Libye: l'ONU propose une médiation pour faciliter la tenue d'élections

«La solution à la crise libyenne ne réside pas dans la formation d'administrations rivales ou dans des transitions perpétuelles», a affirmé l'émissaire onusienne Stephanie Williams. (Photo, AFP)
«La solution à la crise libyenne ne réside pas dans la formation d'administrations rivales ou dans des transitions perpétuelles», a affirmé l'émissaire onusienne Stephanie Williams. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 04 mars 2022

Libye: l'ONU propose une médiation pour faciliter la tenue d'élections

  • L'Américaine Stephanie Williams, conseillère spéciale du secrétaire général de l'ONU en Libye, a proposé la mise en place d'un comité réunissant des représentants de deux instances rivales
  • La Libye s'est retrouvée avec deux exécutifs rivaux: un nouveau cabinet désigné par le Parlement et le cabinet issu des accords politiques parrainés par l'ONU

TRIPOLI : La représentante de l'ONU en Libye a proposé vendredi une médiation entre les camps rivaux pour faciliter la tenue d'élections, dont le report en décembre a aggravé les divisions dans le pays, désormais doté de deux gouvernements concurrents.

Pour essayer de rapprocher les parties, l'Américaine Stephanie Williams, conseillère spéciale du secrétaire général de l'ONU en Libye, a proposé la mise en place d'un comité réunissant des représentants de deux instances rivales: la Chambre des représentants qui siège à Tobrouk dans l'Est du pays, et le Haut Conseil d'Etat, basé à Tripoli et qui fait office de Sénat.  

"Hier soir, j'ai envoyé des lettres aux dirigeants de la Chambre des représentants et du Haut Conseil d'Etat les invitant à nommer six délégués de chaque chambre pour former un comité mixte afin d'élaborer un cadre constitutionnel consensuel", a indiqué vendredi Mme Williams sur Twitter.

Ce "cadre constitutionnel" devrait régir les futures "élections présidentielle et législatives" que l'ONU souhaite voir se tenir "le plus rapidement possible", après le report du double scrutin qui était prévu en décembre, a expliqué Mme Williams dans les lettres qu'elle a rendues publiques.

Elle a proposé que ce comité se réunisse à partir du 15 mars pour se pencher "pendant 14 jours" sur ce cadre constitutionnel.

Déjà minée par les divisions depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye s'est retrouvée de nouveau cette semaine avec deux exécutifs rivaux: un nouveau cabinet désigné par le Parlement et dirigé par Fathi Bachagha, et le cabinet issu des accords politiques parrainés par l'ONU installé à Tripoli et dirigé par Abdelhamid Dbeibah, qui refuse de céder le pouvoir. 

"La solution à la crise libyenne ne réside pas dans la formation d'administrations rivales ou dans des transitions perpétuelles", a affirmé l'émissaire onusienne.

"Les Libyens doivent se mettre d'accord sur une voie consensuelle qui donne la priorité à la préservation de l'unité et de la stabilité du pays", a-t-elle insisté.

Elle a invité le Parlement et le Haut Conseil d'Etat à agir "de bonne foi" et à oeuvrer de manière "constructive pour avancer vers des élections, dans l'intérêt des 2.8 millions de Libyens qui se sont inscrits pour voter".

La Libye n'a plus de Constitution depuis sa suppression par Kadhafi à son arrivée au pouvoir en 1969. Depuis 2011, le pays est régi par une "déclaration constitutionnelle" en attendant l’adoption d’une nouvelle loi fondamentale.


Netanyahu : l'armée israélienne restera dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire»

Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué
  • Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran

JERUSALEM: Israël restera au Liban "aussi longtemps que nécessaire" a affirmé vendredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ajoutant que son pays ferait "payer un prix très lourd" au mouvement islamiste Hezbollah, après l'annonce de la mort de quatre soldats en opération.

L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué. "Israël n'acceptera aucune attaque contre nos soldats ou notre territoire", ajoute-t-il.

Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran.

 

 

 


Israël continuera à opérer dans le sud du Liban 

 L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
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  • Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban
  • Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais.

L'armée a publié une carte de ce qu'elle déclare être son "espace de sécurité", s'étendant sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.

Elle indique que des troupes continueront d'y être déployées "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Un responsable militaire israélien a précisé que l'armée pourrait également agir pour "neutraliser" les risques identifiés au-delà de la zone de sécurité, et appelé les civils libanais à ne pas y pénétrer.

Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban et le Hezbollah pro-iranien n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël.

Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais.

L'armée israélienne a pour sa part annoncé la mort de l'un de ses soldats dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d'un incident survenu dans le sud du Liban. Sept soldats ont également été blessés.

Le groupe armé Hezbollah soutenu par l'Iran a entraîné le Liban dans la guerre début mars en attaquant Israël pour venger l'assassinat du guide suprême de la République islamique au début de la campagne américano-israélienne.

Israël a riposté par de vastes frappes à travers le Liban et par le lancement d'une invasion terrestre dans le sud, région frontalière d'Israël et de longue date sous l'influence du Hezbollah.

Le Liban et Israël mènent depuis avril des pourparlers directs à Washington afin de tenter de mettre fin aux hostilités et de dissocier leur conflit de la guerre régionale.

"D'autres étapes sont en cours de discussion" dans le cadre de ces pourparlers, a déclaré jeudi la même source militaire, ajoutant que "les représentants se rencontreront à nouveau la semaine prochaine".

 


Iran: le guide suprême dit avoir approuvé l'accord avec les Etats-Unis, malgré une «opinion différente»

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails. (AFP)
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails. (AFP)
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  • "J'avais une opinion différente, mais j’ai donné mon autorisation en raison de l’engagement que le respectable président (iranien), en tant que président du Conseil suprême de sécurité nationale, a pris envers moi en son nom"
  • Selon lui, le président l'a aussi assuré que "si la partie américaine formule des exigences excessives" dans la suite des négociations en vue d'un accord final, "ils ne s’y soumettront pas"

TEHERAN: Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails.

"J'avais une opinion différente, mais j’ai donné mon autorisation en raison de l’engagement que le respectable président (iranien), en tant que président du Conseil suprême de sécurité nationale, a pris envers moi en son nom et au nom des autres membres pour protéger les droits de la nation iranienne et du front de la résistance" à Israël, a déclaré Mojtaba Khamenei, dans un message écrit lu à la télévision d’État.

Selon lui, le président l'a aussi assuré que "si la partie américaine formule des exigences excessives" dans la suite des négociations en vue d'un accord final, "ils ne s’y soumettront pas".

"Il est évident que les négociations en face-à-face qui se tiendront à l'avenir ne présagent pas de l'acceptation du point de vue de l'ennemi", a souligné le guide suprême, dans cette première réaction à l’accord irano-américain visant à mettre fin à la guerre, signé tôt jeudi par les présidents américain Donald Trump et iranien Masoud Pezeshkian.

Le dirigeant n’a pas été vu en public depuis son entrée en fonction en mars, à la suite de l’assassinat de son père et prédécesseur, l’ayatollah Ali Khamenei, lors des premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février, qui ont déclenché la guerre régionale.

Mojtaba Khamenei a encore affirmé que Donald Trump avait "par désespoir, actionné toutes sortes de leviers" pour obtenir cet accord avec l’Iran,  afin de mettre fin à la guerre.