Syrie: des mineurs encore détenus dans une prison attaquée par l'EI

Des soldats américains accompagnés de membres des Forces démocratiques syriennes (SDF) se rassemblent dans le quartier de Ghwayran, dans la ville de Hasakeh, dans le nord-est de la Syrie, le 29 janvier 2022.(AFP)
Des soldats américains accompagnés de membres des Forces démocratiques syriennes (SDF) se rassemblent dans le quartier de Ghwayran, dans la ville de Hasakeh, dans le nord-est de la Syrie, le 29 janvier 2022.(AFP)
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Publié le Dimanche 06 février 2022

Syrie: des mineurs encore détenus dans une prison attaquée par l'EI

  • Des dizaines de combattants de l'EI avaient lancé un assaut le 20 janvier contre la prison de Ghwayran à Hassaké, une zone aux mains des Kurdes
  • Nombre de ces enfants, âgés entre 12 et 18 ans, avaient été transférés à la prison de Ghwayran, où sont détenus leurs parents jihadistes, depuis des camps de déplacés proches

BEYROUTH : Des mineurs sont encore détenus dans une prison du nord-est de la Syrie attaquée en janvier par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) puis reprise par les forces kurdes, ont indiqué dimanche les Nations unies, alertant sur la précarité de leur condition.

Des dizaines de combattants de l'EI avaient lancé un assaut le 20 janvier contre la prison de Ghwayran à Hassaké, une zone aux mains des Kurdes, pour libérer leurs frères d'armes.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, ont repris le contrôle de la prison six jours plus tard au prix de centaines de morts, mettant fin à la plus importante opération du groupe jihadiste en Syrie depuis sa défaite territoriale en 2019.

"L'Unicef a rencontré certains des enfants toujours détenus au centre de détention de Ghwayran", a déclaré dans un communiqué l'agence des Nations unies pour l'enfance, première agence onusienne autorisée à visiter la prison depuis l'attaque .

Nombre de ces enfants, âgés entre 12 et 18 ans, avaient été transférés à la prison de Ghwayran, où sont détenus leurs parents jihadistes, depuis des camps de déplacés proches.

"Malgré certains services essentiels désormais garantis, la situation de ces enfants est incroyablement précaire", a ajouté l'Unicef, sans préciser le nombre de mineurs encore détenus. 

Farhad Shami, porte-parole des FDS, a déclaré à l'AFP que "des centaines" de mineurs étaient toujours détenus à Ghwayran, refusant de divulguer un nombre exact. 

"Ils sont gardés en lieu sûr", a-t-il ajouté.

Avant l'assaut, des organisations de défense des droits humains, dont Save the Children et Human Rights Watch, estimaient que plus de 700 garçons se trouvaient dans la prison.

L'Unicef a dit faire le nécessaire pour fournir immédiatement des soins aux mineurs et a confirmé être "prête à aider à financer un nouveau lieu sûr dans le nord-est de la Syrie pour prendre en charge les enfants les plus vulnérables".

Dans les séquences vidéo de la visite, publiées sur les réseaux sociaux, on pouvait voir une dizaine de garçons, drapés dans une couverture pour certains, dans une cellule.

Mais dimanche, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé au Royaume-Uni et qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie, a déclaré dans un communiqué que des centaines de jihadistes avaient fui.  

"Certains d'entre eux sont passés en Turquie, d'autres sont arrivés dans des zones tenues dans la campagne d'Alep par des rebelles soutenus par la Turquie ou se cachent dans des zones contrôlées par l'administration kurde semi-autonome", a indiqué l'Observatoire. 

Selon l'OSDH, deux hauts dirigeants jihadistes se sont évadés et résident maintenant dans la ville syrienne de Jarablous, sous contrôle turc, située près de la frontière avec la Turquie.

Jeudi, le chef de l'EI, Abou Ibrahim al-Qourachi, a été tué à Atmé lors d'une opération menée par les Etats-Unis dans la région d'Idleb du nord-ouest syrien, contrôlée en grande partie par les jihadistes et les rebelles.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.