Maroc: la défense du journaliste Raissouni dénonce «les failles» du dossier

Une militante marocaine scande des slogans lors d'une manifestation réclamant la libération du journaliste marocain Soulaimane Raissouni, condamné à cinq ans de prison pour «agression sexuelle», dans la capitale Rabat le 10 juillet 2021. (AFP)
Une militante marocaine scande des slogans lors d'une manifestation réclamant la libération du journaliste marocain Soulaimane Raissouni, condamné à cinq ans de prison pour «agression sexuelle», dans la capitale Rabat le 10 juillet 2021. (AFP)
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Publié le Mardi 15 février 2022

Maroc: la défense du journaliste Raissouni dénonce «les failles» du dossier

  • «Le processus judiciaire a été ponctué de failles. Les preuves retenues contre M. Raissouni ne sont pas crédibles», a affirmé son avocate
  • Pour les autorités marocaines, M. Raissouni a bénéficié d'un procès «équitable» et ces poursuites «n'ont rien à voir avec son travail journalistique»

CASABLANCA: Les avocats du journaliste marocain Soulaimane Raissouni, condamné en première instance à cinq ans de prison pour "agression sexuelle", ont dénoncé mardi les "failles" du dossier devant la Cour d'appel de Casablanca, a constaté l'AFP. 


"Le processus judiciaire a été ponctué de failles. Les preuves retenues contre M. Raissouni ne sont pas crédibles", a affirmé son avocate Souad Brahma, en présence du journaliste en détention, lors des plaidoiries de la défense. 


M. Raissouni, 49 ans, un éditorialiste connu pour son ton critique vis-à-vis des autorités, est accusé d'"agression sexuelle". Une accusation qu'il rejette, assurant qu'il est poursuivi "à cause de ses opinions".


L'enquête a été ouverte à la suite d'une publication sur Facebook dans laquelle le plaignant l'accuse, sous pseudonyme, de l'avoir agressé sexuellement. L'accusation se base également sur une conversation enregistrée et des échanges sur le système de messagerie Messenger.


Mais selon Me Brahma, "l'enregistrement audio et les messages qui l'incrimineraient, et dont la véracité est réfutée par M. Raissouni, ne font pas allusion aux faits qu'on lui reproche". 


"Pourquoi donc le téléphone du plaignant n'a pas été saisi et expertisé car c'est sur cet outil que l'audio a été enregistré et se trouvent les conversation attribuées à M. Raissouni ?", a demandé un autre avocat, Mohamed Messaoudi. 


En revanche, le téléphone du journaliste "a été expertisé mais aucun élément l'incriminant n'y a été trouvé", a assuré Me Messaoudi.


Accusé par la défense d'avoir fait des déclarations "contradictoires", le plaignant maintient depuis le début du procès qu'il a été victime d'une agression sexuelle. 


Pour sa part, le parquet a estimé que les preuves de la culpabilité de M. Raissouni étaient "irréfutables" et a requis la peine maximale de dix ans contre lui.


Arrêté en mai 2020, l'éditorialiste n'avait pas assisté à la plus grande partie de son procès en première instance -- entre février et juillet 2021 -- en raison d'une grève de la faim de 122 jours.


Pour les autorités marocaines, M. Raissouni a bénéficié d'un procès "équitable" et ces poursuites "n'ont rien à voir avec son travail journalistique".


Le procès reprendra le 21 février. 


L'armée américaine affirme avoir repoussé des attaques de missiles et drones iraniens dans le Golfe

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WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé mardi avoir repoussé plusieurs attaques iraniennes, par missiles et drones, contre ses bases et ses alliés dans la région, et avoir répliqué en bombardant au sol une île iranienne.

"L'Iran a lancé plusieurs missiles balistiques vers des pays de la région, mais tous ont raté leur cible", a écrit le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient dans un communiqué sur X, ajoutant qu'aucun membre de l'armée n'avait été blessé.

"Deux missiles iraniens tirés vers le Koweït sont tombés avant d'atteindre le territoire ou se sont désintégrés en vol, et trois missiles lancés contre Bahreïn ont été immédiatement interceptés par les défenses aériennes américaines et bahreïniennes", a précisé le Centcom.

Avant cela, l'armée américaine avait "abattu trois drones" d'attaque "lancés par l'Iran contre des marins civils qui circulaient légitimement dans les eaux régionales", a encore déclaré l'armée américaine.

En réponse, le Centcom dit avoir "mené des frappes de légitime défense" sur des cibles au sol sur l'île iranienne de Qeshm, dans le détroit d'Ormuz.

Le Corps des Gardien de la Révolution, cités par les médias iraniens, a affirmé que les Etats-Unis ont visé une tour de télécommunication sur l'île et qu'en représailles, ils ont visé une base militaire américaine dans un pays de la région ainsi que le siège de la 5e flotte américaine, à Bahreïn.

Cette dernière affirmation a été démentie par le Centcom. "Toutes les attaques iraniennes contre les forces américaines ont échoué", a écrit le Centcom sur X.

Un peu plus tôt, le Koweït avait affirmé intercepter des "attaques de drones et missiles hostiles".

Le Centcom a ensuite déclaré avoir intercepté "plusieurs drones." "Une nouvelle vague de drones iraniens tentant d'attaquer les forces américaines au Koweït n'a pas atteint les cibles visées cette nuit," a déclaré le commandement américain sur X.

 


Nouvelle session de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington

Nada Hamadeh (au centre), ambassadrice du Liban aux États-Unis, participe à une réunion entre les délégations israélienne et libanaise organisée par les États-Unis au département d’État à Washington, le 2 juin 2026. (AFP)
Nada Hamadeh (au centre), ambassadrice du Liban aux États-Unis, participe à une réunion entre les délégations israélienne et libanaise organisée par les États-Unis au département d’État à Washington, le 2 juin 2026. (AFP)
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  • Des représentants d’Israël et du Liban participent à une quatrième session de pourparlers directs à Washington, sous médiation américaine, malgré l’absence de relations diplomatiques entre les deux pays
  • Malgré les appels à l’apaisement, les combats entre Israël et le Hezbollah se poursuivent

WASHINGTON: Les ambassadeurs d'Israël et du Liban ont été reçus mardi au département d'Etat pour une nouvelle session de pourparlers directs, alors qu'Israël et le Hezbollah ont échangé des tirs après que Donald Trump a assuré que les deux camps lui avaient promis l'apaisement.

Cette quatrième rencontre entre les représentants des deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, a lieu au département d'Etat et doit durer deux jours.

Elle réunit les représentants israélien Yechiel Leiter et libanais Nada Hamadeh Moawad, ainsi que Daniel Holler, un haut conseiller du secrétaire d'Etat Marco Rubio, qui ne participe pas à cette session.

Aucun des participants n'a fait de déclarations.

Le président américain a indiqué lundi soir sur son réseau Truth Social que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'était engagé à ne pas envoyer de troupes à Beyrouth et que le Hezbollah allait "cesser totalement le feu".

Mais les combats qui opposent l'armée israélienne et le Hezbollah depuis le 2 mars, se sont poursuivis malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril et qui avait été prolongé une fois à l'issue de ces pourparlers, les premiers depuis des décennies.

Des frappes israéliennes lundi soir ont fait au moins six morts dans le sud du pays, portant à 13 le bilan global pour la journée, selon des sources libanaises. Et le Hezbollah a revendiqué mardi une attaque à la roquette contre un char israélien à Hadatha dans la région, disant y lutter contre "l'avancée des forces israéliennes".


Israël dit avoir obtenu l'aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth si le Hezbollah attaque ses localités

Les premiers intervenants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne qui a touché les environs d’un hôpital dans la ville de Tyr, dans le sud, le 1er juin 2026. (Reuters)
Les premiers intervenants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne qui a touché les environs d’un hôpital dans la ville de Tyr, dans le sud, le 1er juin 2026. (Reuters)
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  • Le ministre de la Défense israélien Israël Katz affirme qu’Israël aurait obtenu l’aval des États-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth (Dahiyeh), bastion du Hezbollah, en cas d’attaques contre le nord d’Israël
  • Il expose une logique de dissuasion : si les tirs continuent, Israël dit qu’il ciblerait Dahiyeh, en liant le sort de cette zone aux attaques subies par les localités israéliennes

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien Israël Katz a affirmé mardi que son pays avait obtenu l'aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, en cas d'attaque du groupe pro-iranien sur son sol, selon un communiqué de son bureau.

"Le Premier ministre et moi-même avons mené, avec l'armée israélienne, une démarche visant à établir une équation selon laquelle le sort de Dahiyeh (la banlieue sud, ndlr) à Beyrouth serait lié à celui des localités du nord d'Israël. Si les localités israéliennes continuent d'être attaquées, nous évacuerons et frapperons le quartier chiite de Dahiyeh à Beyrouth, bastion du Hezbollah", a dit M. Katz.

"Les Etats-Unis ont validé ce principe et l'ont communiqué au gouvernement libanais ainsi qu'à toutes les parties concernées (...) Soit les tirs contre les localités cessent, soit, s'ils se poursuivent, nous frapperons Dahiyeh à Beyrouth", a poursuivi le ministre.