hana avait lancé plusieurs appels à un soutien financier pour l'aider à payer le traitement hospitalier, qui comprenait de multiples opérations et des transfusions sanguines.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com