Egypte: grève de la faim d'un médecin prodémocratie détenu depuis 2018

L'Égypte, avec plus de 60 000 détenus d'opinion selon des ONG, est régulièrement montrée du doigt pour son bilan des droits humains. (Photo, AFP)
L'Égypte, avec plus de 60 000 détenus d'opinion selon des ONG, est régulièrement montrée du doigt pour son bilan des droits humains. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 14 février 2022

Egypte: grève de la faim d'un médecin prodémocratie détenu depuis 2018

  • Shawky avait été emprisonné le 14 octobre 2018 pour «appartenance à une organisation terroriste»
  • Après 22 mois de détention – la préventive en Égypte n'est légalement pas censée excéder deux années – Shawky avait été déclaré libérable, bien que toujours poursuivi

LE CAIRE : Une figure de la société civile prodémocratie en Égypte a entamé une grève de la faim pour dénoncer son maintien en détention préventive depuis plus de trois ans, a annoncé dimanche la plus importante ONG des droits humains du pays.

Walid Shawky, médecin de 35 ans, avait été en 2008 l'un des fondateurs du Mouvement du 6 avril, qui mobilisa trois ans plus tard des millions d'Egyptiens lors de la révolte ayant renversé le président Hosni Moubarak.

M. Shawky avait été emprisonné le 14 octobre 2018 pour "appartenance à une organisation terroriste". Cette appellation d'abord réservée à la confrérie des Frères musulmans a été étendue à l'ensemble des partis et associations libérales liés à la "révolution" de 2011 après la prise du pouvoir d'Abdel Fattah al-Sissi en 2013.

Après 22 mois de détention – la préventive en Égypte n'est légalement pas censée excéder deux années – M. Shawky avait été déclaré libérable, bien que toujours poursuivi.

Il n'a toutefois jamais été relâché et a même été aussitôt inculpé dans une autre affaire, une technique à laquelle recourt régulièrement le régime de M. Sissi pour prolonger indéfiniment la détention préventive, selon des ONG.

"Il a été accusé d'avoir participé à une manifestation alors qu'au moment où elle se déroulait, il était en prison", rapporte l'Initiative égyptienne pour les droits personnels (EIPR).

Elle ajoute que l'un de ses avocats, qui défend M. Shawky, a été informé dimanche par l'épouse de ce dernier qu'il ne se nourrirait plus à compter du même jour.

L'Égypte, avec plus de 60 000 détenus d'opinion selon des ONG, est régulièrement montrée du doigt pour son bilan des droits humains, "catastrophique" selon Amnesty International. 

Les États-Unis, qui estiment que le pays viole les droits humains dans tous les domaines – du travail des enfants aux exécutions extrajudiciaires –, ont en conséquence gelé 10% de leur aide.

Le militant palestinien Ramy Shaath, libéré début janvier d'une prison égyptienne après plus de 900 jours de détention, a raconté à l'AFP des "traitements inhumains", avec "18 à 32 personnes dans une cellule de 23 m2" et "très peu de nourriture".

M. Sissi, lui, a présenté à l'automne sa "stratégie nationale pour les droits humains". Il insiste sur le fait que l'éducation, la santé ou l'électricité sont des droits plus nécessaires que celui, par exemple, de rassemblement, quasiment interdit dans le pays.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.