Trois projets d'attentats du groupe Etat islamique déjoués au Liban

Le ministre libanais de l'Intérieur Bassam Mawlawi a affirmé que de telles attaques auraient fait de nombreuses victimes (Photo, AFP)
Le ministre libanais de l'Intérieur Bassam Mawlawi a affirmé que de telles attaques auraient fait de nombreuses victimes (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 23 février 2022

Trois projets d'attentats du groupe Etat islamique déjoués au Liban

  • Le Liban a annoncé mercredi avoir déjoué trois projets d'attentats du groupe Etat islamique (EI) visant des lieux de culte chiites dans la banlieue sud de Beyrouth
  • L'EI a également envoyé à l'agent infiltré des FSI trois ceintures explosives, ainsi que d'autres armes, en vue des attentats qui devaient être menés le 16 février, toujours selon les FSI

BEYROUTH : Le Liban a annoncé mercredi avoir déjoué trois projets d'attentats du groupe Etat islamique (EI) visant des lieux de culte chiites dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement chiite pro-iranien Hezbollah.

"Un groupe terroriste takfiri (islamiste extrémiste, ndlr) a recruté de jeunes Palestiniens au Liban pour mener des attentats de grande ampleur à l'aide de ceintures explosives", a indiqué le ministre libanais de l'Intérieur Bassam Mawlawi lors d'une conférence de presse.

L'EI planifiait de "viser trois cibles simultanément", selon les Forces de sécurité intérieure (FSI), affirmant que ces projets d'attentats ont pu être déjoués grâce à un agent qui avait réussi à s'infiltrer dans les réseaux de l'EI au Liban.

L'agent, recruté par les FSI, a reçu des instructions pour mener ces attentats de la part d'un membre de l'EI basé dans le camp de réfugiés de Aïn Héloué (sud), et qui est en contact avec d'autres djihadistes en Syrie.

Le 7 février, l'agent infiltré a reçu des instructions pour planifier "trois attentats suicides coordonnées dans la banlieue sud de Beyrouth" contre un complexe religieux dans le quartier d'al-Laylaki, le complexe de l'imam al-Kazem à Haret Hreik et la mosquée al-Nasser à Ouzaï, ont indiqué les FSI.

L'EI a également envoyé à l'agent infiltré des FSI trois ceintures explosives, ainsi que d'autres armes, en vue des attentats qui devaient être menés le 16 février, toujours selon les FSI.

Ces attentats devaient marquer un "hommage" au chef de l'EI, Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi, tué dans la nuit du 2 au 3 février lors d'une opération menée par les Etats-Unis dans la région d'Idleb du nord-ouest syrien.

Selon M. Mawlawi, les FSI ont arrêté deux personnes en lien avec ces projets d'attentats, sans plus de détails.

Le Liban a été visé depuis 2013 par une série d'attentats sanglants, visant notamment la banlieue sud de Beyrouth, fief Hezbollah. L'attentat le plus meurtrier avait été revendiqué par l'EI en novembre 2015, faisant 44 morts, en représailles à l'implication du parti chiite aux côtés du régime en Syrie voisine.

Des dizaines de milliers de réfugiés palestiniens vivent au Liban, pour la plupart dans les 12 camps du pays, dont celui de Aïn Héloué, le plus grand, situé près de Saïda.

En vertu d'un accord de longue date, l'armée libanaise ne pénètre pas dans ces camps, où la sécurité est assurée par des factions palestiniennes.


L'armée américaine affirme avoir repoussé des attaques de missiles et drones iraniens dans le Golfe

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WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé mardi avoir repoussé plusieurs attaques iraniennes, par missiles et drones, contre ses bases et ses alliés dans la région, et avoir répliqué en bombardant au sol une île iranienne.

"L'Iran a lancé plusieurs missiles balistiques vers des pays de la région, mais tous ont raté leur cible", a écrit le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient dans un communiqué sur X, ajoutant qu'aucun membre de l'armée n'avait été blessé.

"Deux missiles iraniens tirés vers le Koweït sont tombés avant d'atteindre le territoire ou se sont désintégrés en vol, et trois missiles lancés contre Bahreïn ont été immédiatement interceptés par les défenses aériennes américaines et bahreïniennes", a précisé le Centcom.

Avant cela, l'armée américaine avait "abattu trois drones" d'attaque "lancés par l'Iran contre des marins civils qui circulaient légitimement dans les eaux régionales", a encore déclaré l'armée américaine.

En réponse, le Centcom dit avoir "mené des frappes de légitime défense" sur des cibles au sol sur l'île iranienne de Qeshm, dans le détroit d'Ormuz.

Le Corps des Gardien de la Révolution, cités par les médias iraniens, a affirmé que les Etats-Unis ont visé une tour de télécommunication sur l'île et qu'en représailles, ils ont visé une base militaire américaine dans un pays de la région ainsi que le siège de la 5e flotte américaine, à Bahreïn.

Cette dernière affirmation a été démentie par le Centcom. "Toutes les attaques iraniennes contre les forces américaines ont échoué", a écrit le Centcom sur X.

Un peu plus tôt, le Koweït avait affirmé intercepter des "attaques de drones et missiles hostiles".

Le Centcom a ensuite déclaré avoir intercepté "plusieurs drones." "Une nouvelle vague de drones iraniens tentant d'attaquer les forces américaines au Koweït n'a pas atteint les cibles visées cette nuit," a déclaré le commandement américain sur X.

 


Nouvelle session de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington

Nada Hamadeh (au centre), ambassadrice du Liban aux États-Unis, participe à une réunion entre les délégations israélienne et libanaise organisée par les États-Unis au département d’État à Washington, le 2 juin 2026. (AFP)
Nada Hamadeh (au centre), ambassadrice du Liban aux États-Unis, participe à une réunion entre les délégations israélienne et libanaise organisée par les États-Unis au département d’État à Washington, le 2 juin 2026. (AFP)
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  • Des représentants d’Israël et du Liban participent à une quatrième session de pourparlers directs à Washington, sous médiation américaine, malgré l’absence de relations diplomatiques entre les deux pays
  • Malgré les appels à l’apaisement, les combats entre Israël et le Hezbollah se poursuivent

WASHINGTON: Les ambassadeurs d'Israël et du Liban ont été reçus mardi au département d'Etat pour une nouvelle session de pourparlers directs, alors qu'Israël et le Hezbollah ont échangé des tirs après que Donald Trump a assuré que les deux camps lui avaient promis l'apaisement.

Cette quatrième rencontre entre les représentants des deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, a lieu au département d'Etat et doit durer deux jours.

Elle réunit les représentants israélien Yechiel Leiter et libanais Nada Hamadeh Moawad, ainsi que Daniel Holler, un haut conseiller du secrétaire d'Etat Marco Rubio, qui ne participe pas à cette session.

Aucun des participants n'a fait de déclarations.

Le président américain a indiqué lundi soir sur son réseau Truth Social que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'était engagé à ne pas envoyer de troupes à Beyrouth et que le Hezbollah allait "cesser totalement le feu".

Mais les combats qui opposent l'armée israélienne et le Hezbollah depuis le 2 mars, se sont poursuivis malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril et qui avait été prolongé une fois à l'issue de ces pourparlers, les premiers depuis des décennies.

Des frappes israéliennes lundi soir ont fait au moins six morts dans le sud du pays, portant à 13 le bilan global pour la journée, selon des sources libanaises. Et le Hezbollah a revendiqué mardi une attaque à la roquette contre un char israélien à Hadatha dans la région, disant y lutter contre "l'avancée des forces israéliennes".


Israël dit avoir obtenu l'aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth si le Hezbollah attaque ses localités

Les premiers intervenants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne qui a touché les environs d’un hôpital dans la ville de Tyr, dans le sud, le 1er juin 2026. (Reuters)
Les premiers intervenants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne qui a touché les environs d’un hôpital dans la ville de Tyr, dans le sud, le 1er juin 2026. (Reuters)
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  • Le ministre de la Défense israélien Israël Katz affirme qu’Israël aurait obtenu l’aval des États-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth (Dahiyeh), bastion du Hezbollah, en cas d’attaques contre le nord d’Israël
  • Il expose une logique de dissuasion : si les tirs continuent, Israël dit qu’il ciblerait Dahiyeh, en liant le sort de cette zone aux attaques subies par les localités israéliennes

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien Israël Katz a affirmé mardi que son pays avait obtenu l'aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, en cas d'attaque du groupe pro-iranien sur son sol, selon un communiqué de son bureau.

"Le Premier ministre et moi-même avons mené, avec l'armée israélienne, une démarche visant à établir une équation selon laquelle le sort de Dahiyeh (la banlieue sud, ndlr) à Beyrouth serait lié à celui des localités du nord d'Israël. Si les localités israéliennes continuent d'être attaquées, nous évacuerons et frapperons le quartier chiite de Dahiyeh à Beyrouth, bastion du Hezbollah", a dit M. Katz.

"Les Etats-Unis ont validé ce principe et l'ont communiqué au gouvernement libanais ainsi qu'à toutes les parties concernées (...) Soit les tirs contre les localités cessent, soit, s'ils se poursuivent, nous frapperons Dahiyeh à Beyrouth", a poursuivi le ministre.