Raids turcs en Irak et en Syrie contre le PKK, des «pertes humaines» selon les Kurdes

Une photo prise le 4 février 2019 montre une vue générale des bâtiments endommagés dans la ville de Sinjar, dans le nord de l'Irak. Photo d'illustration ZAID AL-OBEIDI / AFP
Une photo prise le 4 février 2019 montre une vue générale des bâtiments endommagés dans la ville de Sinjar, dans le nord de l'Irak. Photo d'illustration ZAID AL-OBEIDI / AFP
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Publié le Mercredi 02 février 2022

Raids turcs en Irak et en Syrie contre le PKK, des «pertes humaines» selon les Kurdes

  • L'aviation turque a indiqué avoir mené des bombardements aériens mardi en Irak et en Syrie contre des positions des rebelles membres ou liés au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK)
  • Ankara, qui a de facto installé plusieurs dizaines de bases militaires depuis 25 ans au Kurdistan irakien, a lancé au printemps 2021 une nouvelle campagne militaire contre le PKK dans le nord de l'Irak

ERBIL: L'aviation turque a indiqué avoir mené des bombardements aériens mardi en Irak et en Syrie contre des positions des rebelles membres ou liés au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), les autorités de la région autonome du Kurdistan irakien rapportant des "pertes humaines".
"Des avions de combat turcs ont visé plusieurs positions des combattants du PKK", mouvement rebelle kurde turc, notamment dans les régions de Makhmour et de Sinjar (nord), indique le communiqué des services antiterroristes du Kurdistan, évoquant "des pertes humaines et matérielles".
Le ministère turc de la Défense a confirmé mercredi avoir mené des frappes dans "les régions de Derik, du Sinjar et du [mont] Karacak dans le nord de l'Irak et de la Syrie, utilisées comme bases arrières par des terroristes" du PKK et des Unités de protection du peuple (YPG), milice kurde considérée comme une émanation "terroriste" du PKK par Ankara.
"Des abris, des bunkers, des grottes, des tunnels, des dépôts de munitions et des présumés quartiers généraux et camps d'entraînement" ont été visés, affirme Ankara dans son communiqué.
Le PKK, groupe qualifié de "terroriste" par la Turquie et ses alliés occidentaux, dispose de bases arrières et de camps d'entraînement dans la région du Sinjar, ainsi que dans les zones montagneuses du Kurdistan d'Irak, région frontalière de la Turquie.
Ankara, qui a de facto installé plusieurs dizaines de bases militaires depuis 25 ans au Kurdistan irakien, a lancé au printemps 2021 une nouvelle campagne militaire contre le PKK dans le nord de l'Irak, avec des bombardements aériens récurrents et parfois des opérations terrestres.
"Selon les informations que nous avons reçues, l'aviation militaire turque a bombardé six positions du PKK dans les montagnes de Karjokh", surplombant un camp de déplacés kurdes dans la région de Makhmour, ont précisé les services antiterroristes du Kurdistan.
Leur communiqué évoque également des "frappes" contre "deux autres positions dans les Monts Sinjar et la zone adjacente en Syrie", et des frappes dans le secteur de Shila en Irak, tout près de la frontière syrienne.
De son côté, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a fait état mardi d'une "frappe d'un drone turc" contre une position des forces kurdes syriennes près des champs pétroliers de Rmeilane, dans le nord-est de la Syrie en guerre, sans mentionner le PKK.
Le nord-est de la Syrie est tenue par les Forces démocratique syriennes (FDS), combattues à plusieurs reprises par les troupes turques, également présentes dans des zones du nord de la Syrie.
En décembre, trois soldats turcs ont été tués dans une attaque dans le nord de l'Irak imputée par Ankara au PKK. En août, quatre soldats turcs ont été tués au cours d'opérations contre le PKK dans la région.
Toujours en août, au moins trois personnes sont mortes dans un raid aérien mené par la Turquie dans le nord-ouest de l'Irak, contre une clinique où se trouvait un responsable du PKK blessé.


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.