Une délégation du groupe sénatorial d’amitié France-Pays du Golfe en visite à Riyad

La délégation du Sénat français accueillie par le secrétariat du Conseil de Coopération du Golfe (Twitter @ludovic_pouille)
La délégation du Sénat français accueillie par le secrétariat du Conseil de Coopération du Golfe (Twitter @ludovic_pouille)
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Publié le Lundi 28 février 2022

Une délégation du groupe sénatorial d’amitié France-Pays du Golfe en visite à Riyad

  • Grand connaisseur des sites culturels saoudiens, l’ambassadeur de France à Riyad, M. Ludovic Pouille accompagne la délégation sénatoriale à travers les principaux monuments du pays
  • La délégation doit aborder avec les officiels saoudiens les sujets d’intérêt commun entre la France et l’Arabie saoudite

RIYAD : Une délégation du Sénat français, composée de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication ainsi que du groupe d’amitié France-Pays du Golfe est en visite officielle à Riyad depuis vendredi, 25 février, et jusqu’au mardi 1er mars.

Cette délégation comprend MM. Laurent Lafon (Val de Marne, président de la commission culture, éducation et communication), Pierre Ouzoulias (Hauts-de-Seine), Jacques Grosperrin (Doubs), Lucien Stanzione (Vaucluse), Olivier Cadic (Français établis hors de France, président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe), et Mmes Sonia de La Provôté (Calvados), Céline Boulay-Espéronnier (Paris), Nathalie Delattre (Gironde) et Joëlle Garriaud Maylam (Français établis hors de France).

À l’occasion de ce déplacement, la délégation aura des entretiens politiques avec le ministre d’État des Affaires étrangères, le vice-Président de l’Assemblée consultative (Majlis al-Shoura) ainsi qu’avec le Secrétaire général du Conseil de Coopération des États arabes du Golfe. Elle visitera également les projets emblématiques saoudiens dans le domaine du patrimoine et du tourisme tels que Qiddiyah, Diriyah et AlUla ainsi que plusieurs sites culturels et historiques de Riyad.

Lors de ces entretiens, la délégation abordera les sujets d’intérêt commun entre la France et l’Arabie saoudite, notamment les questions régionales et internationales ainsi que les développements culturels et sociétaux en Arabie saoudite.

La délégation sénatoriale rencontrera également plusieurs membres et représentants de la communauté française d’Arabie saoudite, notamment dans les domaines économique, éducatif et culturel.

Grand connaisseur des sites culturels saoudiens, l’ambassadeur de France à Riyad, M. Ludovic Pouille accompagne la délégation sénatoriale à travers les principaux monuments du pays dont notamment, samedi, le fort d’Al-Masmak. Un moment privilégié que le diplomate a commenté sur son compte Twitter comme « une découverte fascinante de ce haut lieu de l'histoire du Royaume d'Arabie Saoudite et joyau de l'architecture traditionnelle de la région du Najd », tout en remerciant par ailleurs le directeur du musée pour son accueil chaleureux.

L’ambassadeur Ludovic Pouille avait annoncé cette visite la veille, sur Twitter en ces termes : « Une importante délégation du Sénat composée du groupe d’amitié France-pays du Golfe et de la Commission de la culture, de l’éducation et de la communication, se rend en Arabie saoudite en visite officielle du 25 février au 1er mars. Bienvenue en Arabie! ». M. Pouille a également précisé qu’ « à l’occasion de cette visite, la délégation sénatoriale aura des entretiens avec le Ministère des Affaires étrangères, le Majlis Al Shoura & le Conseil de Coopération des États arabes du Golfe. Elle visitera Diriya, AlUla et  d'autres sites culturels et historiques saoudiens ».

Plus tard dans la journée, M. Ludovic Pouille et la délégation sénatoriale ont visité le Musée National de Riyad, se plongeant dans une "Découverte fascinante des trésors archéologiques et historiques de l'Arabie Saoudite" selon les termes de l’ambassadeur de France à Riyad. 

Suivant toujours ce circuit qui relate l'histoire et met en lumière les trésors archéologiques de l'Arabie Saoudite M. Pouille et la délégation sénatoriale se sont plongés dans l'histoire de l'Arabie saoudite au 20ème siècle en visitant la fondation du Roi Abdulaziz et du Palais Murabaa à Riyadh.

 

Après avoir passé la soirée du samedi 26 février au Boulevard de Riyad à la découverte des événements de Riyadh Season, la délégation s'est retrouvée autour d'un dîner traditionnel du Najd à Najd Village. «La cuisine est un trait d'union entre la France et l'Arabie saoudite» a commenté Ludovic Pouille. 

M. Pouille a également qualifié de "fructueuse" la réunion de travail de la délégation sénatoriale française avec le groupe d’amitié France-Arabie Saoudite du Majliss Al Shura à Riyad. "Discussion riche sur le renforcement de la coopération interparlementaire dans tous les domaines", a-t-il commenté.

L'ambassadeur de France a par ailleurs ajouté:  "Discussion riche entre SE Dr Nayef al Hajraf @GCCSG, et la délégation du @Senat sur les questions internationales & le renforcement de la stabilité dans la région. Le Conseil de Coopération du Golfe est un partenaire important de la France sur les plans économique et politique".


Liban: les frappes israéliennes ont fait plus de 3.000 morts depuis le 2 mars 

Les frappes israéliennes ont fait 3.020 morts au Liban depuis le début des hostilités entre Israël et le Hezbollah pro-iranien le 2 mars, selon un nouveau bilan officiel lundi, alors que les violences se poursuivent malgré la trêve. (AFP)
Les frappes israéliennes ont fait 3.020 morts au Liban depuis le début des hostilités entre Israël et le Hezbollah pro-iranien le 2 mars, selon un nouveau bilan officiel lundi, alors que les violences se poursuivent malgré la trêve. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes ont fait 3.020 morts au Liban depuis le début des hostilités entre Israël et le Hezbollah pro-iranien le 2 mars
  • Dans un communiqué, le ministère libanais de la Santé a recensé 3.020 morts, dont 116 membres du personnel médical et 211 enfants ou mineurs

BEYROUTH: Les frappes israéliennes ont fait 3.020 morts au Liban depuis le début des hostilités entre Israël et le Hezbollah pro-iranien le 2 mars, selon un nouveau bilan officiel lundi, alors que les violences se poursuivent malgré la trêve.

Dans un communiqué, le ministère libanais de la Santé a recensé 3.020 morts, dont 116 membres du personnel médical et 211 enfants ou mineurs, ainsi que 9.273 blessés.

 

 


L'ONU exige qu'Israël empêche un «génocide» à Gaza

Les Nations unies ont exigé lundi qu'Israël prenne toutes les mesures possibles pour empêcher des actes de "génocide" à Gaza, dénonçant des signes de "nettoyage ethnique" observés dans ce territoire palestinien ainsi qu'en Cisjordanie. (AFP)
Les Nations unies ont exigé lundi qu'Israël prenne toutes les mesures possibles pour empêcher des actes de "génocide" à Gaza, dénonçant des signes de "nettoyage ethnique" observés dans ce territoire palestinien ainsi qu'en Cisjordanie. (AFP)
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  • Une commission mandatée par l’ONU et plusieurs ONG parmi lesquelles Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé Israël d'avoir perpétré un génocide à Gaza
  • Israël rejette ces allégations comme "mensongères" et "antisémites"

GENEVE: Les Nations unies ont exigé lundi qu'Israël prenne toutes les mesures possibles pour empêcher des actes de "génocide" à Gaza, dénonçant des signes de "nettoyage ethnique" observés dans ce territoire palestinien ainsi qu'en Cisjordanie.

Dans un nouveau rapport, le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a déclaré que les actions menées par Israël à Gaza depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023 constituaient des "violations flagrantes" du droit international, s'apparentant souvent à des "crimes de guerre et autres atrocités".

Dans la conclusion de ce rapport, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé Israël à veiller au respect d’une ordonnance de la Cour internationale de justice de 2024 lui enjoignant de prendre des mesures pour prévenir les actes de génocide à Gaza.

Selon lui, Israël doit veiller "avec effet immédiat à ce que son armée ne se livre pas à des actes de génocide, (et prendre) toutes les mesures nécessaires pour prévenir et punir l’incitation au génocide".

Une commission mandatée par l’ONU et plusieurs ONG parmi lesquelles Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé Israël d'avoir perpétré un génocide à Gaza. Israël rejette ces allégations comme "mensongères" et "antisémites".

Ce rapport, qui concerne la période allant du 7 octobre 2023, date à laquelle une attaque sans précédent du Hamas en Israël a déclenché une offensive israélienne à Gaza, jusqu'en mai 2025, condamne aussi les "violations graves" commises par des groupes armés palestiniens.

L'attaque du Hamas a causé la mort de 1.221 personnes du côté israélien, pour la plupart des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles.

Le rapport met aussi en lumière les sévices subis par les otages capturés par les groupes armés palestiniens, dont beaucoup ont fait état de tortures et agressions sexuelles alors qu'ils étaient détenus "dans des conditions inhumaines" pendant des mois.

Meurtres "illégaux" 

Le rapport consacre également une large part aux actions d’Israël à Gaza, où sa campagne militaire de représailles a fait plus de 72.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire dirigé par le Hamas, dont les statistiques sont considérées comme fiables par l’ONU.

Une grande partie de ces meurtres "semblent illégaux", indique le rapport, qui souligne aussi comment Israël a "mené des attaques contre des cibles civiles ou protégées".

Parmi celles-ci figurent "des établissements de santé et des installations médicales", ainsi que des civils, dont des journalistes, des professionnels de santé, des acteurs humanitaires et des policiers, et ce "de manière systématique et répétée".

Cette campagne d’Israël à Gaza a rendu les conditions de vie dans une grande partie du territoire "incompatibles avec la survie des Palestiniens en tant que groupe", a alerté le Haut-Commissariat.

Il a également déclaré que "le recours à une force inutile et disproportionnée en Cisjordanie a(vait) conduit à des centaines de meurtres illégaux".

"En Cisjordanie, le taux de déplacements forcés de Palestiniens n'a pas été aussi élevé depuis des décennies et l'expansion des colonies israéliennes est sans précédent", a déclaré lundi devant la presse à Genève Ajith Sunghay, qui dirige le bureau du Haut-Commissariat dans les territoires palestiniens.

Sur les deux territoires, "l’armée israélienne et d’autres forces de sécurité ont provoqué des déplacements de population à grande échelle", ajoute le Haut-Commissariat.

Le rapport relève que les violations commises par Israël dans l’ensemble des territoires palestiniens occupés révélaient une pratique visant à infliger un "déplacement forcé, un dépeuplement et un nettoyage ethnique de vastes parties du territoire palestinien occupé".

Depuis, le fragile cessez-le feu d'octobre dernier "a permis de réduire l'ampleur considérable des violences observées jusqu’alors et a ouvert une marge de manœuvre humanitaire modeste", a déclaré Ajith Sunghay.

"Cependant, les meurtres et la destruction des infrastructures se sont poursuivis presque quotidiennement, et la situation humanitaire générale reste désastreuse", a-t-il ajouté.

Le Haut-Commissariat a jugé "essentiel que toutes les violations énumérées dans le rapport fassent l’objet d’un examen en bonne et due forme" par des "instances judiciaires crédibles et impartiales".

 


Le président libanais promet de faire «l'impossible» pour arrêter la guerre avec Israël

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  • Il a rappelé que les négociations entre le Liban et Israël à Washington avaient notamment pour objectif un retrait des forces israéliennes du sud du Liban et un retour des déplacés.
  • Les Etats-Unis avaient annoncé vendredi, à l'issue de négociations entre les deux pays qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, la prolongation de 45 jours d'un cessez-le-feu qui devait expirer dimanche.

BEYROUTH: Le président libanais a promis lundi de faire "l'impossible" pour arrêter la guerre avec Israël qui poursuit ses frappes, faisant plus de 3.000 morts depuis mars, malgré une trêve et de nouvelles négociations bilatérales en vue.

"Il est de mon devoir et de ma responsabilité de faire l'impossible (...) pour arrêter la guerre contre le Liban et son peuple", a déclaré Joseph Aoun dans un communiqué.

Il a rappelé que les négociations entre le Liban et Israël à Washington avaient notamment pour objectif un retrait des forces israéliennes du sud du Liban et un retour des déplacés.

Les Etats-Unis avaient annoncé vendredi, à l'issue de négociations entre les deux pays qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, la prolongation de 45 jours d'un cessez-le-feu qui devait expirer dimanche.

Et le département d'État américain a indiqué qu'il organiserait un nouveau cycle de discussions les 2 et 3 juin.

Malgré la trêve, Israël a poursuivi lundi ses frappes contre plusieurs localités dans le sud du Liban, a rapporté l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

L'armée israélienne a appelé à l'évacuation de trois localités dans les régions de Tyr et de Nabatiyé en prévision de bombardements, et réitéré plus tard son appel pour l'une de ces localités.

Dimanche, des frappes israéliennes près de Baalbeck, dans l'est du pays, ont tué sept personnes dont un chef du Jihad islamique palestinien, allié du Hezbollah.

La formation, qui rejette les négociations directes entre le Liban et son ennemi juré, a revendiqué lundi deux attaques contre des objectifs militaires en Israël.

"En riposte à la violation du cessez-le-feu" par Israël, le Hezbollah a visé "une plateforme du Dôme de fer", le système de défense aérienne israélienne, dans un camp militaire, "au moyen d'un drone d'attaque", a déclaré le mouvement dans un communiqué, ajoutant par ailleurs avoir visé un véhicule militaire dans le nord d'Israël.

Le Hezbollah a aussi revendiqué lundi des attaques contre des forces israéliennes dans le sud du Liban.

Ces dernières semaines, le Hezbollah a utilisé à plusieurs reprises des drones FPV à fibre optique, à bas coût. "Aujourd'hui, nous faisons face au défi de neutraliser les drones FPV", avait déclaré dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Les négociations parrainées par Washington portent notamment sur l'épineuse question du désarmement du Hezbollah, que le groupe refuse.

Le Liban a été plongé dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars, lorsque le Hezbollah a lancé une attaque sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei.

Depuis le début des hostilités, les frappes israéliennes ont fait 3.020 morts au Liban, dont 211 enfants ou mineurs et 116 membres du personnel médical, selon un nouveau bilan officiel lundi.

Le bilan des frappes israéliennes au Liban dépasse les 400 morts depuis le début de la trêve, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels.