Des dizaines de Houthis tués lors de combats violents à l’extérieur de Marib au Yémen

Un combattant du gouvernement yéménite sur la ligne de front tire avec une arme montée sur un véhicule lors des combats contre les Houthis à Marib. (Photo, Reuters)
Un combattant du gouvernement yéménite sur la ligne de front tire avec une arme montée sur un véhicule lors des combats contre les Houthis à Marib. (Photo, Reuters)
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Publié le Mercredi 16 février 2022

Des dizaines de Houthis tués lors de combats violents à l’extérieur de Marib au Yémen

Un combattant du gouvernement yéménite sur la ligne de front tire avec une arme montée sur un véhicule lors des combats contre les Houthis à Marib. (Photo, Reuters)
  • Au moins 40 Houthis auraient été tués lors de violents combats avec les forces gouvernementales au cours des dernières vingt-quatre heures
  • Des habitants et des responsables locaux ont indiqué qu’un missile et un drone chargé d’explosifs avaient touché le quartier de Rawda, où vivent 2 millions de personnes

AL-MOUKALLA: Au moins 40 Houthis auraient été tués lors de violents combats avec les forces gouvernementales à l’extérieur de la ville de Marib au Yémen au cours des dernières vingt-quatre heures, pendant lesquelles la milice a tiré un missile balistique et un drone sur la ville. 

Un responsable militaire local a déclaré mardi à Arab News que les troupes gouvernementales, soutenues par les forces aériennes de la Coalition pour restaurer la légitimité au Yémen, se sont emparées d’une large étendue de terre, y compris une chaîne de montagnes, à Al-Faleha et Al-Radaha, au sud de la ville, après avoir tué des dizaines de combattants houthis. 

Depuis le début de l’année, les troupes de l’armée et les combattants tribaux alliés ont intensifié leurs contre-attaques contre les Houthis à l’extérieur de Marib afin de les repousser de cette ville d’importance stratégique. 

La Brigade des géants du gouvernement, unité militaire précédemment stationnée sur la côte ouest du pays, a libéré le district de Hareb et combat actuellement les Houthis dans le district d’Abedia, tous deux situés au sud de Marib. 

Les victoires militaires de la Brigade, qui en janvier a libéré des Houthis la province de Chabwa, riche en pétrole, ont allégé la pression militaire sur les troupes gouvernementales qui défendent la ville, en proie aux attaques des Houthis depuis près d’un an. 

Toujours à Marib, des habitants et des responsables locaux ont indiqué mardi qu’un missile et un drone chargé d’explosifs, tirés par les Houthis, avaient touché le quartier de Rawda, déclenchant de fortes explosions qui ont secoué certaines parties de la ville. Cette attaque n’a fait aucun blessé. 

Des frappes similaires menées par les Houthis à Marib ont fait des centaines de morts et de blessés parmi les civils depuis le début de l’année dernière, alors que la milice tentait d’avancer dans la ville. Le quartier de Rawda abrite la plus grande concentration de personnes déplacées, avec plus de 2 millions de personnes qui y vivent. 

Cette dernière attaque de missiles et de drones est survenue un jour après que quatre civils, dont un nourrisson, dans le quartier de Saleh à Taïz, contrôlé par le gouvernement, ont été blessés par des tirs de mortier des Houthis depuis les abords de la ville du sud. Dimanche, une autre attaque au mortier perpétrée par la milice soutenue par l’Iran a blessé quatre personnes déplacées à Maqbanah, à l’ouest de Taïz. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.