Heurts en Cisjordanie, un jeune Palestinien tué par les forces israéliennes

Des Palestiniens portent le corps de Mohamed Saleh, tué par les forces israéliennes, le 14 février. (Photo, AFP)
Des Palestiniens portent le corps de Mohamed Saleh, tué par les forces israéliennes, le 14 février. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 14 février 2022

Heurts en Cisjordanie, un jeune Palestinien tué par les forces israéliennes

  • Mohamed Abou Salah, 17 ans, a été touché par balle à la tête dans la nuit, dans le village de Silat al-Harithiya près de la ville de Jénine, et a succombé à ses blessures, a indiqué le ministère de la Santé palestinien
  • Des centaines de personnes, dont des hommes armés et cagoulés, ont assisté aux funérailles du jeune Palestinien dans son village d'Al Yamoun

SILAT AL-HARITHIYA: Un adolescent palestinien a été tué par les forces israéliennes en Cisjordanie occupée lors de heurts en marge d'une opération présentée lundi par l'armée comme visant à démolir le domicile d'un autre Palestinien accusé d'une attaque. 

Mohamed Abou Salah, 17 ans, a été touché par balle à la tête dans la nuit, dans le village de Silat al-Harithiya près de la ville de Jénine, et a succombé à ses blessures, a indiqué le ministère de la Santé palestinien. 

Dans un communiqué, l'armée israélienne a indiqué être entrée dans le village "pour démolir l'étage de l'immeuble où résidait le terroriste Mohamed Jaradat", accusé du meurtre en décembre d'un étudiant en religion de 25 ans dans la colonie de Homesh en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967. 

De "violentes émeutes" ont alors éclaté "avec la participation de centaines de Palestiniens" dont certains ont lancé des engins explosifs sur les soldats. "Les troupes ont identifié des émeutiers armés et fait feu dans le but de neutraliser la menace", a ajouté l'armée, sans faire directement état de la mort de l'adolescent. 

Des centaines de personnes, dont des hommes armés et cagoulés, ont assisté aux funérailles du jeune Palestinien dans son village d'Al Yamoun, non loin de Silat al-Harithiya, ont constaté des journalistes de l'AFP. 

Punition collective 

Lors de l'attaque en décembre à Homesh, plusieurs autres colons avaient été blessés et les forces israéliennes avaient arrêté plusieurs personnes. 

Les forces israéliennes détruisent régulièrement les domiciles de Palestiniens accusés d'attaques anti-israéliennes en Cisjordanie ou à Jérusalem-Est, secteur palestinien occupé par Israël depuis 1967. 

Cette pratique, qui exacerbe souvent les tensions, est condamnée par ses détracteurs comme une forme de punition collective, mais Israël affirme qu'elle contribue à dissuader les attaques. 

Environ 475.000 colons juifs vivent en Cisjordanie, de même que quelque 2,9 millions de Palestiniens.  

Toutes les colonies sont considérées comme illégales au regard du droit international mais celle de Homesh est considérée comme illégale par l'Etat d'Israël lui-même.  

Elle avait été évacuée en 2005 par les forces israéliennes mais les colons sont ensuite revenus, attisant les tensions avec les Palestiniens. 

L'opération militaire israélienne à Silat al-Harithiya est survenue quelques heures après des heurts entre manifestants palestiniens et police israélienne dans le quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem-Est, durant lesquels 31 Palestiniens ont été blessés dimanche. 

Colonisation 

Les affrontements à Cheikh Jarrah, un quartier sensible devenu le symbole de la lutte contre la colonisation israélienne à Jérusalem-Est, ont éclaté après une visite controversée d'un député d'extrême-droite israélien qui a y voulu installer un bureau pour "défendre" les résidents juifs. 

En mai 2021, des rassemblements de soutien à des familles palestiniennes menacées d'expulsion au profit de colons israéliens y avaient dégénéré en affrontements avec les forces israéliennes. Des centaines de Palestiniens avaient été blessés. 

Dans la foulée, le mouvement islamiste palestinien Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza, territoire palestinien sous blocus israélien, a lancé des salves de roquettes vers Israël qui a répliqué. Ces violences ont donné lieu à une guerre de 11 jours entre le Hamas et l'armée israélienne. 

Plus de 300.000 Palestiniens et 210.000 colons israéliens vivent aujourd'hui à Jérusalem-Est. Les Palestiniens ambitionnent de faire de Jérusalem-Est la capitale d'un futur Etat, alors qu'Israël considère toute la ville de Jérusalem comme sa capitale. 

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett, qui a autrefois dirigé une organisation de colons, est hostile à la création d'un Etat palestinien et a exclu la reprise des négociations de paix avec les Palestiniens au point mort depuis 2014. Il a toutefois dit vouloir améliorer leurs conditions économiques. 

 

 


Attaque de drones sur le principal port de Koweït, des dégâts

Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires. (AFP)
Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires. (AFP)
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  • L'attaque sur le port de Shuwaikh a fait des dégâts matériels mais pas de victimes, ont-elles précisé dans un communiqué publié sur X
  • Une deuxième port, en construction et situé dans le nord de l'émirat a également été visé, a ensuite annoncé le ministère des travaux publics

KOWEIT: Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires.

L'attaque sur le port de Shuwaikh a fait des dégâts matériels mais pas de victimes, ont-elles précisé dans un communiqué publié sur X.

Une deuxième port, en construction et situé dans le nord de l'émirat a également été visé, a ensuite annoncé le ministère des travaux publics.

Selon cette source, le port de Mubarak al-Kabeer a été touché tôt vendredi matin par des drones et des missiles qui ont causé, là aussi, des dégâts matériels mais n'ont pas fait de victimes.

Les pays du Golfe font l'objet d'une campagne de représailles iraniennes depuis le début de l'offensive américano-israélienne sur l'Iran il y a un mois et les tirs - pour la plupart interceptés - sont quasiment quotidiens.


L'armée israélienne dit avoir mené des frappes d'ampleur sur Téhéran

L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Il y a peu, l'armée a terminé une série de frappes à grande échelle visant des infrastructures du régime terroriste iranien au coeur de Téhéran", a-t-elle indiqué dans un bref communiqué, sans plus de détails
  • Quelques heures plus tard, elle a précisé avoir "pris pour cible des sites et des infrastructures" utilisés par l'Iran "pour produire des armes, principalement des missiles balistiques"

JERUSALEM: L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Il y a peu, l'armée a terminé une série de frappes à grande échelle visant des infrastructures du régime terroriste iranien au coeur de Téhéran", a-t-elle indiqué dans un bref communiqué, sans plus de détails.

Quelques heures plus tard, elle a précisé avoir "pris pour cible des sites et des infrastructures" utilisés par l'Iran "pour produire des armes, principalement des missiles balistiques".

Elle a aussi annoncé avoir "frappé diverses cibles liées aux dispositifs de puissance de feu du régime" dans l'ouest de l'Iran, dont "des lanceurs de missiles et des sites de stockage de missiles, qui constituaient une menace" pour Israël.

Le Moyen-Orient est plongé depuis le 28 février dans une guerre déclenchée par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, auxquelles Téhéran a riposté par des tirs de missiles et de drones visant Israël et plusieurs pays de la région.

 


Des explosions retentissent dans le sud de Beyrouth

Une banderole à l'effigie de Hassan Nasrallah, le chef assassiné du mouvement chiite libanais Hezbollah, est accrochée devant un magasin dans une rue jonchée de débris de bâtiments, sur le site d'une frappe aérienne israélienne menée dans la nuit et qui a visé un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, le 25 mars 2026. (AFP)
Une banderole à l'effigie de Hassan Nasrallah, le chef assassiné du mouvement chiite libanais Hezbollah, est accrochée devant un magasin dans une rue jonchée de débris de bâtiments, sur le site d'une frappe aérienne israélienne menée dans la nuit et qui a visé un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, le 25 mars 2026. (AFP)
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  • Des images de l'AFPTV ont montré de la fumée s'élever de la banlieue sud de la capitale libanaise, considérée par Israël comme un fief du mouvement pro-iranien Hezbollah
  • Habituellement densément peuplée, cette zone s'est largement vidée de ses habitants depuis le début des hostilités

BEYROUTH: Des explosions ont retenti dans le sud de Beyrouth aux premières heures de vendredi, selon des journalistes de l'AFP, des médias locaux et l'agence de presse officielle libanaise faisant état de frappes israéliennes.

Des images de l'AFPTV ont montré de la fumée s'élever de la banlieue sud de la capitale libanaise, considérée par Israël comme un fief du mouvement pro-iranien Hezbollah. On ignore à ce stade si la frappe a fait des victimes dans cette zone visée régulièrement par l'armée israélienne.

Habituellement densément peuplée, cette zone s'est largement vidée de ses habitants depuis le début des hostilités.

Quelques heures plus tard, l'armée israélienne a lancé un appel à évacuer aux habitants d'un village du sud du pays et à se déplacer vers le nord de la rivière Zahrani, car "les activités du Hezbollah poussent l'armée israélienne à prendre des mesures fermes contre eux dans le village".

Le Liban a été entraîné dans la guerre début mars lorsque le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a commencé à tirer des roquettes sur Israël pour venger l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne en Iran le 28 février.

Alors qu'Israël manifeste sa détermination à intensifier sa campagne militaire contre le mouvement islamiste, ce dernier a revendiqué une série d'attaques contre les troupes israéliennes qui mènent une incursion terrestre dans le sud du Liban.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi soir qu'Israël était en train d'élargir une "zone tampon" au Liban pour "éloigner la menace des missiles" du Hezbollah.

Le mouvement a déclaré que ses combattants poursuivaient leurs attaques contre les troupes israéliennes dans le sud du Liban tôt vendredi matin.

Jeudi, les médias officiels ont fait état de frappes israéliennes meurtrières sur plusieurs zones du sud du pays. Le Hezbollah a revendiqué plus de 90 attaques contre des cibles israéliennes à l'intérieur du Liban et de l'autre côté de la frontière.

De son côté, l'armée israélienne a déclaré jeudi que deux soldats avaient été tués dans le sud du Liban, tandis que les services d'urgence israéliens ont indiqué qu'une roquette tirée depuis le Liban avait tué un homme dans la région de Nahariya, au nord d'Israël.

Selon les autorités libanaises, les frappes israéliennes menées depuis le 2 mars ont fait au moins 1.116 morts, dont 121 enfants, et plus d'un million de personnes ont été déplacées.