L’exposition «Ma route de la soie» de Salima Ayadi, hommage au patrimoine algérien

L’artiste algérienne Salima Ayadi expose dix-neuf tableaux et une trentaine de foulards dans le cadre de l’exposition intitulée «Ma route de la soie». Photo fournie.
L’artiste algérienne Salima Ayadi expose dix-neuf tableaux et une trentaine de foulards dans le cadre de l’exposition intitulée «Ma route de la soie». Photo fournie.
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Publié le Vendredi 04 février 2022

L’exposition «Ma route de la soie» de Salima Ayadi, hommage au patrimoine algérien

  • L’artiste a participé à de nombreuses expositions collectives et individuelles en Algérie, mais aussi en Libye, au Maroc ou en Iran
  • Sa première exposition individuelle, organisée en 2017 au Palais de la culture Moufdi Zakaria, à Kouba, a connu un grand succès

PARIS: L’artiste algérienne Salima Ayadi expose dix-neuf tableaux et une trentaine de foulards dans le cadre de l’exposition intitulée «Ma route de la soie», qui met en avant le patrimoine culturel algérien – architecture arabo-musulmane, motifs de céramique et de faïence, calligraphie – au Musée des antiquités et des arts islamiques, à Alger, du 22 janvier au 13 février 2022.

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Sortie en 1982 de l’École des beaux-arts d’Alger avec un diplôme en communication visuelle, cette artiste produit depuis plus de trente-sept ans des œuvres en recourant au procédé de la peinture sur soie. Photo fournie.

Sortie en 1982 de l’École des beaux-arts d’Alger avec un diplôme en communication visuelle, cette artiste produit depuis plus de trente-sept ans des œuvres en recourant au procédé de la peinture sur soie. C’est à l’occasion d’un voyage en Suisse qu’elle est initiée, grâce à un ami artiste, à cette technique. Elle crée des tableaux et des foulards pour le compte d’institutions nationales comme le Sénat, l’Assemblée populaire nationale (APN) ou pour de grandes entreprises comme Sonatrach, Sonelgaz, Air Algérie, entre autres.

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Elle crée des tableaux et des foulards pour le compte d’institutions nationales comme le Sénat, l’Assemblée populaire nationale. Photo fournie.

«Pour les institutions nationales, j’ai travaillé sur le patrimoine culturel et historique de l’Algérie, particulièrement riche. Mes œuvres représentent des paysages et des monuments de toutes les régions du pays: la Casbah d’Alger, le Tassili n’Ajjer, dans le Sud-Est, ou encore les motifs berbères de la Kabylie. Ces créations ont été exposées et certaines d’entre elles ont été offertes aux partenaires étrangers», explique Salima Ayadi à Arab News en français. Cette esthète a participé à de nombreuses expositions collectives et individuelles en Algérie, mais aussi en Libye, au Maroc ou en Iran.

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Cette esthète a participé à de nombreuses expositions collectives et individuelles en Algérie, mais aussi en Libye, au Maroc ou en Iran. Photo fournie.

Sa première exposition individuelle, organisée en 2017 au Palais de la culture Moufdi Zakaria, à Kouba, a connu un grand succès. «Cette exposition m’a marquée, car elle m’a permis d’aller à la rencontre directe du public», nous révèle l’artiste. Très discrète, Salima Ayadi était pourtant bien connue des institutions et des professionnels de l’art. «J’ai été très agréablement surprise par la manière chaleureuse dont le public a accueilli mon travail. Cela m’a encouragée à le poursuivre dans cette discipline», confie-t-elle.

«Aussi délicat que capricieux»

«La peinture sur soie repose sur une technique assez difficile et complexe. En effet, ce tissu, soyeux et noble, est aussi délicat que capricieux», précise Salima Ayadi.

«Pour commencer, il faut préparer le dessin, faire un trait avec le serti, cette gomme épaisse à l’aspect translucide que l’on appelle «gutta-percha». Cette technique permet de réduire la diffusion de la couleur hors de la zone de travail, sur laquelle on peut créer des motifs et superposer plusieurs coloris sans risquer de les mélanger», nous explique-t-elle. «Cette étape est particulièrement difficile: l’erreur est fatale, dans la mesure où on ne peut ni la corriger ni l’effacer.»

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«Pour commencer, il faut préparer le dessin, faire un trait avec le serti, cette gomme épaisse à l’aspect translucide que l’on appelle «gutta-percha» Photo fournie.

La conception des œuvres en peinture sur soie, avec leurs motifs et leurs couleurs vives – comme le rouge, le bleu ou le vert –, se déroule en différentes étapes. L’artiste introduit son processus de création par une réflexion qui la conduit à choisir des couleurs et des motifs. Ensuite commence la phase de réalisation, et Salima Ayadi met alors toute sa passion au service de cet art. «Il faut être méticuleux et patient tout au long de la réalisation de l’œuvre», prévient-elle.

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La conception des œuvres en peinture sur soie, avec leurs motifs et leurs couleurs vives – comme le rouge, le bleu ou le vert –, se déroule en différentes étapes. Photo fournie.

Amoureuse du patrimoine algérien et de sa culture riche et diverse, Salima Ayadi souhaite élaborer dans un peu plus d’un an un livre d’art qui réunira toutes ses œuvres. «C’est un projet qui me tient à cœur. Ce livre comprendra des œuvres qui montrent la richesse et la variété du patrimoine culturel de toutes les régions de l’Algérie», nous confie-t-elle.


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.