La coalition frappe les positions des Houthis au Yémen

Des agents préparent l'aide alimentaire et les provisions qui seront distribuées aux déplacés dans un camp de la province de Hodeida, au Yémen (Photo, AFP).
Des agents préparent l'aide alimentaire et les provisions qui seront distribuées aux déplacés dans un camp de la province de Hodeida, au Yémen (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 08 mars 2022

La coalition frappe les positions des Houthis au Yémen

  • La coalition a intensifié ses raids aériens sur des cibles houthies à Hajjah lundi matin
  • L'envoyé des Nations Unies participe à des discussions intensives dans le cadre du plan visant à parvenir à un règlement pacifique

AL-MOUKALLA: Les avions de guerre de la Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen ont frappé lundi des positions militaires des Houthis, y compris des salles de commandement, dans la province de Hajjah, dans le nord du Yémen, quelques heures après avoir pilonné d'autres sites militaires à Sanaa, selon les médias locaux et des habitants.
La coalition a intensifié ses raids aériens sur des cibles houthies à Hajjah lundi matin, frappant des véhicules militaires, des lanceurs de missiles et de mortiers, des troupes et d'autres cibles à Harad, afin de freiner les attaques des Houthis contre les troupes gouvernementales et de permettre aux loyalistes de progresser sur le terrain.
Parallèlement, les troupes gouvernementales ont engagé de violents combats avec les Houthis à Harad et Abes, la milice ayant intensifié ses attaques après avoir reçu des renforts des provinces voisines qu'elle contrôle.
Les combats à Harad font rage depuis le mois dernier, lorsque les troupes gouvernementales, soutenues par la couverture aérienne et la logistique militaire de la coalition, ont lancé une offensive pour prendre le contrôle de cette ville stratégique, qui possède le plus grand poste frontière du pays avec l'Arabie saoudite.
Les intenses frappes aériennes à Hajjah se sont produites peu après le lancement par la coalition d'une opération militaire à Sanaa lundi matin, visant des sites houthis dans la capitale, notamment des entrepôts de missiles et de munitions et des ateliers d'assemblage de drones.
Des habitants ont déclaré avoir entendu de fortes explosions qui ont secoué certains quartiers de la ville.
Dans la province centrale de Marib, de violents combats ont éclaté au cours des dernières 24 heures, les Houthis ayant lancé de nouvelles attaques contre les troupes gouvernementales dans le district de Juba, selon les médias et les officiers locaux.
Les Houthis ne sont pas parvenus à gagner du terrain après que les troupes gouvernementales, également soutenues par les avions de guerre de la coalition, ont repoussé leurs attaques.
Des milliers de Houthis et de soldats gouvernementaux ont été tués depuis le début de l'année 2021, lorsque la milice a repris une offensive pour prendre le contrôle de Marib, riche en énergie et dernier bastion du gouvernement dans la moitié nord du pays.
Les combats à Hajjah et Marib font rage alors que l'envoyé des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg, a annoncé lundi une série de discussions intensives avec plus de 100 personnalités yéménites. Parmi eux,  des dirigeants des principaux partis du pays , des économistes, des hommes d'affaires et des responsables de la société civile, unis pour parvenir à un règlement pacifique au conflit.
«C'est une période difficile pour le Yémen», a déclaré Grundberg. «Le conflit, qui entrera bientôt dans sa huitième année, continue d'exacerber les souffrances des civils, de menacer la stabilité régionale et de compromettre les perspectives d'une solution pacifique.
«Il est urgent d'établir un processus politique inclusif qui inverse cette trajectoire destructrice et offre des possibilités et un espace de dialogue à plusieurs niveaux.»


Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.