Amazon lance un programme de recrutement de livreuses en Arabie saoudite

Amazon formera les femmes saoudiennes en leur apportant les compétences, la technologie et l'expérience nécessaires pour réussir dans des fonctions de logistique et de livraison adaptées. (Fourni)
Amazon formera les femmes saoudiennes en leur apportant les compétences, la technologie et l'expérience nécessaires pour réussir dans des fonctions de logistique et de livraison adaptées. (Fourni)
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Publié le Samedi 12 mars 2022

Amazon lance un programme de recrutement de livreuses en Arabie saoudite

  • La société a d'abord lancé le programme en 2021 à Riyad, Djeddah, Abha et Dammam, suscitant un intérêt significatif chez les femmes pour s’enrôler dans l'industrie de la logistique
  • Le programme se développera et sera disponible dans neuf villes en 2022, doublant ainsi son ampleur par rapport à l'année dernière

RIYAD : Amazon a lancé samedi un programme visant à créer des opportunités d'emploi pour les femmes saoudiennes dans les secteurs de la logistique et de la livraison du commerce électronique, indique un communiqué de presse.

La société a d'abord lancé le programme en 2021 à Riyad, Djeddah, Abha et Dammam, suscitant un intérêt significatif chez les femmes pour s’enrôler dans l'industrie de la logistique.

Cette année, le programme va s’étendre aux livreuses à Jazan, Qassim, Makkah, Madinah, et Hofuf. 

Grâce à cette initiative, Amazon renforce son engagement à permettre aux femmes saoudiennes de construire des carrières réussies dans les secteurs de la logistique du commerce électronique et de la livraison, en déployant ses efforts en Arabie saoudite, ajoute le communiqué de presse. 

Prashant Saran, directeur des opérations pour Amazon Moyen-Orient et Afrique du Nord, a déclaré : « Il s'agit d'une nouvelle étape dans la création d'un environnement plus inclusif et équitable pour les femmes, en soutien au parcours de transformation national saoudien. Nous sommes fiers de nous associer à des entreprises locales dans tout le pays pour égaliser les chances en offrant des opportunités aux femmes talentueuses d'Arabie saoudite dans ce secteur d'avenir. Nous pensons que la diversité ouvre des perspectives différentes, ce qui nous permet d'innover pour répondre aux besoins évolutifs de nos divers clients. » 

En collaboration avec ses partenaires de services de livraison, Amazon va améliorer et former les femmes saoudiennes en leur donnant les compétences, la technologie et l'expérience nécessaires pour réussir dans des rôles de logistique et de livraison appropriés. Leurs itinéraires comprendront des livraisons dans des universités, des hôpitaux, des complexes et des écoles ; et pour aider à équilibrer leurs besoins individuels, les horaires de travail pour ces postes seront aménagés avec plus de flexibilité. 

Commentant le programme, Eman Sayer Al-Enezi, la première femme saoudienne livreuse, a déclaré : « Depuis que j'ai rejoint Amazon, je suis extrêmement impressionnée par les efforts de l'entreprise pour soutenir ses livreuses. Dès le premier jour, je me suis sentie à l'aise grâce aux mesures prises pour assurer ma sécurité et mon confort au travail. » 

Mohammed Swaidan, responsable du Last Mile Operations chez Amazon Arabie saoudite, a déclaré : « Il est extrêmement gratifiant de voir ce programme prendre vie et ouvrir de nouveaux horizons aux femmes saoudiennes. Chez Amazon, nous nous engageons à utiliser nos ressources et nos technologies pour soutenir la réussite des femmes en Arabie saoudite. »

Depuis le lancement d'Amazon.sa en 2020, Amazon a investi dans le pays, étendu son réseau d'exécution et de livraison et créé de nombreuses opportunités. L'entreprise a mis en place l'un des réseaux d'exécution et de livraison les plus avancés, engendrant ainsi 1 500 emplois locaux à ce jour.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Le dollar bondit de 1% face à la livre, dopé par les craintes pour l'économie mondiale

La secrétaire au Trésor américaine Janet Yellen (Photo, AFP).
La secrétaire au Trésor américaine Janet Yellen (Photo, AFP).
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  • La crainte d'une récession aux Etats-Unis est à nouveau sur le devant de la scène
  • Les dépenses des ménages américains ont ralenti au mois de mai sous l'effet d'une inflation record et de revenus qui n'augmentent pas suffisamment pour la compenser

PARIS : Le dollar, valeur refuge, était en hausse marquée vendredi face à la livre britannique, profitant des craintes sur l'économie mondiale et du ton déterminé de la Réserve fédérale américaine (Fed) face à l'inflation.

Vers 11H25 GMT (13H25 à Paris), le billet vert prenait 1,01% face à la livre britannique à 1,2056 dollar pour une livre.

Le Dollar index, qui compare la devise américaine à d'autres grandes monnaies, atteignait 105,00 points, prenant 0,30%.

La crainte d'une récession aux Etats-Unis est à nouveau sur le devant de la scène.

Les dépenses des ménages américains ont ralenti au mois de mai sous l'effet d'une inflation record et de revenus qui n'augmentent pas suffisamment pour la compenser, selon les données du département du Commerce publiées jeudi.

Ce ralentissement pourrait cependant satisfaire la banque centrale américaine (Fed) qui, depuis mars, augmente agressivement ses taux directeurs, précisément pour tempérer la demande, et donc la pression sur les prix.

Jerome Powell, le président de la Fed, a d'ores et déjà dit que l'institution comptait relever encore ses taux d'ici la fin de l'année.

«La guerre en Ukraine, la flambée des prix de l'énergie, le resserrement significatif des conditions monétaires et l'apparition de craintes de récession mondiale sont autant de facteurs qui ont causé un large stress sur les marchés financiers», énumère Guillaume Dejean, analyste pour Western Union.

Autant de raisons pour se tourner vers les actifs considérés comme des valeurs refuges, comme le dollar américain.


Nouveau record d'inflation en Europe, la guerre fait flamber les prix alimentaires

La hausse drastique des prix de l'énergie et des matières premières se répercute sur l'alimentation, au point que certains Allemands n'ont d'autre recours que les banques alimentaires (Photo, AFP).
La hausse drastique des prix de l'énergie et des matières premières se répercute sur l'alimentation, au point que certains Allemands n'ont d'autre recours que les banques alimentaires (Photo, AFP).
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  • L’inflation record en Europe en juin est une mauvaise nouvelle pour les ménages désormais confrontés à la flambée des prix alimentaires en plus de l'énergie
  • La hausse des prix à la consommation atteint chaque mois des niveaux record depuis novembre, alors même qu'elle était considérée l'an dernier comme un phénomène temporaire

BRUXELLES : La guerre en Ukraine et les sanctions occidentales contre Moscou ont propulsé l'inflation européenne à un nouveau record en juin, une mauvaise nouvelle pour les ménages désormais confrontés à la flambée des prix alimentaires en plus de l'énergie.

Le taux d'inflation dans les 19 pays partageant la monnaie unique s'établit à 8,6% sur un an, en juin, après 7,4% en avril et 8,1% en mai, a annoncé Eurostat vendredi. Ces chiffres sont les plus élevés enregistrés par l'office européen des statistiques depuis le début de la publication de l'indicateur en janvier 1997.

La hausse des prix à la consommation atteint chaque mois des niveaux record depuis novembre, alors même qu'elle était considérée l'an dernier comme un phénomène temporaire lié à la force de la reprise économique après le choc de la pandémie et aux perturbations des chaînes logistiques.

L'invasion de l'Ukraine par l'armée russe fin février et les sanctions économiques occidentales contre Moscou exacerbent la flambée des prix et font craindre une chute brutale de la croissance du produit intérieur brut (PIB).

Désormais, «les Européens ont du mal à se nourrir», souligne Philippe Waechter, économiste en chef pour Ostrum Asset Management.

«Historiquement, on n'a jamais eu un chiffre aussi élevé sur la contribution de l'alimentaire, ça va peser très lourdement», a-t-il expliqué à l'AFP, évoquant le renchérissement des céréales et des huiles utilisées dans les produits transformés.

Le renforcement de l'inflation touche toujours en premier lieu le secteur de l'énergie (électricité, pétrole, gaz...). Cette composante de l'indice des prix bondit de 41,9% sur un an en juin, après 39,1% en mai.

Mais la progression des tarifs alimentaires (y compris alcool et tabac) s'est également accélérée à 8,9%, contre 7,5% en mai.

M. Waechter s'inquiète d'un risque majeur pour l'économie, avec des ménages contraints de se serrer la ceinture. «A un moment donné, le consommateur est obligé d'arbitrer: il a besoin de son essence pour aller travailler et coupe dans d'autres dépenses, ce qui crée un choc négatif pour l'activité».

- «Perspectives sombres» -

Bruxelles a abaissé en mai de 1,3 point sa prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) pour la zone euro en 2022, à 2,7%, et augmenté de 3,5 points sa prévision d'inflation, à 6,1%, par rapport aux chiffres annoncés le 10 février avant le déclenchement de l'offensive russe.

La situation pourrait encore empirer, si Moscou décide de couper complètement le robinet du gaz vers l'Europe pour riposter aux sanctions occidentales.

«Les perspectives pour le reste de l'année sont sombres», avertit Pushpin Singh, économiste pour le centre de recherche Cebr.

«Les pénuries de gaz actuelles, provoquées par la réduction des exportations russes, ont conduit l'Allemagne et les Pays-Bas à activer leurs plans d'urgence pour limiter la consommation (d'énergie). En cas de rupture d'approvisionnement, des coupures seront imposées à l'industrie et provoqueront une chute de la production manufacturière», prévoit-il.

L'inflation de la zone euro est très au-dessus de l'objectif d'un niveau proche de 2% fixé par la Banque centrale européenne (BCE). L'institution se prépare donc en juillet à remonter ses taux d'intérêt pour la première fois depuis onze ans, au risque de ralentir encore la croissance.

Cette perspective a fait resurgir le risque d'une crise de la dette en zone euro, avec des écarts croissants entre les taux d'intérêts demandés aux États du Nord et à ceux du Sud de l'Europe pour emprunter et financer leurs déficits.

La BCE ira «aussi loin que nécessaire» pour lutter contre l'inflation qui devrait rester «excessivement élevée pendant un certain temps encore», a prévenu mardi la présidente de l'institution, Christine Lagarde.

La France est relativement moins touchée que ses voisins européens, avec 6,5% d'inflation en juin, soit le deuxième taux le plus faible de la zone euro derrière Malte (6,1%), selon l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) calculé par Eurostat.

L'inflation a atteint 8,2% en Allemagne. Les taux les plus élevés sont enregistrés dans les Etats baltes : 22% en Estonie, 20,5% en Lituanie et 19% en Lettonie, des pays frontaliers de la Russie, particulièrement exposés à la rupture des liens commerciaux avec Moscou.

 

 


La startup saoudienne WhiteHelmet présente sa plateforme à VivaTech Paris

Khalid Alomar explique le fonctionnement de la plateforme WhiteHelmet, à VivaTech, Paris (photo, Khalid Alomar, LinkedIn)
Khalid Alomar explique le fonctionnement de la plateforme WhiteHelmet, à VivaTech, Paris (photo, Khalid Alomar, LinkedIn)
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  • La startup saoudienne WhiteHelmet a eu l’idée de mettre en place une plateforme révolutionnaire qui permet d’organiser les projets de construction ainsi que d’en gérer les délais à travers une application mobile
  • C’est l’ingénieur digital Khalid Alomar, de WhiteHelmet, qui a annoncé sur son compte LikendIn la participation de la startup à VivaTech, Paris

PARIS : Les casques blancs ne sont pas que des soldats de la paix. En Arabie saoudite, ce terme regroupe l’ensemble des employés du bâtiment qui ont eux aussi besoin de travailler dans un environnement serein pour livrer le meilleur produit possible.

La startup saoudienne WhiteHelmet (casque blanc en anglais), a eu l’idée de mettre en place une plateforme révolutionnaire qui permet d’organiser les projets de construction ainsi que d’en gérer les délais à travers une application mobile.

Cette application permet de tracer de n’importe où et à n’importe quel moment la progression de vos chantiers comme si vous y étiez. Elle permet de prévisualiser et suivre numériquement les étapes de construction. Elle offre une archive numérique virtuelle complète pour toutes les étapes de la construction et permet aussi d’analyser en détail les étapes de la construction en offrant aux professionnels la possibilité de comparer la progression des chantiers grâce à des retours en arrière.

Elle permet aussi de réunir ingénieurs, cadres et clients qui peuvent ainsi explorer et évaluer à distance et en temps réel un chantier de construction virtuel.

Un salon des technologies pour des sociétés plus inclusives

C’est l’ingénieur digital Khalid Alomar, de WhiteHelmet, qui a annoncé sur son compte LikendIn la participation de la startup à VivaTech, Paris.

Le salon VivaTech, qui se tenait du 15 au 18 juin pour la sixième année consécutive, Porte de Versailles, à Paris, ainsi qu’en ligne, s’articulait autour de trois vocables : Inspiration, business, innovation. Il a pour objectif de montrer que l’innovation et la technologie jouent un rôle décisif dans la construction d’une société à impact positif, plus durable et inclusive. Le salon présente les dernières tendances tech, mais se veut aussi un événement qui favorise l’échange, le networking et le business. Il accueillait cette année plus de 300 speakers inspirants. La startup saoudienne WhiteHelmet en faisait partie. Honorée cette année du titre de « Country of the year », l’Inde, partenaire stratégique de la France depuis 1998 dans le domaine des technologies, présentait son riche écosystème à l’occasion du 75e anniversaire de son Indépendance.

Des récompenses dédiées à l’innovation en Afrique

Cet événement à forte dimension internationale, avec plus de 30 pays présents, soit 35% de plus qu’en 2019, a voulu renforcer un peu plus encore sa volonté de se tourner vers le monde. VivaTech a ainsi créé cette année un tout nouveau prix, visant à valoriser l’écosystème panafricain : les AfricaTech Awards, co-organisés avec la Société Financière Internationale (SFI), qui récompensent les startups les plus innovantes dans les secteurs de la Climate Tech, la Health Tech et la FinTech en Afrique.