La Corée du Nord déclare avoir réalisé un nouveau test de développement satellite

La Corée du Nord fait l'objet de sanctions internationales sévères en raison de ses programmes nucléaires et balistiques. (Photo, AFP)
La Corée du Nord fait l'objet de sanctions internationales sévères en raison de ses programmes nucléaires et balistiques. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 06 mars 2022

La Corée du Nord déclare avoir réalisé un nouveau test de développement satellite

  • Pyongyang a procédé à sept essais d'armes en janvier, y compris de son missile le plus puissant depuis 2017
  • Le développement d'un satellite de reconnaissance militaire est l'un des principaux projets de défense annoncés l'an passé par le dirigeant Kim Jong Un

SÉOUL : La Corée du Nord a annoncé dimanche avoir procédé à "un nouvel essai important" en vue du développement d'un satellite de reconnaissance, mais les analystes estiment qu'il s'agit plutôt d'un lancement de missile, à quelques jours de la présidentielle en Corée du Sud.

Pyongyang a procédé à sept essais d'armes en janvier, y compris de son missile le plus puissant depuis 2017 et a déjà affirmé la semaine dernière avoir réalisé un test pour le développement d'un satellite de reconnaissance. Séoul avait alors parlé d'un missile balistique.

La Corée du Nord fait l'objet de sanctions internationales sévères en raison de ses programmes nucléaires et balistiques mais les lancements de satellites à des fins pacifiques ne sont pas soumis au même niveau de restrictions, bien que les fusées qui les transportent utilisent en grande partie la même technologie.

Le développement d'un satellite de reconnaissance militaire - avec les armes hypersoniques récemment testées en janvier- est l'un des principaux projets de défense annoncés l'an passé par le dirigeant Kim Jong Un. 

"La Direction nationale du développement aérospatial (NADA) de la RPDC (République populaire démocratique de Corée, nom officiel de la Corée du Nord) et l'Académie des sciences de défense ont mené un autre test important samedi dans le but de développer un satellite de reconnaissance", a écrit dimanche l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA.

"Avec ce test, la NADA a confirmé la fiabilité de la transmission de données et du système de réception du satellite, ainsi que de son système de commande et de divers systèmes de contrôle au sol", a précisé la même source.

De son côté, Séoul a affirmé que le test, réalisé à quatre jours de la présidentielle de mercredi, était un lancement de missile balistique. 

En dépit de sévères sanctions internationales pour ses essais nucléaires et de missiles balistiques intercontinentaux, Pyongyang a jusqu'à présent rejeté toutes les offres de dialogue depuis l'échec en 2019 des négociations entre le dirigeant Kim Yong Un et le président américain de l'époque Donald Trump.

La Corée du Nord a intensifié la modernisation de son armée, et averti en janvier qu'elle pourrait lever le moratoire qu'elle s'est elle-même imposé sur les essais de missiles à longue portée et d'armes nucléaires.

Franchir la ligne rouge

"La Corée du Nord ne sait pas ce qui se peut se produire si elle franchit la ligne rouge, car elle n'a aucune idée de la manière dont l'administration Biden réagira", a affirmé Park Won-gon, professeur à l'université Ewha de Séoul. 

En outre, le monde entier ayant le regard rivé sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie, la Corée du Nord n'entend pas se faire oublier. 

"Pyongyang voudrait effectuer un lancement à un moment et dans un environnement lui permettant d'attirer le plus d'attention", a ajouté M. Park. 

Lim Eul-chul, professeur d'études nord-coréennes à l'université Kyungnam de Séoul, estime que la prochaine présidentielle, qui doit se tenir mercredi en Corée du Sud, semble susciter les "inquiétudes de Pyongyang en matière de sécurité".

Les tensions avec la Corée du Nord ne constituent pas un enjeu majeur de cette élection, selon les analystes, qui estiment que l'inégalité des revenus et le chômage des jeunes sont au coeur des préoccupations des électeurs.

L'un des deux principaux candidats, l'ancien procureur Yoon Suk-yeol, du Parti du pouvoir au peuple (PPP, droite), a menacé de procéder, si nécessaire, à une frappe préventive contre son voisin du nord doté de l'arme nucléaire. 

"Il semble que Pyongyang considère qu'il est difficile d'espérer des progrès dans les relations intercoréennes, quel que soit le candidat à la présidence, et croit fermement que le renforcement de l'autodéfense est la meilleure solution", a ajouté M. Lim. 

Les analystes estiment que Kim Jong Un pourrait utiliser la date la plus importante de son calendrier politique, le 15 avril, pour procéder à un test d'armement de grande importance.

Cette date marque l'anniversaire (110 ans cette année) de la naissance de Kim Il Sung, fondateur de la Corée du Nord et grand-père de l'actuel dirigeant Kim Jong Un.

Des images satellites récentes suggèrent que le régime nord-coréen prépare un grand défilé militaire pour exhiber ses armes à cette occasion.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.