Castex poursuit à Toulouse sa «tournée» sécurité, renforts à la clé

Après des descentes à Dijon et Nice, théâtres de troubles pendant l'été, le Premier ministre a poursuivi sa ronde dans la Ville Rose où il a promis le renfort de 111 policiers nationaux d'ici la fin 2021. (AFP).
Après des descentes à Dijon et Nice, théâtres de troubles pendant l'été, le Premier ministre a poursuivi sa ronde dans la Ville Rose où il a promis le renfort de 111 policiers nationaux d'ici la fin 2021. (AFP).
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Publié le Vendredi 09 octobre 2020

Castex poursuit à Toulouse sa «tournée» sécurité, renforts à la clé

  • Une centaine de policiers supplémentaires à Toulouse, au surlendemain de la violente agression de deux agents en banlieue parisienne
  • A Toulouse, les nouveaux effectifs seront en particulier affectés «à la guerre contre la drogue et ses trafics», a indiqué le Premier ministre

TOULOUSE: Jean Castex a annoncé vendredi à Toulouse l'arrivée d'une centaine de policiers supplémentaires, au surlendemain de la violente agression de deux agents en banlieue parisienne, labourant le stratégique sillon sécuritaire qui sera clé pour Emmanuel Macron en 2022.

Après des descentes à Dijon et Nice, théâtres de troubles pendant l'été, le Premier ministre a donc poursuivi sa ronde dans la Ville Rose où il a promis le renfort de 111 policiers nationaux d'ici la fin 2021.

M. Castex, qui avait annoncé début septembre qu'il se prêterait à une «tournée» des grandes villes, en allant, selon Matignon «là où ça fait mal», étrenne ainsi le nouvel outil de l'exécutif, le «contrat de sécurité intégré», paraphé en grande pompe au Capitole avec un maire (LR) Jean-Luc Moudenc très laudateur sur la méthode.

D'un côté, l'Etat apporte donc de nouveaux moyens matériels et humains, pour la police et la justice. Et de l'autre, les municipalités mettent aussi la main à la poche, ce qui se traduit à Toulouse par le recrutement d'une centaine de policiers municipaux supplémentaires (d'ici 2025) et autant de caméras de vidéosurveillance (d'ici 2021).

A Toulouse, les nouveaux effectifs seront en particulier affectés «à la guerre contre la drogue et ses trafics», a indiqué le Premier ministre, qui a fait de ce thème l'une de ses priorités, en instaurant notamment une amende forfaitaire pour les consommateurs. A ce titre, M. Castex a glissé que 6.000 contraventions avaient été dressées «pour ce seul mois de septembre».

Trente de ces agents nationaux supplémentaires seront déployés dans le quartier sensible des Izards, où des règlements de comptes ont fait trois morts et plusieurs blessés cette année. Et ce quartier sera désormais classé en zone de «reconquête républicaine», a précisé M. Castex, après s'y être rendu dans la matinée, en compagnie du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, de la Justice Eric Dupond-Moretti et de l'Education Jean-Michel Blanquer.

«Bonneteau»

«Chacun dans tous les quartiers a le droit de mener une vie normale», a lancé M. Castex à une policière, en se félicitant des derniers coups de filets. «On est engagé dans un combat difficile mais on vient de marquer des points. On vous dit notre reconnaissance, mais on est venu avec des choses concrètes, pas seulement des encouragements», a-t-il insisté.

Outre le volet répressif, des aspects «préventifs» doivent aussi être développés dans ces contrats qui auront donc vocation à essaimer dans les 24 métropoles françaises, si les édiles se prêtent au jeu.

Les syndicalistes policiers sont, eux, plus dubitatifs face à ces promesses perlées de renforts, y voyant pour l'un un «jeu de bonneteau», pour l'autre une annonce «à l'emporte-pièces», comme lorsque Nice s'était vu attribuer une soixantaine d'agents supplémentaires. Or, «il en manque encore», assure le même.

L'accord porte aussi sur les moyens de la justice, dont le budget doit augmenter en 2021 de 8%, le Premier ministre saluant au passage son garde des Sceaux, très contesté par les magistrats mais dont «la voix puissante et singulière" a permis d'obtenir cette enveloppe. 

Cette visite est également l'occasion pour M. Castex de promouvoir sa marque de fabrique, fondée sur l'action de proximité et la concertation avec les élus. Et donc d'investir le terrain sécuritaire, lui qui multiplie avertissements face à la «banalisation de la violence» et discours de fermeté, dans un contexte avivé par l'agression par balles de deux policiers dans le Val d'Oise dans la nuit de mercredi à jeudi, qui a laissé un agent dans un état grave.

«La violence inouie démontre un sentiment d'impunité. Et c'est probablement ce sentiment d'impunité qu'il faut maintenant d'urgence combattre», a commenté Marine Le Pen.

Répondant aux demandes répétées de maires de droite, qui avaient notamment publié une tribune en juillet pour demander le renforcement des pouvoirs des polices municipales, le Premier ministre a confirmé le soutien du gouvernement à une proposition de loi LREM sur ce thème qui arrivera à l'Assemblée mi-novembre.

Car l'enjeu est aussi politique pour l'exécutif, alors qu'Emmanuel Macron est régulièrement critiqué sur sa droite pour ses supposées carences dans le domaine régalien. «Macron a fait son choix: la sécurité et l'autorité seront des outils de reconquête du pouvoir en 2022», assure un cadre de la majorité, circonspect sur la stratégie.


Bernadette Chirac, veuve du président Chirac, est décédée à 93 ans

Le président français Jacques Chirac prononce un discours en présence de son épouse, Bernadette Chirac, lors d’une cérémonie de remise de décorations au Palais de l'Élysée à Paris, le 5 mai 2006. Bernadette Chirac, veuve de l’ancien président français, est décédée le 5 juin 2026 à l’âge de 93 ans. (AFP)
Le président français Jacques Chirac prononce un discours en présence de son épouse, Bernadette Chirac, lors d’une cérémonie de remise de décorations au Palais de l'Élysée à Paris, le 5 mai 2006. Bernadette Chirac, veuve de l’ancien président français, est décédée le 5 juin 2026 à l’âge de 93 ans. (AFP)
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  • Bernadette Chirac, veuve de Jacques Chirac, est décédée à 93 ans, a annoncé sa fille Claude Chirac
  • Ancienne Première dame et élue de Corrèze pendant plus de 35 ans, elle était également connue pour son engagement avec l’opération Pièces Jaunes

PARIS: Bernadette Chirac, veuve de l'ancien président de la République Jacques Chirac, est décédée vendredi soir à l'âge de 93 ans, a annoncé samedi matin à l'AFP sa fille Claude Chirac.

Mme Chirac, née Bernadette Chodron de Courcel, "s'est éteinte dans la soirée", dans les Hauts-de-Seine, "paisiblement, entourée des siens. Elle venait d'avoir 93 ans", le 18 mai, a déclaré sa fille.

Elle aura été la seule première dame à avoir elle-même exercé un mandat politique sur son nom propre, celui de conseillère générale de Corrèze, département où elle a été élue sans discontinuer de 1979 à 2015.

Emmanuel Macron a aussitôt salué la mémoire d'une "grande dame de coeur", qui "a marqué notre histoire" et "changé tant de vies avec discrétion et obstination".

En hommage à Bernadette Chirac, le président de la République et son épouse Brigitte ont invité sur le réseau X "toutes celles et ceux qui le souhaitent à se rendre dès 15h à la Maison Élysée située en face du Palais" où "un registre de condoléances sera mis à disposition".

Epouse pendant plus de 60 ans de Jacques Chirac, restée longtemps dans l’ombre du "grand", elle a accompagné son époux tout au long de son chemin vers l’Elysée (ministères, Matignon, mairie de Paris, RPR…) jusqu’à la victoire à l’élection présidentielle de 1995, au troisième essai.

Née le 18 mai 1933 à Paris, Bernadette Chodron de Courcel a grandi dans une famille de diplomates du XVIe arrondissement de la capitale. Elève de Sciences-Po Paris, c’est dans cette grande école qu’elle rencontre Jacques Chirac, qu'elle épouse en 1956.

Le couple a eu deux filles: Laurence (1958), longtemps malade et dont le décès en 2016 avait plongé Bernadette Chirac dans une très sévère dépression, et Claude (1962), gardienne du temple chiraquien, qui a pris la suite de sa mère en se faisant élire conseillère départementale de Corrèze en 2021.

Durant le premier mandat présidentiel (1995-2002) de Jacques Chirac, elle est d’abord reléguée au second plan. Avant de jouer un rôle essentiel dans la réélection de son mari en 2002, devenue très populaire auprès des Français, notamment à la tête de l’opération Pièces jaunes en faveur des enfants hospitalisés, et la coqueluche des élus de droite, qui s’arrachent son soutien aux municipales et aux législatives.

D’allure classique et bourgeoise, réputée beaucoup plus conservatrice que son mari, dotée d’un solide sens politique, celle qui avait acquis le surnom de "Bernie" avait mis en garde Jacques Chirac en 1997 contre le désastre d’une dissolution, dont elle accablait le secrétaire général de l’Elysée d'alors Dominique de Villepin, appelé "Néron" en petit comité.

Son époux racontait aussi qu’elle avait été la seule à l’alerter sur la montée du leader du Front national Jean-Marie Le Pen lors de la présidentielle de 2002.

"Elle est la femme de ma vie, nous avons tant accompli ensemble !", disait d’elle Jacques Chirac dans ses "Mémoires". 


Ukraine : Macron, Merz et Starmer rencontreront Zelensky dimanche à Londres, annonce l’Élysée

Le Premier ministre britannique Keir Starmer, le chancelier allemand Friedrich Merz et le président français Emmanuel Macron posent pour une photo au début de la réunion E3, dans le cadre de la Conférence de Munich sur la sécurité, le 13 février 2026 à Munich. (AFP)
Le Premier ministre britannique Keir Starmer, le chancelier allemand Friedrich Merz et le président français Emmanuel Macron posent pour une photo au début de la réunion E3, dans le cadre de la Conférence de Munich sur la sécurité, le 13 février 2026 à Munich. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, Keir Starmer et Friedrich Merz rencontreront Volodymyr Zelensky dimanche à Londres pour coordonner le soutien à l’Ukraine et accroître la pression sur l’effort de guerre russe
  • Les dirigeants feront également le point sur les initiatives visant une paix juste et durable en Ukraine, notamment dans le cadre de la Coalition des volontaires

PARIS: Emmanuel Macron, Keir Starmer et Friedrich Merz rencontreront dimanche à Londres Volodymyr Zelensky afin d'échanger sur le "soutien à l'Ukraine" et le "renforcement de la pression sur l’effort de guerre russe", a annoncé vendredi l'Elysée.

Le président français, le Premier ministre britannique et le chancelier allemand s'entretiendront d'abord tous les trois, avant de recevoir le président ukrainien. "Cette réunion permettra également de faire le point sur les travaux engagés en faveur d’une paix juste et durable en Ukraine et sur le continent européen, notamment dans le cadre de la Coalition des volontaires", a ajouté la présidence française dans un communiqué.


Algérie: les derniers obstacles judiciaires levés avant une possible grâce de Gleizes

Toutes les procédures judiciaires en Algérie dans l'affaire Christophe Gleizes sont "closes", ont annoncé ses avocats mercredi, estimant que la voie est dégagée pour que le président Tebboune accorde sa grâce au journaliste sportif français qui purge une peine de sept ans de prison. (AFP)
Toutes les procédures judiciaires en Algérie dans l'affaire Christophe Gleizes sont "closes", ont annoncé ses avocats mercredi, estimant que la voie est dégagée pour que le président Tebboune accorde sa grâce au journaliste sportif français qui purge une peine de sept ans de prison. (AFP)
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  • Le journaliste sportif français avait été arrêté en mai 2024 en Kabylie (nord-est) où il réalisait un reportage sur la JSK, une prestigieuse équipe de foot, puis condamné en juin 2025 à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme"
  • Il avait retiré en mars un pourvoi en cassation et le dernier obstacle à une éventuelle grâce présidentielle résidait dans le pourvoi déposé par le procureur général

ALGER: Toutes les procédures judiciaires en Algérie dans l'affaire Christophe Gleizes sont "closes", ont annoncé ses avocats mercredi, estimant que la voie est dégagée pour que le président Tebboune accorde sa grâce au journaliste sportif français qui purge une peine de sept ans de prison.

Les avocats Amirouche Bakouri et Emmanuel Daoud ont fait savoir dans un communiqué sur Facebook que la Cour de cassation avait "définitivement statué" sur ce dossier en date du 25 mai. Elle a "pris acte du désistement du pourvoi" de M. Gleizes et a "rejeté au fond" un autre recours introduit par le parquet.

Le journaliste sportif français avait été arrêté en mai 2024 en Kabylie (nord-est) où il réalisait un reportage sur la JSK, une prestigieuse équipe de foot, puis condamné en juin 2025 à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme", une peine confirmée en appel en décembre dernier.

Il avait retiré en mars un pourvoi en cassation et le dernier obstacle à une éventuelle grâce présidentielle résidait dans le pourvoi déposé par le procureur général.

"Le débat juridictionnel étant désormais clos, l'avenir de Christophe Gleizes relève à présent des prérogatives discrétionnaires du président" Abdelmajid Tebboune, ont ajouté les avocats à propos de la grâce du journaliste réclamée par sa famille.

L'avocat algérien et son collègue français ont dit exprimer "formellement le voeu" qu'une "mesure de grâce présidentielle soit accordée dans les plus brefs délais afin d'apporter un dénouement rapide et humain à cette affaire".

En Algérie, les présidents accordent traditionnellement leurs grâces lors des fêtes religieuses musulmanes et aussi à l'occasion de la fête du 5 juillet, qui célèbre l'indépendance du pays acquise au terme de 132 ans de colonisation française et huit années d'une guerre sanglante (1954-1962).

"Seule issue" 

"Nous attendions cette nouvelle depuis (...) mi-mars et nous en sommes particulièrement heureux", a déclaré à l'AFP Sylvie Godard, la mère du journaliste.

Le sort de M. Gleizes, qui fait partie de nombreux sujets de tension entre Paris et Alger, a encore été évoqué ce lundi lors d'une rencontre à Paris entre le ministre de l'Intérieur algérien Saïd Sayoud et son homologue français Laurent Nuñez.

Une crise profonde avait éclaté à l'été 2024 entre les deux pays lorsque Paris avait apporté son soutien à un plan d'autonomie sous "souveraineté marocaine" pour le territoire disputé du Sahara occidental. L'Algérie, qui soutient les indépendantistes du Front Polisario, avait immédiatement rappelé son ambassadeur en France.

La crise s'était aggravée avec l'arrestation en novembre 2024 de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal (gracié en novembre 2025), puis la mise en examen en avril 2025 d'un agent consulaire algérien accusé d'être impliqué dans l'enlèvement en France d'un influenceur algérien, Amir DZ.

Cette affaire avait conduit à l'expulsion réciproque d'une douzaine de diplomates et agents consulaires et au rappel de l'ambassadeur Stéphane Romatet.

Un dégel a été amorcé depuis février, marqué par le retour de l'ambassadeur à Alger et les visites en Algérie de trois ministres français.

La décision de la Cour de cassation "ouvre la voie à une grâce présidentielle, seule issue pour le drame humain que vivent Christophe Gleizes et sa famille", a indiqué à l'AFP Thibaut Bruttin, directeur général de Reporters sans frontières (RSF), qui chapeaute le comité de soutien à Christophe Gleizes.

"A quelques jours du coup d'envoi de la Coupe du monde", qui démarre le 11 juin aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada, "il est indispensable que Christophe retrouve les siens et la tribune presse des stades", a-t-il ajouté.