Syrie: 15 soldats tués dans une attaque de l'EI contre un bus militaire

Des soldats syriens se rassemblent autour d'un drapeau national syrien à Palmyre, en Syrie, le 27 mars 2016. (AP)
Des soldats syriens se rassemblent autour d'un drapeau national syrien à Palmyre, en Syrie, le 27 mars 2016. (AP)
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Publié le Dimanche 06 mars 2022

Syrie: 15 soldats tués dans une attaque de l'EI contre un bus militaire

  • «Des cellules du groupe Etat islamique ont attaqué un bus militaire dans le désert syrien de Palmyre, tuant 15 soldats et en blessant 18 autres», selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme
  • L'OSDH ajoute que le bilan pourrait s'alourdir, la plupart des soldats étant «grièvement blessés»

BEYROUTH: Quinze soldats de l'armée syrienne ont péri dimanche lors d'une attaque du groupe Etat islamique (EI) contre un bus militaire dans une zone désertique du centre de la Syrie, a rapporté une ONG syrienne.

"Des cellules du groupe Etat islamique (EI) ont attaqué un bus militaire dans le désert syrien de Palmyre, tuant 15 soldats et en blessant 18 autres", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie.

Le califat autoproclamé de l'EI a été déclaré vaincu en mars 2019 en Syrie mais des cellules du groupe jihadiste continuent de harceler les forces gouvernementales et kurdes dans le désert.

L'OSDH ajoute que le bilan pourrait s'alourdir, la plupart des soldats étant "grièvement blessés".

Peu avant, l'agence de presse officielle syrienne Sana avait fait état de "13 soldats tués, dont des officiers et 18 blessés dans une attaque terroriste" perpétrée vers 13H30 locales contre un bus militaire dans le désert de Palmyre.

Cette attaque n'a pas immédiatement été revendiquée par l'EI.

L'OSDH a aussi indiqué que trois soldats du régime étaient morts vendredi à l'Est de Palmyre lors d'une attaque contre un véhicule qui les transportait.

10 000 combattants actifs

Selon l'Observatoire, 61 combattants prorégime --soldats de l'armée syrienne ou miliciens affiliés à l'Iran--, ont été tués dans des attaques de l'EI dans le désert syrien depuis le début de l'année.

Début janvier, une attaque contre un convoi militaire avait fait neuf morts dans le désert de l'Est syrien.

Malgré la perte de ses fiefs en Syrie (2019) et en Irak (2017), l'organisation jihadiste continue de mener des attaques à travers des cellules dormantes.

L'ONU estimait en 2021 à environ 10.000 le nombre de combattants de l'EI restés actifs dans ces deux pays.

Le 20 janvier, l'EI avait lancé un assaut contre une prison aux mains des forces kurdes dans le nord-est du pays, faisant des dizaines de morts sur le coup.

Des combats intenses pour reprendre la prison avaient éclaté pendant près d'une semaine, faisant 370 morts. 

Cette attaque, la plus importante opération menée par l'organisation dans ce pays depuis sa défaite territoriale, avait fait craindre une résurgence du groupe.

Et une dizaine de jours après l'assaut, Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi, chef du groupe ultraradical sunnite, a été tué  par les forces spéciales américaines à Atmé, dans la province d'Idleb (nord-ouest), dernier grand bastion jihadiste et rebelle en Syrie.

La guerre en Syrie a fait environ 500.000 morts, dévasté les infrastructures du pays et déplacé des millions de personnes depuis son déclenchement en 2011.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".

 

 

 


Liban: l'armée se déploie dans les « zones pilotes » du sud

Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
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  • L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux
  • Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé mardi avoir entamé son déploiement dans un village du sud du pays dont l'armée israélienne contrôlait les abords, en vertu d'un accord avec Israël sur les "zones pilotes" parrainé par Washington.

Cette mesure intervient alors que le président libanais doit rencontrer mardi Donald Trump à la Maison Blanche.

"Les unités militaires ont commencé ce matin à se déployer à Zawtar al-Gharbiya", une localité de la région de Nabatiyé, a annoncé un communiqué de l'armée.

Des médias libanais ont montré des véhicules de l'armée, l'un d'eux arborant le drapeau libanais, entrant dans la localité située à la lisière de la "zone de sécurité" établie par l'armée israélienne.

L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux.

Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Le département d'Etat américain avait annoncé lundi soir que l'armée libanaise avait commencé à assurer la sécurité de trois villages du sud, Zawtar Al-Gharbiya, Froun et Srifa.

Mais l'armée israélienne n'est pas présente dans ces deux dernières localités.

"C'est l'occasion pour l'Etat libanais de commencer à réaffirmer son contrôle de zones historiquement dominées par le Hezbollah", avait réagi un haut responsable de la diplomatie américaine.

L'armée israélienne a pour sa part déclaré qu'elle allait "adapter son dispositif dans l'une des zones pilotes afin de permettre aux Forces armées libanaises de remplir leur mission, tout en garantissant la sécurité des soldats de Tsahal et en préservant son droit à l'autodéfense et à la neutralisation des menaces".

Le Hezbollah pro-iranien est opposé à l'accord avec Israël et refuse d'être désarmé.

Le groupe avait entraîné le pays début mars dans une nouvelle guerre avec Israël, en solidarité avec l'Iran.


Les Houthis annoncent un blocus maritime de l'Arabie saoudite en plein affrontement irano-américain

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  • Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat"
  • Riyad a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume"

RIYAD: Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, ont annoncé lundi un blocus maritime de l'Arabie saoudite, en pleine intensification de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, menaçant la capacité du premier exportateur de pétrole brut au monde à contourner le détroit d'Ormuz.

Intervenant au neuvième jour consécutif d'hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran, d'une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d'avril, ces menaces "contre la liberté de navigation (...) risquent de mener à une escalade régionale encore plus grande", s'est inquiété le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, appelant à une "désescalade immédiate".

Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat", avait plus tôt déclaré leur porte-parole militaire, Yahya Saree, sans préciser comment la formation comptait mettre en oeuvre cette mesure.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères de la monarchie du Golfe a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume". Et de préciser que Riyad "continue de soutenir le peuple yéménite frère et son gouvernement légitime".

L'annonce fait suite à des échanges de tirs entre les deux camps au Yémen la semaine dernière, mettant en péril la trêve négociée en 2022, toujours active malgré son expiration.

Ces hostilités se sont enclenchées après la tentative d'atterrissage à Sanaa d'un avion iranien en provenance de Téhéran, défiant l'hégémonie saoudienne sur l'espace aérien yéménite.

"Même si aucun navire n'est attaqué, l'annonce risque à elle seule de perturber le trafic maritime et de semer le doute dans les ports saoudiens. La question cruciale reste de savoir si les Houthis passeront des menaces à l'action", estime Mohammed al-Basha, du cabinet de conseil en gestion des risques Basha Report.