Des réfugiés iraniens risquent l'expulsion après leur participation à une manifestation en Turquie

Des manifestants protestant contre la violence sexiste à Istanbul. (Fichier/AFP)
Des manifestants protestant contre la violence sexiste à Istanbul. (Fichier/AFP)
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Publié le Mercredi 09 février 2022

Des réfugiés iraniens risquent l'expulsion après leur participation à une manifestation en Turquie

  • Lily Faraji, Zeinab Sahafi et Ismaïl Fattahi ont été arrêtés après avoir participé à une manifestation à Denizli en mars 2021
  • Les dissidents iraniens en Turquie ont de plus en plus indiqué qu'ils ne se sentaient plus en sécurité dans ce pays

LONDRES: Trois réfugiés iraniens risquent d'être expulsés de Turquie après avoir été arrêtés pour avoir participé à une manifestation contre le retrait d'Ankara de la convention d'Istanbul sur la violence à l'égard des femmes.

Lily Faraji, Zeinab Sahafi et Ismaïl Fattahi ont été arrêtés après avoir participé à une manifestation dans la ville de Denizli, au sud de la Turquie, en mars 2021, a rapporté le journal britannique The Guardian.

Un autre Iranien, Mohammad Pourakbari, a été également détenu avec les autres, bien qu'il n'ait pas participé aux manifestations, a déclaré leur avocate Buse Bergamali, ajoutant que les autorités étaient venues les appréhender à leurs domiciles. Ils avaient été photographiés par la police lors des manifestations, et avaient par la suite été identifiés.

Le groupe a été accusé de «troubles à l'ordre public» et de «participation à des manifestations illégales».

Les autorités turques avaient affirmé que ces Iraniens pouvaient être expulsés après avoir perdu en appel contre un ordre d'expulsion émis en avril 2021.

Trois d'entre eux avaient obtenu le statut de réfugié conditionnel, rendant illégale leur déportation vers l’Iran, a précisé Bergamali. «Cependant, rien dans la décision de la justice n'indique que ces personnes ne peuvent pas être renvoyées en Iran», a-t-elle ajouté.

La police turque a réagi brutalement à l’égard les personnes qui manifestaient contre le retrait de la Turquie de cette convention, qui vise à prévenir la violence à l'égard des femmes, et à protéger les victimes.

L'ordre d'expulsion intervient dans un contexte d'inquiétudes croissantes concernant le traitement réservé par la Turquie aux dissidents et demandeurs d'asile iraniens.

Il y a au moins 24 300 dissidents et demandeurs d'asile iraniens en Turquie, selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

On estime que 67 000 Iraniens vivent en Turquie. Leur nombre a augmenté ces dernières années, certains fuyant la persécution, tandis que d'autres tentent d'éviter les sanctions américaines contre l'Iran en achetant une propriété et en revendiquant la citoyenneté turque.

Bergamali a affirmé que les quatre Iraniens qui risquent l'expulsion se sont battus pour rester en Turquie, malgré la détérioration des conditions dans le pays. «Ils se battent pour leurs vies. Ils sont venus en Turquie pour survivre. Ils essaient de rester ici pour ne pas mourir», a-t-elle affirmé.

Les dissidents iraniens en Turquie ont de plus en plus indiqué qu'ils ne se sentaient plus en sécurité dans ce pays. En 2020, la militante féministe Maryam Shariatmadari, qui avait fui l’Iran deux ans plus tôt, a été brièvement détenue par la police à Denizli après avoir protesté contre le port forcé du hijab.

Les autorités turques avaient initialement déclaré que Shariatmadari avait été arrêtée parce que son visa avait expiré, et qu'elle pourrait être expulsée vers l'Iran, où elle aurait été torturée ou même condamnée à mort, selon des groupes de défense des droits humains. Elle a été autorisée à renouveler son visa turc, et a été libérée à la suite d’un tollé général.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Toute tentative des Houthis de cibler le Royaume se heurtera à une riposte d'une force sans précédent, affirme la coalition

Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
  • Les menaces des Houthis visent à « détourner l’attention » des violations commises contre le peuple yéménite, affirme Al-Maliki, porte-parole de la coalition

RIYAD : Toute tentative des rebelles houthis du Yémen de cibler le Royaume se heurtera à une réponse marquée par une « détermination et une force sans précédent », a déclaré la coalition dirigée par l’Arabie saoudite tôt samedi dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux et relayé par l’Agence de presse saoudienne.

« Les déclarations des Houthis contre le Royaume hier ne sont qu’une tentative de détourner l’attention de leurs graves violations à l’encontre du peuple frère du Yémen », a déclaré le général de division Turki Al-Maliki, porte-parole de la coalition.

Il a qualifié les dernières menaces de la milice de tentatives visant à porter atteinte à la sécurité régionale et internationale.

« La coalition répondra avec une détermination et une force sans précédent à toute tentative de cibler le Royaume, ses citoyens, ses résidents et ses infrastructures nationales, ou à toute atteinte à la souveraineté de la République sœur du Yémen, conformément au droit international humanitaire coutumier », a-t-il déclaré.

Le groupe soutenu par l’Iran a menacé vendredi de prendre pour cible « les aéroports saoudiens ainsi que les intérêts vitaux sur terre et en mer », selon son porte-parole militaire.

Al-Maliki a accusé les Houthis d’être responsables des souffrances du peuple yéménite.

« Ils cherchent à exporter les catastrophes économiques et les souffrances qu’ils ont eux-mêmes provoquées au Yémen, tout en tentant de masquer le rejet auquel ils sont confrontés de la part des composantes tribales et sociales yéménites, en reportant ces tensions sur leur environnement régional et les pays voisins. »

Connue officiellement sous le nom de Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite affirme œuvrer au rétablissement du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, après la prise de la capitale, Sanaa, par les Houthis en 2014.

Le groupe, qui a reçu des armes de Téhéran, contrôle depuis lors la capitale ainsi que de vastes régions du pays.

« Le Royaume, avec la coalition et ses partenaires internationaux, a lancé des initiatives et des efforts visant à atténuer les souffrances du peuple yéménite causées par le coup d’État de la milice houthie », a déclaré Al-Maliki. « Ces efforts comprennent également la recherche d’une solution à la crise yéménite à travers une feuille de route approuvée par le gouvernement légitime du Yémen, mais rejetée par les Houthis, qui ont en outre refusé les initiatives en faveur d’une paix durable et attaqué les voies de communication maritimes ainsi que le commerce international dans le sud de la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb. »

Al-Maliki a ajouté : « Ces actions ont exposé les capacités et les infrastructures du peuple yéménite à des attaques et à des destructions massives dans les ports de Hodeïda, Ras Issa et Salif, ainsi qu’à l’aéroport international de Sanaa, aux centrales électriques, aux installations industrielles et à d’autres composantes économiques majeures appartenant au peuple yéménite. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais affirme qu'il ne cèdera «pas un pouce» du territoire à Israël

 Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
  • Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun
  • Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire"

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire".

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait déclaré la veille que l'armée israélienne resterait "pour une durée indéterminée" dans ce qu'elle qualifie de "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Le Liban a signé le 26 juin sous l'égide de Washington un accord-cadre avec Israël en vue de parvenir à une "paix durable", un texte violemment contesté par le Hezbollah pro-iranien.

Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun, alors que la nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah a fait depuis le 2 mars plus de 4.200 morts au Liban, selon les autorités.

Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire".

"Nous ne cèderons pas un seul pouce du territoire libanais", a-t-il assuré.

L'accord-cadre prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne, mais il ne fixe pas de calendrier.

Le processus doit être détaillé dans une annexe de sécurité, dont le contenu n'a pas été rendu public.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que persisterait la menace du Hezbollah.