L'ONU et Washington appellent à la levée d'un blocus pétrolier en Libye

Le siège de la National Oil Corporation (NOC) de Libye, dans la capitale Tripoli. (AFP).
Le siège de la National Oil Corporation (NOC) de Libye, dans la capitale Tripoli. (AFP).
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Publié le Lundi 07 mars 2022

L'ONU et Washington appellent à la levée d'un blocus pétrolier en Libye

  • La Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) a suspendu sa production sur deux sites dans l'ouest du pays, après l'attaque d'un groupe armé
  • Cette fermeture a entrainé «des pertes de 330 000 barils par jour et une perte quotidienne de plus de 32 millions d'euros», a ajouté la NOC

TRIPOLI: L'émissaire de l'ONU et l'ambassadeur des Etats-Unis en Libye ont appelé lundi à la reprise de la production sur deux importants champs pétroliers bloqués par un groupe armé, en pleine crise politique dans le pays.

La Libye, qui dispose des réserves pétrolières les plus abondantes d'Afrique, tente de s'extirper de plus d'une décennie de chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Dimanche, la Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) a annoncé la suspension de la production sur deux sites dans l'ouest du pays, après qu'un groupe armé a "fermé les vannes acheminant le brut" sur les sites d'al-Charara et d'al-Fil. 

Cette fermeture a entrainé "des pertes de 330.000 barils par jour et une perte quotidienne de plus de 160 millions de dinars libyens (environ 32 millions d'euros)", a ajouté la NOC, qui a déclaré "l'état de force majeure". 

Cette mesure permet une exonération de sa responsabilité en cas de non-respect des contrats de livraison. 

"Je suis avec inquiétude les informations sur la fermeture de champs pétroliers (...) qui prive tous les Libyens de leur principale source de revenu", a tweeté Stephanie Williams, l'émissaire spéciale de l'ONU en Libye. 

"Le blocus pétrolier doit être levé", a-t-elle insisté. 

Un message appuyé par l'ambassadeur américain à Tripoli, Richard Norland, qui a appelé à la levée "immédiate" du blocus.

Celui-ci intervient alors que la Libye est enlisée dans une nouvelle crise politique, où s'opposent deux gouvernements rivaux. 

Celui approuvé jeudi par le Parlement est dirigé par l'ex-ministre de l'Intérieur Fathi Bachagha, à Tobrouk (est). Il est en concurrence avec le cabinet de Tripoli (ouest), issu d'accords politiques parrainés par l'ONU, d'Abdelhamid Dbeibah, qui refuse de céder le pouvoir.

M. Dbeibah a appelé lundi les forces de sécurité de l'Ouest libyen à prendre "les mesures nécessaires" pour la réouverture de l'oléoduc transportant le pétrole depuis les deux champs, "fermé par des groupes hors-la-loi".

Ces dernières années, l'activité économique du pays, très dépendante du pétrole, a été l'otage des divisions entre les camps rivaux de l'Est et de l'Ouest.

Certaines installations ont été détruites lors des conflits, en plus d'attaques ou blocus par des groupes armés ayant des revendications salariales ou sociales.

Mme Williams et M. Norland ont aussi appelé au rétablissement des vols intérieurs après des informations jeudi rapportant leur interruption à cause des tensions politiques.

Les autorités aéroportuaires à Tripoli n'ont pas confirmé officiellement cette interruption.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.

 

 


Israël a ordonné à son armée de frapper la banlieue sud de Beyrouth

Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran
  • Tel-Aviv avait auparavant étendu ses opérations dans le sud du Liban

JERUSALEM: L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran, après avoir étendu ses opérations dans le sud du Liban.

"A la lumière des violations répétées du cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste Hezbollah et des attaques contre nos villes et nos citoyens, le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et le ministre de la Défense, Israël Katz, ont ordonné à Tsahal (l'armée, NDLR) de frapper des cibles terroristes" dans la banlieue sud de Beyrouth, indique un communiqué officiel.


L'armée du Koweït dit faire face à une attaque de missiles et drones

L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe. (AN)
L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe. (AN)
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  • Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé lundi avoir ciblé une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire
  • "Tout bruit d'explosion résulte des systèmes de défense anti-aérienne interceptant ces attaques hostiles", a précisé l'armée sur X, sans en préciser l'origine

KOWEIT: L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe.

"Tout bruit d'explosion résulte des systèmes de défense anti-aérienne interceptant ces attaques hostiles", a précisé l'armée sur X, sans en préciser l'origine.

Jeudi, le Koweït avait fait état d'une attaque similaire qu'il avait ensuite attribuée à l'Iran, où les Gardiens de la Révolution avaient indiqué avoir visé une base américaine en représailles à de nouvelles frappes des Etats-Unis sur son territoire.