Birmanie: les troupes de la junte incendient des centaines de maisons

Photo prise le 3 février 2022 montrant une photo aérienne de bâtiments incendiés par des incendies dans le canton de Mingin, dans la division de Sagaing, où plus de 105 bâtiments ont été détruits par l'armée de la junte. (Photo, AFP)
Photo prise le 3 février 2022 montrant une photo aérienne de bâtiments incendiés par des incendies dans le canton de Mingin, dans la division de Sagaing, où plus de 105 bâtiments ont été détruits par l'armée de la junte. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 05 février 2022

Birmanie: les troupes de la junte incendient des centaines de maisons

  • Des centaines de maisons ont récemment été incendiées par les troupes de sécurité dans le nord-ouest de la Birmanie
  • L'armée a notamment mené des raids le 31 janvier dans plusieurs villages de la région de Sagaing, un des bastions de la résistance anti-junte

BANGKOK : Des centaines de maisons ont récemment été incendiées par les troupes de sécurité dans le nord-ouest de la Birmanie, ont rapporté des témoins, confirmant des informations de médias locaux.

L'armée a notamment mené des raids le 31 janvier dans plusieurs villages de la région de Sagaing, un des bastions de la résistance anti-junte, d'après ces sources.

Des images obtenues par l'AFP montraient des restes de dizaines de maisons calcinées.

Dans le village de Bin, les forces de sécurité "ont tiré des coups d'artillerie et des coups de feu", puis elles ont incendié environ 200 maisons, a raconté une habitante sous couvert d'anonymat.

"Nous n'avons rien pu emporter avec nous. Nous n'avons pris que quelques vêtements chauds, puis nous nous sommes enfuis".

Dans le village voisin d'Inn Ma Hte, l'armée a brûlé quelque 600 maisons après que des partisans du régime ont été attaqués par des résistants anti-junte, d'après un combattant rebelle sous couvert d'anoymat.

Les médias locaux ont également rapporté que des centaines de maisons avaient été détruites dans les deux villages.

Jeudi, la télévision d'État a diffusé un reportage accusant les opposants au régime, qualifiés de "terroristes", d'avoir allumé les incendies.

La Birmanie a plongé dans la violence depuis le coup d'Etat qui a renversé Aung San Suu Kyi il y a un an et des centaines de milliers de personnes ont été déplacées.

Des milices citoyennes secondées par des factions ethniques rebelles ont pris les armes contre le régime.

Les généraux mènent une répression sanglante à l'encontre de leurs opposants, avec plus de 1 500 civils tués et près de 9 000 actuellement en détention, selon un groupe de surveillance local.

Des enquêteurs de l'ONU mettent en avant de potentiels "crimes de guerre et crimes contre l'humanité", citant "des allégations crédibles" de tortures, violences sexuelles et exécutions extrajudiciaires.

La région de Sagaing est devenue ces dernières semaines le théâtre de violents affrontements entre les militaires et leurs opposants.

En décembre, les États-Unis ont condamné le massacre dans cette région de 11 villageois, abattus avant d'être brûlés par les forces de sécurité, indiquant disposer d'"informations crédibles" sur ces exactions.

Mercredi, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une déclaration unanime appelant à "un arrêt immédiat de toutes les formes de violence" en Birmanie.

Washington, Londres et Ottawa ont annoncé de nouvelles sanctions ciblées à l'encontre du régime.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.